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Histoire des religions et religion du salut. (Cardinal Jean Daniélou)

Publié le par Christocentrix

"Quand on étudie les grandes religions non chrétiennes, Hindouisme, Islamisme, Confucéisme, on rencontre un problème qui ne peut être esquivé, celui de la confrontation de ces religions et du Christianisme. C'est cette question décisive que nous voudrions aborder. Le sujet est donc strictement défini. Il ne s'agit pas de préciser en quoi consistent ces diverses religions, ni non plus de donner un exposé du Christianisme tel qu'il est en lui-même, mais de voir comment nous pouvons nous représenter sa relation avec les autres religions. Le problème paraît important à l'heure présente. De toutes parts, livres et revues mettent à notre disposition les chefs-d'oeuvre religieux de l'Inde, de l'Islam ou d'Israël. Par ailleurs, nous sommes amenés à côtoyer chaque jour des représentants de ces grandes religions. Que nous lisions les livres ou que nous rencontrions les personnes, nous sommes frappés souvent de la haute qualité religieuse qui nous est présentée. Mais cela n'est pas sans susciter souvent en nous et autour de nous un certain trouble. La rencontre de telle spéculation hindoue sur trois divinités ou sur le symbolisme de la croix nous pose la question de la relation éventuelle de ces doctrines avec la Trinité chrétienne ou de la croix de Jésus-Christ. Le bienfait que nous ressentons à lire tel mystique hindou ou musulman nous inquiète sur la spécificité des mystiques chrétiens et parfois nous serions tentés de dire avec Simone Weil : « En fait, les mystiques de presque toutes les traditions religieuses se rejoignent presque jusqu'à l'identité ». Mais, avec tout cela, où est la transcendance du Christianisme? Et si nous restons persuadés de celle-ci, sommes-nous capables de nous la justifier à nous-même? Il importe donc de dégager la vraie nature de cette transcendance.

Deux attitudes, ici, seraient fausses. L'une est celle qui ne verrait dans les religions non chrétiennes que de grossières superstitions ou des spéculations sans portée. Nous devons rendre justice aux valeurs religieuses qui s'y trouvent. « L'Eglise, a écrit le Pape Romain Pie XII dans l'Encyclique Divini praecones, n'a jamais traité avec mépris les doctrines des païens, elle les a libérées de leurs erreurs».

Il n'est pas nécessaire, disait Péguy, de rabaisser Sévère pour exalter Polyeucte. Nous n'avons pas besoin de déprécier les religions non chrétiennes pour montrer la grandeur du Christianisme. Au contraire, il nous apparaîtra d'autant plus grand que nous aurons d'abord donné toute leur stature aux réalités qu'il dépasse.

Mais il est une autre attitude, et qui est plus dommageable. Nous voyons aujourd'hui, de tous côtés, la transcendance du Christianisme contestée ou minimisée et les frontières qui le séparent des autres religions se faire incertaines. Les uns le rattacheraient à une « tradition religieuse » dont il ne serait qu'une branche - et non pas sans doute la plus essentielle. D'autres y verraient seulement un moment de l'évolution religieuse de l'humanité issu des formes religieuses antérieures et peut-être destiné lui-même à faire place à des religions de l'avenir. Dans une autre ligne, certains seraient portés à penser que les dogmes sont d'importance seconde et que l'on peut, dans toutes les religions, atteindre la seule réalité qui est « l'expérience spirituelle ». D'autres enfin nous diraient, en présence du matérialisme qui monte, de laisser les différences qui séparent, pour unir les « forces spirituelles » dans un effort commun.

Il est clair que toutes ces conceptions sont pour nous inacceptables. Mais nous les rencontrons autour de nous ; quelquefois elles nous imprègnent et, souvent, nous ne savons pas quoi y opposer. Il est donc nécessaire de poser clairement le problème et, en rendant justice à la valeur des religions païennes, de voir en quoi le Christianisme les dépasse.

