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Nicolas Vélimirovitch (Saint Nicolas de Jitcha)

Publié le par Christocentrix

Peut-être avez-vous lu les textes sur ce blog (catégorie : "la Foi") intitulés "Question", "Larme", (titres imaginés car en fait ils n'ont pas de titres et seulement un numéro) et vous êtes-vous demandé qui en était l'auteur?  
L'auteur est ni plus ni moins qu'un saint ( Nicolas de Jitcha - de son vrai nom : Nicolas Vélimirovitch).
Je vais emprunté quelques éléments biographiques présentés par Jean-Claude Larchet dans son introduction à Prières sur le Lac de Nicolas Vélimirovitch  (et traduites du serbe par Zorica Terziç) pour vous présenter cet homme exceptionnel, ce saint, qui fut aussi un auteur admirable. Ces Prières sur le Lac ont été éditées par L'Age d'Homme en 2004.
"[...]C'est au monastère Saint-Tikhon à South Canan (U.S.A) , dans la modeste chambre qu'il occupait, que Monseigneur Nicolas Vélimiroviç s'endormit dans le Seigneur, le dimanche 5 mars 1956 au petit matin.

Ses obsèques furent célébrés à la cathédrale Saint-Sava de la ville de New York, puis son corps fut transféré au monastère de Saint Sava à Libertyville (qu'il avait fondé lors de son premier séjour aux État Unis). On l'ensevelit près de l'autel de l'église, en présence de nombreux fidèles orthodoxes.

À l'annonce de sa mort, les cloches de nombreux monastères et églises retentirent en Serbie, et des pannychides et des offices à sa mémoire furent célébrés pendant quarante jours. La dernière volonté de Monseigneur Nicolas était d'être enterré dans sa chère
« patrie », « là où il avait appris l'alphabet », c'est-à-dire au monastère Celije près de Leliç, son village bien-aimé.


Le Père Justin Popoviç fut le premier en Serbie à parler publiquement de Monseigneur Nicolas comme d'un saint, en particulier lors des pannychides annuelles célébrées à Leliç, tandis que l'évêque de l'Église russe hors-frontières aux États-Unis, Monseigneur Jean Maximovitch, l'appelait, déjà en 1958, « le Chrysostome de notre époque, un grand homme saint et un Maître universel de l'Orthodoxie ».

La vénération croissante du peuple serbe à l'égard de Monseigneur Nicolas amena l'Église serbe à adresser au Gouvernement américain, par l'intermédiaire du neveu de Monseigneur Nicolas, Tiosav Velimiroviç, magistrat à Belgrade, une demande pour que ses reliques fussent rapatriées en Serbie. Celles-ci furent transférées le 3 mai 1991 et accueillies à l'aéroport de Belgrade par Sa Sainteté le patriarche Paul et de nombreux évêques, prêtres, moines, ainsi que par le peuple. Un accueil semblable, en présence d'un nombre plus grand de fidèles, eut lieu en l'église Saint-Sava à Belgrade (du 3 au 5 mai 1991), puis au monastère de Ziça (du 5 au 12 mai 1991). De là les reliques de Monseigneur Nicolas furent transférées à Leliç, son village natal et déposées en son église, où elles reposent aujourd'hui.

Le 18 décembre 2002, la veille de la Saint-Nicolas, les reliques de Monseigneur Nicolas furent de nouveau transférées à Ziça, où une foule immense vint se recueillir et lui rendre hommage jusqu'au jour de la Saint Étienne (le 09 janvier 2003).


