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La désacralisation par le christianisme (partie 1)

Publié le par Christocentrix

Depuis une quarantaine d'années, certains théologiens et sociologues ont mis en lumière le fait que la première pensée chrétienne, puis, au-delà, la pensée juive biblique étaient non pas d'abord des religions faisant partie d'un sacré préordonné, mais bien au contraire avaient été des facteurs terriblement critiques à l'égard de tout l'univers sacré païen. On a souligné qu'il n'y avait aucune espèce de concurrence religieuse par exemple, mais bien une volonté de destruction du religieux en lui-même, et une négation concernant tout sacré. Cela peut paraître étonnant dans la mesure où nous sommes accoutumés à penser le christianisme dans le cadre des religions traditionnelles. Il fait partie de l'Histoire des religions, où nous voyons clairement que le christianisme a, en effet, produit des normes sacrées, des rites, des tabous, etc., qui le font entrer précisément dans le cadre du sacré « normal».

Cependant la première analyse n'est pas fausse, et quand, dans l'Église, on va chercher à revenir « aux origines» , par exemple au moment de la Réforme, cela va se traduire par un violent mouvement de désacralisation. La lutte de la Réforme a été presque tout entière centrée sur la volonté de détruire le « sacré » qui avait envahi l'Église catholique (cf. J. Ellul...). Mais il faut surtout retenir les accusations portées contre les premiers chrétiens, dans les plus anciens textes romains qui les concernent où ils sont considérés non seulement comme « ennemis du genre humain », mais aussi comme athées et destructeurs des religions. Les Romains ne vivaient pas du tout le christianisme naissant en tant que nouvelle religion mais en tant que « antireligion ». Leur appréciation était assurément fondée. Ce que les premières générations chrétiennes mettaient en cause, ce n'était pas seulement la religion impériale comme on l'a dit souvent mais toutes les religions du monde connu.

La question que je voudrais soulever ici, c'est précisément comment, à partir de cette première prise de position, fondamentalement critique, l'Église et les chrétiens ont-ils progressivement reconstitué un sacré, des formes religieuses, et une resacralisation du monde. Mais auparavant, il est utile de montrer un peu plus en quoi consistait cette désacralisation.

J. Ellul répond :  "elle s'effectue à deux niveaux, en deux époques différentes, par l'action de la pensée théologique hébraïque et par celle du développement chrétien. Tout le monde sait que dans la Bible juive, dans le Pentateuque ou chez les Prophètes, il y a une violente attaque contre les religions. Trop souvent on l'interprète de la façon la plus élémentaire en estimant qu'il s'agit d'un conflit entre religions. Ce n'est pas du tout la question. En réalité, le combat est mené contre le sacré. Les dieux qui sont refusés, rejetés sont les dieux de la Nature. C'est la déesse de la Lune, c'est le dieu de la reproduction, c'est le dieu du tonnerre, etc. Il s'agit alors de considérer les choses de la nature, ou les forces, comme des choses ou des forces qui n'ont strictement rien de sacré. Dieu n'est jamais dans ces réalités-là, celles-ci sont purement naturelles. L'une des caractéristiques du texte hébraïque, c'est l'abondance des ironies, pour démontrer que les puissances sacrées de la nature n'existent pas. On sait maintenant avec certitude que de très nombreux textes doivent être interprétés dans un sens polémique : lutte contre la sacralisation des forces naturelles. Tout ce qui se passe sur terre ou les astres dans le ciel n'a rien de religieux, de sacré, ce sont des choses simples, et il faut les considérer comme telles. Il n'y a aucun respect particulier à avoir envers elles. Le conflit est mené d'abord contre le sacré cananéen et le sacré chaldéen, en seconde ligne et plus lointain contre le sacré égyptien. Ce qui passe au premier plan, ce n'est pas le « monothéisme» contre un polythéisme (bien entendu cela en fait partie aussi!) mais c'est l'idée, le concept de création à la manière dont il est formulé dans Genèse 1 et 2. Tout est purement et simplement Création. C'est-à-dire objet, chose, qui est issu du Créateur mais qui ne contient rien de son origine divine, qui n'a aucun mystère, qui ne comporte aucune puissance cachée. Le bois c'est du bois, et non la demeure d'un Pan, ou de déesses. L'eau, source ou océan, c'est de l'eau sans plus. La Lune est un «luminaire » pour marquer les temps..." (J. Ellul).