Le premier trait qui caractérise le Christianisme est qu'il est essentiellement la foi à un événement, celui de la résurrection du Christ. Cet événement constitue une irruption de Dieu dans l'histoire qui modifie radicalement la condition humaine et constitue une nouveauté absolue. Or ceci distingue complètement le Christianisme de toutes les autres religions. C'est là ce que méconnaît René Guénon quand il réduit le christianisme à n'être qu'une des formes de la tradition originelle. Il en évacue précisément tout ce qui en fait l'originalité. Les grandes religions non chrétiennes affirment l'existence d'un monde éternel qui s'oppose au monde du temps. Elles ignorent le fait d'une irruption de l'éternel dans le temps qui donne à celui-ci consistance et le transforme en histoire. Ceci est vrai des doctrines anciennes de la Grèce, qu'il s'agisse du monde platonicien des idées ou de l'éternel retour des stoïciens. Mais je m'attacherai ici de préférence aux religions aujourd'hui vivantes. Pour ce qui est des religions primitives, Mircea Eliade a observé « leur révolte contre le temps concret, leur nostalgie d'un retour périodique au temps mythique des origines ».  Le but des rites religieux est précisément de soustraire à la dégradation du temps profane en participant à l'éternité du temps primordial. Ils constituent ainsi « une abolition du temps par l'imitation des archétypes et par la répétition des gestes paradigmatiques. Un sacrifice non seulement reproduit exactement le sacrifice initial révélé par un dieu dès l'origine, mais encore a lieu en ce même moment mythique primordial ».

Il en résulte que l'événement singulier ne peut avoir aucune réalité et que l'histoire ne peut apporter rien de valable. Seul ce qui se répète est réel : « La réalité s'acquiert exclusivement par répétition ou participation : tout ce qui n'a pas de modèle exemplaire est dénué de sens, c'est-à-dire manque de réalité. » Et l'acquisition de cette réalité consiste précisément dans l'abolition du temps profane. « Aucun événement n'est irréversible, aucune transformation n'est définitive. Dans un certain sens on peut même dire qu'il ne se produit rien de neuf dans le monde ».

On voit combien ceci est en opposition radicale avec la conception chrétienne de la valeur éminente et de la nouveauté totale de l'événement singulier de l'Incarnation qui est une donnée irréversible.

Dans les religions de l'Inde, la dépréciation du temps est peut-être plus accusée encore, bien que sous un mode différent. L'hindouisme construit une doctrine du temps. C'est la célèbre conception des yugas, des cycles cosmiques. Les yugas se déploient selon un ordre régulier. Mais ce caractère progressif est finalement illusoire, car la suite des yugas aboutit à une destruction suivie d'un recommencement. Et ce caractère cyclique du temps lui enlève son irréversibilité. Nous retrouvons le perpétuel retour, avec ses destructions et ses créations périodiques. Dès lors, comme le remarque Eliade, « dans la perspective du Grand Temps, toute existence est précaire, évanescente, illusoire. L'histoire s'avère éphémère, en quelque sorte irréelle. L'existence dans le temps est ontologiquement une inexistence ». Dès lors, il ne s'agira même plus, comme dans les religions primitives, de régénérer le temps profane à la source du temps primordial, mais proprement de sortir du temps. Toute la technique hindouiste des yogas a précisément pour objet cette sortie du temps, non pas seulement par la prise de conscience de son irréalité, mais par un effort effectif d'extase intemporelle. Ici encore on aboutit à une perspective entièrement contraire à celle que la révélation biblique propose. Loin que le temps soit irréel et mauvais, il est pour la religion prophétique le lieu du dessein de Dieu à l'intérieur duquel s'édifie le corps du Christ. Et comme nous le verrons plus loin, ceci entraîne deux conceptions opposées de l'extase.