Ce transfert se fit à l'occasion d'une série de célébrations à la mémoire de Monseigneur Nicolas, organisées au monastère de Ziça et à Kraljevo. L'un des moments forts de ces célébrations fut un symposium international organisé par Monseigneur Athanase Jevtiç, et auquel participèrent douze métropolites et évêques, de nombreux higoumènes, moines, moniales et représentants du clergé, ainsi que diverses personnalités venues de toutes les régions de l'ex-Yougoslavie, mais aussi des États-Unis, de Russie, de France, de Géorgie et de Palestine. Vingt-cinq communications présentèrent divers aspects de la vie, de la personnalité et de l'oeuvre de Monseigneur Nicolas. Les principales d'entre elles ont été réunies dans un très beau volume commémoratif, comportant par ailleurs une biographie de Monseigneur Nicolas, plusieurs de ses oeuvres, des documents et des témoignages le concernant, de nombreuses photos ainsi que les reproductions de la plupart des icônes et fresques répandues à travers le monde qui le représentent.

À la fin de ce symposium, des voix s'élevèrent pour exprimer le souhait que Monseigneur Nicolas soit officiellement canonisé et que sa sainteté soit ainsi proclamée au sein de l'Église orthodoxe universelle.

Considérant le fait que Monseigneur Nicolas était depuis plusieurs décennies vénéré par tout le clergé et tout le peuple comme un saint dans l'Église serbe, que des icônes le représentant ont été répandues partout dans le monde et qu'ont été enregistrés depuis son décès de nombreux témoignages de miracles accomplis par lui, l'Assemblée de l'épiscopat de l'Eglise serbe, le 19 mai 2003, proclama officiellement sa sainteté, inscrivant son nom au calendrier en date du 5 mars, jour de son décès, et du 20 avril, jour du transfert de ses reliques des États-Unis en Serbie. La cérémonie solennelle de canonisation eut lieu le 24 mai 2003 en la cathédrale Saint-Sava à Belgrade, au cours d'une liturgie eucharistique célébrée par le patriarche Paul et à laquelle participèrent tous les métropolites et évêques de l'Église serbe.
Tous purent alors répéter solennellement les paroles que le Père Justin Popoviç prononça lors du cinquième anniversaire de la mort de Monseigneur Nicolas: « Merci Seigneur, en lui nous avons un nouvel apôtre ! Merci Seigneur, en lui nous avons un nouvel évangéliste ! Merci Seigneur, en lui nous avons un nouveau confesseur ! Merci Seigneur, en lui nous avons un nouveau martyr ! Merci Seigneur, en lui nous avons un nouveau saint !».


Monseigneur Nicolas Velimiroviç apparaît aujourd'hui comme étant, avec le Père Justin Popoviç, l'une des personnalités les plus fortes, les plus saintes et les plus rayonnantes de l'Église serbe au XXème siècle.

Au milieu des tragédies que vécut la Serbie au XXème siècle, il fut pour elle un soleil qui lui donna lumière et chaleur, la guida, la réconforta, lui redonna la vie et le dynamisme spirituels dont elle avait besoin. Beaucoup n'ont pas hésité à considérer la présence et l'action de Monseigneur Nicolas comme un véritable miracle, et à voir en lui un nouveau saint Sava.

Le Père Justin Popoviç écrivait en 1922 :
« Avant l'époque où il est apparu, nous étions désespérés : l'aspiration de notre âme au Christ était en train de s'engourdir, de flétrir, et elle commençait à mourir. À partir du moment où il est apparu, nous avons tremblé de joie : notre âme qui aspirait au Christ revint en lui à la vie, elle ressuscita et fut régénérée. L'aspiration fervente de Ratsko (prénom civil de saint Sava) pour le Christ avait fait sa demeure en lui et s'était enflammée en un colossal incendie, et il a brûlé dans cet incendie, il a brûlé comme un holocauste sacrificiel pour toute l'humanité. Il est alors devenu notre optimisme, notre optimisme dans l'obscurité des jours de notre présent désespéré. Nous pouvons témoigner d'un miracle grand et rare, d'un signe des temps miraculeux et saint : l'éternité bénie de la Sainte Trinité qui avait jeté l'ancre la première fois sur Ratsko, faisant de Ratsko l'assoiffé du Christ, a jeté l'ancre une seconde fois sur l'Évêque Nicolas, faisant de Nicolas l'assoiffé du Christ Nicolas le porteur du Christ. De l'époque de saint Sava jusqu'au temps présent, notre Orthodoxie n'a pas eu de confesseur de la foi plus éloquent et plus puissant que l'Evêque Nicolas. Nos descendants, désormais optimistes, seront captivés par une admiration à son égard remplie de prière, tout comme nous l'avons été à l'égard de saint Sava. Nos descendants seront émerveillés, et ils se lamenteront de n'avoir pas vu de leurs propres yeux ce que nous-mêmes voyons, et de n'avoir pas entendu de leurs propres oreilles ce que nous- mêmes entendons. Pour eux, comme pour beaucoup d'entre nous, il sera le foyer vers lequel ceux qui ont été gelés par le scepticisme et le manque de foi viendront se dégeler et se réchauffer ».