La création biblique est totalement désacralisante parce qu'elle n'est en rien une théodicée. Elle ne présente pas une aventure considérable des dieux, qui ont des aventures, qui se battent, qui fabriquent avec effort les choses du monde et y restent toujours présents. La déesse des eaux fécondante et créatrice est toujours dans toutes les eaux... Au contraire le récit (polémique) biblique de la création biblique est d'un dépouillement total : Dieu dit un mot, et les choses sont. C'est tout. Ce qui signifie que ce Dieu est vraiment hors du monde, totalement transcendant. Il n'est inclus dans aucune partie de cette création. Il est au-delà. Il y a bien entendu une relation Créateur-Création, relation d'amour mais rien d'autre, aucune relation sacrale ou religieuse. Et une présence dans cette Création de celui qui est le répondant de Dieu : l'homme, qui est le seul médiateur de la Création à Dieu et de Dieu à la Création.

Seul l'homme est « sacré », sa vie est la seule réalité qui dépasse le statut de « chose créée ». Ainsi, à partir de cette forte conception, se mène le combat pour refuser le sacré des fonctions de la Nature ou des choses de la Nature. Mais alors en même temps, c'est le conflit contre le polythéisme puisque celui-ci n'existe que dans la mesure où les dieux sont liés à des réalités naturelles, habitent ce monde. S'ils sont nombreux c'est dans la mesure de la diversité des fonctions, des forces et des objets de la Nature. La Lune n'est pas le même dieu que le Soleil. Mais à partir de la « Création », il y a un dieu et des objets qui n'ont en eux-mêmes aucune valeur supérieure. Dieu est alors vraiment hors du monde, et ce monde est vraiment ramené à sa réalité sans mystère. Il est alors livré aux mains de l'homme qui peut l'utiliser sans se préoccuper d'offenser telle ou telle force sacrée.

Cette désacralisation s'accompagne d'un conflit rigoureux entre le visible et la parole. Le visible, la réalité dans laquelle nous sommes est multiple, c'est l'extrême diversité des choses. Et la tendance de l'homme est alors de se faire une image visible du dieu qui habite ces choses. Il y a des statues sacrées, comme des lieux sacrés, etc... Or, la pensée religieuse juive récuse la totalité des représentations de Dieu. Cela se comprend, si Dieu est totalement différent de sa création, s'il n'y a aucune image de Dieu dans la création, si celle-ci n'est rien d'autre que des objets neutres, alors aucune image ne peut être adéquate à cette transcendance. Dieu est absent du monde. Et à la place du visible (qui est toujours une façon d'être du sacré), la Bible place la Parole comme seule relation avec Dieu. Dieu parle. L'homme parle. Il n'y a rien d'autre.

Cette radicalité est l'expression extrême de la désacralisation. « Personne n'a jamais vu Dieu. », « Tu ne feras aucune image taillée des choses qui sont sur terre, dans la mer, dans le ciel pour te prosterner devant elles et les adorer. » Ce sont les deux formules qui excluent le visible du domaine religieux et sacré. Là aussi, bien entendu, les textes polémiques abondent.

Reste enfin la distinction rigoureuse du sacré et du saint. Bien entendu cette opposition entre sacré et saint existe dans beaucoup de religions (grecque, romaine...voir à ce sujet les travaux de Dumézil, Benveniste, Eliade). Mais les juifs ne s'inscrivent pas du tout dans la même typologie. D'une part, nous l'avons vu, il n'y a aucun sacré, d'autre part ce qui est saint c'est ce qui est « séparé ». Dieu est Saint ce qui veut dire qu'il est radicalement séparé de tout le reste, il est la rupture. Sera saint sur terre ce que Dieu choisit et met à part. Le saint est exclusivement ce qui est séparé de tout le reste parce que Dieu le sépare. Cela n'a donc rien à faire par exemple avec le sanctus, qui est le «sanctionné» par la force divine, ou le sacer. Ainsi l'action spirituelle hébraïque est presque totalement désacralisante.

Presque ! Car on constate très vite dans les faits un «retour du sacré».