Il est plus étonnant qu'il en soit de même pour l'Islam, qui se rattache à la révélation biblique. C'est pourtant un fait - et qui montre bien le caractère régressif qui est le sien. Dans un article remarquable, Joakim Moubarac a montré que la conception essentielle de l'Islam était celle d'un monothéisme primitif toujours en voie de corruption et que des prophètes successifs, Abraham, Jésus, Mahomet, viennent restituer dans sa pureté originelle. Ici encore le temps est pure dégradation et il ne s'agit jamais que d'un retour à une perfection primitive. Il en résulte ce que M. Massignon a appelé l'instantanéisme : « La pensée musulmane ignore la durée continue et n'envisage que des atomes de temps, des instants (ânât) ».

Cette conception n'est pas sans contenir une part de vérité. Elle correspond à un ordre de réalité qui est celui de la religion naturelle. Cette vérité est celle dont les paganismes nous gardent les vestiges à travers leurs déformations. C'est à elle que fait allusion l'Epître aux Romains quand elle nous dit que « les réalités invisibles de Dieu sont connues depuis les origines du monde à travers les choses visibles » (Rom., I, 20). C'est cette révélation de Dieu â travers la répétition du cycle saisonnier où les Actes des Apôtres nous montrent le témoignage que Dieu a donné aux païens (Act., XIV, 16). Sur le plan naturel nous croyons à une nature permanente des choses. Nous ne croyons pas à un évolutionnisme qui en modifie l'essence. Et nous sommes en cela avec Guénon. Mais précisément le Christianisme constitue un ordre de choses différent. Avec lui il y a vraiment nouveauté, car il se présente à nous comme le fait d'une irruption de Dieu dans l'Histoire. Le Christianisme est d'abord un événement historique, l'Incarnation de Jésus-Christ. Et ceci nous montre que l'essentiel de la révélation chrétienne n'est pas de nous faire connaître l'existence d'un Dieu - d'autres religions l'ont connu, - mais de nous montrer un Dieu qui agit dans le temps, qui pénètre dans l'histoire des hommes, dont les interventions constituent des actes décisifs. De la création à la résurrection de Jésus-Christ, en passant par l'élection d'Abraham, la révélation chrétienne est celle d'une histoire sainte, l'histoire des mirabilia Dei. La Bible est le document de cette histoire. Et il est remarquable que, seul de tous les Livres sacrés, celui des chrétiens soit une histoire et non un exposé de doctrines.

Nous avons dit que le christianisme était la foi à une intervention de Dieu dans le monde en Jésus-Christ. Nous en venons maintenant à une seconde affirmation, à savoir que seule cette action de Dieu peut sauver l'homme, c'est-à-dire qu'il n'y a de salut qu'en Jésus-Christ. C'est ce que méconnaît l'une des positions syncrétistes que nous avons énumérées tout à l'heure, celle qui estime que les mystiques de toutes les religions se rejoignent jusqu'à l'identité. La largeur de cette vue séduit certains esprits, qui l'opposent à l'intransigeance chrétienne. Mais en affirmant que les mystiques de toutes les religions sont semblables, elle revient à dire que ce qui sauve est l'effort ascétique de détachement et d'union à Dieu et non pas l'efficacité de la croix de Jésus-Christ. Nous sommes ici encore en présence d'une opposition radicale. Qu'on entende bien ce que nous voulons dire. Il ne s'agit aucunement de déprécier les exemples de vie intérieure et de détachement que nous rencontrons dans les religions non chrétiennes. La Chine nous apporte avec la doctrine de Confucius d'admirables règles de sagesse pour les relations entre les hommes. L'Inde nous offre l'exemple d'un peuple qui a toujours vu dans l'ascèse et la contemplation le plus haut idéal. Et on ne peut lire ses maîtres, de l'auteur de la Bhaghavatgita à Aurobindo, sans éprouver le sentiment de l'irréalité des biens terrestres et de la souveraine réalité du monde invisible. On comprend que, dans notre Occident moderne, qui n'est préoccupé que de capter les énergies du cosmos et à qui le marxisme a communiqué l'illusion qu'on peut transformer l'homme en changeant ses conditions matérielles d'existence, la sagesse de l'Inde attire les âmes assoiffées de silence et d'intériorité. Mais il reste que ceci suppose que l'homme puisse parvenir à Dieu par ses propres forces. Or, c'est contre quoi le Christianisme s'inscrit radicalement en faux. Et ceci pour deux raisons.