On notera le caractère prophétique de ce texte écrit à une époque où Monseigneur Nicolas n'était évêque que depuis quelques années et n'avait déployé qu'une très petite partie de l'activité qu'il allait déployer jusqu'à la fin de sa vie.

Mais Monseigneur Nicolas est apparu très tôt comme une personnalité charismatique, dont la grâce rayonnante exerçait sur tous ceux qui le voyaient, l'écoutaient et le lisaient, une séduction puissante. Cette séduction n'était pas celle d'un gourou, car elle ne tournait pas à sa propre glorification et à son propre profit, mais imprimait en ceux sur qui elle s'exerçait un mouvement de retour et élévation vers Dieu. Les charismes de Monseigneur Nicolas étaient sans doute en partie liés à ses capacités et talents personnels, mais dans la mesure où les avait mis au service de Dieu et où ils avaient dès lors été transfigurés par Lui et habités par Sa grâce pour être l'instrument de celle-ci ; mais ils étaient avant tout l'expression de sa sainteté personnelle, reçue comme un don de Dieu en réponse à une vie d'ascèse et de prière, menée non seulement avec un grand zèle, mais avec une grande pureté intérieure, dans la pénitence, l'humilité et l'amour de Dieu et du prochain.  
                                                                         (extrait de la présentation de J.C Larchet) 

Vous pouvez vous reporter à l'ouvrage cité pour des renseignements plus complets sur la vie et l'oeuvre de Nicolas Vélimirovitch et découvrir la centaine d'admirables Prières sur le Lac traduites en français par Zorica Terziç. Vous tiendrez là non seulement un chef-d'oeuvre de la spiritualité chrétienne, mais un chef-d'oeuvre de la littérature universelle, dont le style rappelle et égale celui d'Ainsi parlait Zarathoustra de Nietzsche.

 

Voir aussi sur ce blog, un compte-rendu de "la Foi et la Vie selon l'Evangile", une des oeuvres traduites de Nicolas Vélimirovitch. http://christocentrix.over-blog.fr/article-la-foi-et-la-vie-selon-l-evangile-40201893.html


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question

Publié le par Christocentrix


Celui qui est attendu est venu, et viendra encore, et vous, vous dites : « Qui nous prouvera que c'est Lui Dieu ?»

Je vous le demande, frères obscurs, et répondez à ma question : si vous aviez commandé à Dieu de venir sur la terre, comment auriez-vous aimé Le voir ?

 

« Nous aurions aimé Le voir comme un homme, plus beau que tous les fils des hommes, plus puissant en paroles que tous les fils des hommes et plus puissant en oeuvres que tous les fils des hommes. Nous aurions aimé Le voir splendide comme le fils du roi ; pas orgueilleux mais doux comme un agneau ; qui viendrait sous nos toits, mangerait et boirait avec nous, et partagerait tout avec nous, excepté notre impuissance et notre péché. »


Alors je vous dis : vous avez prouvé vous-mêmes que Dieu a été parmi nous.

 

« Nous aurions aimé Le voir comme un homme, bien qu'Il se manifeste dans tout corps. Et quand Il parle, qu'Il parle avec puissance comme nul homme n'a jamais parlé. Quand Il marche dans ce monde, qu'Il ne marche pas comme un mercenaire et un esclave, mais comme un maître. Que l'eau et les vents Lui obéissent, que les hommes Le suivent, que les esprits mauvais Le fuient. Qu'Il soit utile à l'homme tous les jours : qu'Il console les affligés, qu'Il guérisse les malades, qu'Il ressuscite les morts. C'est un Dieu comme celui-là que nous aimerions parmi nous. »


Alors je vous dis : vous avez prouvé vous-mêmes que Dieu a été parmi nous.

 

« Nous aurions aimé qu'Il vienne à nous non comme un roi, avec des richesses qui se dissipent, une armée qui s'anéantit et un lustre qui se ternit ; non comme un roi mais plus grand que les rois.
« nous aurions aimé qu'Il vienne à nous, non comme un simple prophète, mais comme celui qui a été annoncé depuis le commencement des temps, qui aurait osé dire qu'Il est plus âgé que le temps ; et qui nous aurait prophétisé ce qui sera à la fin et après la fin des temps. Et nous aurions aimé qu'Il vînt à nous non comme un prêtre, mais comme un archiprêtre, en qui se mirent les trois en un : Dieu, le prêtre et la victime. C'est un Dieu comme celui-là que nous aurions aimé voir Se manifester parmi nous. »


Alors je vous dis : vous avez prouvé vous-mêmes que Dieu a été parmi nous.


« Nous aurions aimé qu'Il vienne vite et qu'Il reparte, car nous n'aurions pas pu L'accepter longtemps. Même une fois reparti, nous aurions aimé que sa parole résonne à travers le temps et l'espace, sans fin et sans limite, et que, enflammée par Ses pas, la terre brûle d'un feu céleste jusqu'à ce qu'elle dure. »


Alors je vous dis : vous avez prouvé vous-mêmes que Dieu a été parmi nous.

Celui qui est attendu est venu parmi les hommes, tel que les hommes ne peuvent justement que Le désirer, et bien meilleur encore, et plus fort, et plus beau, tandis que les hommes, disaient alors aussi :« Qui va nous prouver que c'est bien Dieu ?»

 

Celui qui est attendu viendra encore, mon âme, comme le dragon de feu Il viendra Se poser, et si tu ne Le reconnais pas, Il s'envolera et plus jamais tu ne Le verras. Lève-toi, mon âme, et ne dors pas mais veille. Et renforce en toi l'image de Celui qui est attendu, tel qu'Il est, afin de Le reconnaître quand Il viendra.

Que les images de tous les mondes sortent de toi, et que Son image te remplisse tout entière, de l'est à l'ouest et du nord au sud. Afin que tu Le reconnaisses quand Il viendra.

Car tel le dragon de feu, Il viendra et repartira, et toi, tu somnoleras et tu diras : « Qui me le prouvera ?»


Si tu ne te le prouves pas toute seule, nul ne te le prouvera.

Si ta vie éternelle ne te le prouve pas, c'est ta mort éternelle qui te le prouvera.




 

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larme

Publié le par Christocentrix


Toute chose m'effrayait, quand j'étais enfant, mais je plains toute chose depuis que j'ai grandi.

Toute chose me semblait plus forte que moi quand j'étais enfant. Maintenant, je me sens plus fort que tout et je plains tout.

Car j'ai appris à me tenir près de Toi, mon Seigneur, qui es entouré d'armées éternelles comme d'une montagne de pins. Et de Toi je croîs comme l'arbre de la montagne.

Je prenais chaque chose pour maître quand j'étais enfant, et j'ai fait avec chacune un bout de chemin. Et j'ai appris l'impuissance et la mort, et la plainte vers Toi.

J'ai cherché la chose la plus forte, afin de m'y accrocher et de me sauver du changement et des hésitations. Mais mes yeux ne l'ont pas vue, mes oreilles ne l'ont pas entendue, et mes pieds ne l'ont pas foulée. Le temps élève tous ses enfants pour qu'ils se battent avec lui, et pour que, tout en plaisantant, il les torde, les brise et arrache leurs racines, se moquant de la peur et de l'effroi des mortels.