La première est la réalité du péché originel. Elle signifie qu'il y a une séparation entre l'homme et Dieu, que l'homme ne peut abolir par lui-même. Il est captif du mal et il ne peut se tirer d'affaire tout seul. Il ne suffit pas de dire que l'homme s'est aliéné en se tournant vers le monde extérieur et qu'il suffit qu'il se détourne de la vie du corps pour retrouver la pure spiritualité qui est son être même. Pour le Christianisme, ce n'est pas le corps qui est principe du péché. Mais l'homme tout entier, âme et corps, est séparé de Dieu et Dieu seul peut le libérer de sa captivité, par sa grâce.

La seconde raison est que le Dieu chrétien est absolument inaccessible et que Lui seul peut donc introduire l'homme à cette participation à sa nature qu'est la vie surnaturelle. Pour l'Hindouisme, en effet, ou le néo-platonisme, l'âme est divine par nature et il suffit qu'elle écarte ce qui lui est étranger pour trouver Dieu en se trouvant elle-même. Or cette conception suppose qu'il n'y a pas de distinction radicale entre le Dieu incréé et l'esprit créé. La mystique de l'Inde suppose un certain panthéisme. Au contraire le premier article de la foi chrétienne est la doctrine du Dieu créateur, c'est-à-dire la radicale distinction de Dieu et de l'homme. Dieu seul pourra donc élever l'homme jusqu'à cette participation à Lui qu'est la vie surnaturelle dont la vie mystique est le sommet. Elle est inaccessible à toute ascèse humaine.

Ceci entraîne de multiples conséquences qui font bien voir la singularité du Christianisme.

La première est que l'acte qui sauve est la foi dans l'action salutaire de Jésus-Christ et non l'effort ascétique en lui-même. C'est la doctrine dont saint Augustin s'est fait le grand champion contre Pélage. Ce qui est demandé à l'homme pour être sauvé, c'est de se reconnaître pour pécheur et de s'ouvrir à la grâce de Dieu. L'humilité est la condition essentielle du salut. L'orgueil est le plus grand obstacle et en particulier celui des sages de ce monde. On voit le renversement radical des perspectives qui est opéré. Pour le syncrétisme les sauvés sont les âmes intérieures, à quelque religion qu'elles appartiennent. Pour le Christianisme ce sont ceux qui croient, quel que soit leur niveau d'intériorité. Un petit enfant, un ouvrier accablé de travail, s'ils croient sont supérieurs aux plus grands ascètes. « Nous ne sommes pas de grandes personnalités religieuses, a dit admirablement Guardini, nous sommes des serviteurs de la parole. » Le Christ avait déjà dit que saint Jean-Baptiste pouvait être « le plus grand parmi les enfants des hommes, mais que le plus petit des fils du royaume est plus grand que lui ». Il est possible qu'il y ait dans le monde de grandes personnalités religieuses en dehors du Christianisme, il est même très possible que les plus grandes personnalités religieuses se trouvent en dehors du Christianisme, ceci n'a aucune importance ; ce qui importe, c'est d'obéir à la parole de Jésus-Christ.

C'est dans cette lumière qu'apparaît la différence des mystiques non chrétiennes et de la mystique chrétienne. Pour les premières l'union à Dieu est le terme d'une ascèse par laquelle l'âme se dépouillant de ce qui lui est étranger, retrouve sa pure essence, qui est Dieu même. L'accent sera donc mis sur les techniques ascétiques : exercices de recueillement, unification de l'âme, etc... Il arrive que les mystiques chrétiens utilisent ces méthodes. Mais elles sont toujours secondaires. Et elles ne sont jamais suffisantes. Le Dieu chrétien est en effet un Dieu vivant et transcendant qu'aucune technique ne saurait capter. Il se communique librement, quand et comme il veut. L'expérience mystique n'est conditionnée par aucune technique. Aussi la grâce de Dieu frappe Paul sur le chemin de Damas, envahit l'âme de Marie de l'Incarnation, roulant des tonneaux sur les quais de la Loire. Elle n'a d'autre source que la souveraine liberté de l'amour divin. Ce qui dispose l'âme à le recevoir, ce sont moins des exercices psychologiques que les attitudes religieuses qui rendent l'âme agréable à Dieu. C'est d'abnégation de la volonté propre, de conformité au bon plaisir divin que parlent les mystiques chrétiens. Et c'est pourquoi aussi les grâces mystiques ne seront aucunement liées aux formes de la vie contemplative, à des conditions extérieures de silence et de recueillement, mais se rencontreront aussi chez des apôtres en pleine action. Ainsi François-Xavier, sur le navire qui le porte en pleine tempête vers le japon, est inondé des joies célestes.

Nous pourrions présenter la même opposition sous une autre forme en disant que la différence du Christianisme et des religions non chrétiennes est celle du héros et du saint. Les efforts auxquels se livrent les ascètes de l'Inde sont une chose admirable. Ils représentent ce qu'il y a de plus grand dans l'ordre humain. Mais les saints sont autre chose. Ils sont souvent des êtres humainement lâches et faibles. Ils entreprennent cependant des choses difficiles et qui sont au-dessus des forces de l'homme, mais c'est en s'appuyant sur la force de Dieu. Tels étaient les martyrs des premiers siècles. Tel un Jean de Brébeuf qui déclarait être incapable de se piquer le doigt avec une épingle et qui partait évangéliser les Iroquois en sachant qu'il s'exposait aux pires supplices. C'est pourquoi le saint peut rester humble jusque dans les actes les plus difficiles. C'est pourquoi aussi le martyre et la sainteté sont des preuves de la divinité du Christianisme. Si le témoignage du martyre venait seulement de ce qu'il atteste que le Christianisme a pu susciter un don total, on aurait raison de répondre que d'autres causes en ont fait autant. Ce qui en fait un témoignage, c'est qu'il manifeste une action divine là où précisément il n'y a pas de générosité exceptionnelle. L'héroïsme montre ce que peut l'homme. La sainteté montre ce que peut Dieu. Et c'est pourquoi aucune disposition humaine ne conditionne la sainteté. Elle ne demande que la foi.

C'est là déjà ce qui frappait Origène et Augustin. Le martyre et la sainteté leur paraissaient des preuves éminentes de la transcendance du Christianisme, parce qu'elles étaient l'expression d'une dynamis, d'une force de Dieu agissant dans le monde. Or c'est déjà par là que saint Paul définissait l'Evangile :« Il est, disait-il, une puissance de Dieu pour le salut de tout homme qui croit, du Juif d'abord, puis du Grec ». Et ailleurs : « Notre prédication de l'Evangile ne vous a pas été faite en parole seulement, mais dans la puissance de l'Esprit-Saint » (I Thess., 1, 5). Et nous en revenons ainsi au point essentiel que nous voulions marquer. Le Christianisme n'est pas un effort de l'homme vers Dieu. Il est une puissance divine accomplissant dans l'homme ce qui est au-dessus de l'homme : et à quoi l'effort de l'homme sera seulement une réponse, c'est le second trait de sa transcendance.

Nous avons surtout souligné ici dans le Christianisme son caractère de fait divin. Mais il reste que sa transcendance apparaît aussi sur le plan des doctrines. C'est ce que méconnaît une troisième espèce de syncrétisme, qui croit retrouver les principaux dogmes chrétiens, Trinité, Rédemption, etc... dans les autres religions. Il y a ainsi un certain nombre de rapprochements, dont la superficialité a été montrée bien des fois et qu'aucun esprit sérieux ne peut retenir, mais qui continuent d'être très répandus et de laisser dans beaucoup d'esprits une certaine incertitude qui amenuise la foi.

 

                                             (à suivre dans la deuxième partie.........)

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