Je me suis accroché aux fleurs et j'ai dit : par leur beauté elles sont plus puissantes que moi. Mais quand est venu l'automne, les fleurs ont dépéri sous mes yeux, et je n'ai rien pu faire pour elles ; alors, en larmes je me suis retourné, et je me suis agrippé à un grand arbre.

Mais quand est venu son terme, l'arbre s'est arraché de ses racines et s'est abattu sur la terre comme une armée vaincue. Alors en larmes je me suis retourné, et je me suis agrippé à la pierre. Elle est plus forte que moi, me suis-je dit ; près d'elle je suis en sécurité.

Mais quand est venu son terme, la pierre s'est effritée en cendre sous mes yeux, et le vent l'a emportée, et en larmes je me suis retourné et je me suis agrippé aux étoiles. Les étoiles sont plus fortes que tout, me suis-je dit, je me tiendrai à elles, et je ne tomberai pas.

Or, quand j'ai enlacé les étoiles et que je suis entré avec elles dans le murmure secret, j'ai entendu le gémissement des mourants, et en larmes je me suis retourné et je me suis agrippé aux hommes. Les hommes marchent droit et librement, me suis-je dit, la force est en eux, je me tiendrai à eux pour ne pas tomber.

Mais quand est venu le terme, j'ai vu même les plus forts parmi les hommes qui, désemparés, glissaient le long de la glace du temps dans le gouffre sans voix, et me laissaient seul.

J'ai regardé autour de moi dans tout l'univers et je me suis dit : tu es plus fort que tout, je me tiendrai à toi ; garde-moi de glisser dans le gouffre sans voix. Et j'ai reçu cette réponse : « Je sombrerai aussi ce soir dans le gouffre aphone, et demain, à ma place, un autre univers sera. C'est en vain que tu te lies à moi, ton compagnon impuissant. »

De nouveau je me suis tourné vers les hommes, les plus sages parmi les fils des hommes, et je leur ai demandé conseil. Mais ils se sont querellés en me donnant des réponses, jusqu'à ce que la mort fasse un signe de la main et impose le silence parmi les querelleurs.

De nouveau je me suis tourné vers les hommes les plus enjoués parmi les fils des hommes, et je leur ai demandé leur avis. Comme s'ils pouvaient me donner un avis, eux qui pensent avec la chair ! Ils ne m'ont pas pris au sérieux et s'en sont amusé, jusqu'à ce que la mort lève son bâton et couvre leur langue de moisissure.

De nouveau je me suis tourné vers les hommes, vers ceux qui m'avaient donné le jour et installé parmi les choses, et je leur ai demandé. Leurs visages ridés ont blêmi ; leurs yeux se sont troublés ; et ils ont balbutié : « Nous sommes nés dans l'ignorance, dans l'ignorance nous t'avons donné le jour, et avec toi nous avons partagé notre ignorance. »
De nouveau je me suis tourné vers les hommes, vers mes amis, et j'ai dit : et vous, mes amis, qu'en pensez-vous ? Et ils se sont tus longuement, puis ils ont levé timidement les yeux et ont dit : « Nous voulions depuis longtemps te le demander : qu'en penses-tu, toi ?»

Et quand j'ai frappé à la dernière porte aussi, afin de demander, la porte s'est ouverte et j'ai vu un mort que l'on sortait.

Quand il n'y a plus eu de porte où frapper, les larmes aussi se sont taries, et une peur intense a planté ses griffes dans mes os.

Il s'est trouvé une larme encore qui a dégringolé au fond de mon âme. Et vois, une porte inconnue, à laquelle a frappé cette dernière larme, s'est ouverte, et Tu es apparu, mon Roi, tout entouré d'armées éternelles comme d'une montagne de pins dans une flamme qui ne brûle pas.

Et la lumière a vibré comme une harpe polyphonique, et je L'ai entendu dire : « Je suis Celui que tu cherches. Tiens-t'en à moi. Mon Nom est : Je suis. »

 

 

 

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