"Mais ceci se situe à deux niveaux. Il y a un sacré reconnu, volontaire, spécifique, et puis un sacré involontaire, plus diffus, de contamination pourrait-on dire. Le sacré volontaire, nous le rencontrons dans le fait du maintien des prêtres et des sacrifices. Si l'on avait poussé la logique jusqu'au bout, il aurait fallu supprimer la prêtrise et le sacrifice qui sont des modes de médiation avec Dieu. Il y a dorénavant un intermédiaire entre Création et Créateur. Un monde qui participe du divin. Bien entendu, il y a différence avec le sacré habituel : ce n'est pas une réalité naturelle qui devient sacrée, mais un homme par exemple qui est investi par le Dieu transcendant d'une fonction... cependant celle-ci est très vite interprétée comme sacrée. De même le sacrifice, par exemple, n'est là que pour reconnaître que Dieu est maître de toute chose et que nous lui offrons les prémices pour manifester que nous le reconnaissons pour tel. Mais très vite les sacrifices vont comporter tous les caractères du sacré. Tout n'est donc pas absolument épuré. On n'a pas conduit jusqu'au bout cette logique de désacralisation. Mais le plus important, c'est qu'il y a infiltration du sacré de façon aussi involontaire. Il y a des lieux qui deviennent sacrés. Et spécialement les montagnes, le Mont Carmel, le Sinaï, le mont Garizim, le mont Horeb, le mont Sion... La montagne est le lieu privilégié de la rencontre avec Dieu. Et là où Dieu s'est manifesté va être tenu pour... saint, dit-on, mais pour sacré en réalité. Or, on sait que la montagne est traditionnellement, partout, un lieu sacré d'habitation des dieux. Et, de ce réinvestissement du sacré dans les montagnes, les prophètes se font l'écho avec force quand ils attaquent les cultes rendus sur les Hauts Lieux... », de même la séparation entre Samaritains et Juifs va se faire sur cette réapparition du sacré des montagnes, lorsque les Samaritains voulaient continuer à adorer Dieu sur la montagne et les Juifs exclusivement au Temple".

Mais d'autres lieux deviennent sacrés, et ce sont justement des lieux classiques du sacré : un gué, une source (par exemple le gué de Jabbok où Jacob lutta avec l'ange... Dieu est là...). Ce sacré qui renaît, ou qui se perpétue dans Israël est tantôt un sacré par déformation de la volonté originaire (par exemple les objets du culte au Temple deviennent des objets sacrés) tantôt par contamination, c'est-à-dire que malgré toutes les ruptures à l'égard des peuples environnants, le sacré maintenu par ceux-ci ou bien se perpétue à l'intérieur même de la foi d'Israël ou bien envahit de nouveau le peuple. Ainsi, on voit sans cesse réapparaître l'adoration de la Lune ou de la force de reproduction sous forme du Taureau (que les prophètes par dérision appellent un veau).

Constamment il y aura conflit entre la volonté de désacraliser au profit du seul Dieu absolument différent et la reprise du sacré par une sorte d'impulsion spontanée. On peut ainsi rappeler l'importance de l'Achera, le «pieu» planté, qui n'est pas idole puisqu'il n'est pas sculpté, mais qui apparaît comme une sorte de moyen de concentration de forces telluriques ; constamment les prophètes combattent l'Achera. Enfin il faut rappeler des pratiques qui paraissent magiques (Urim et Tummim, la cendre de la vache rousse, etc.) et qui sont totalement incommensurables avec le Dieu Transcendant, mais qui manifestent le maintien de toute une relation au sacré.

Or, le christianisme naissant, non seulement va entrer pleinement dans le processus de désacralisation de la pensée hébraïque, de sécularisation du monde, mais il va le pousser à l'extrême. Il faut se rappeler par exemple que la doctrine de la Création (chapitres 1 et 2 de la Genèse) qui est bien juive, nous l'avons dit, ne semble pas avoir joué un très grand rôle dans le développement de la pensée juive. En revanche, elle va être totalement au centre de la pensée chrétienne, c'est là que cette doctrine sur le Créateur et la Création va prendre une importance décisive et que l'on va pousser à l'extrême ses conséquences. De même, c'est dans la pensée chrétienne que sera radicalisée la Transcendance, la coupure totale entre Dieu et le Monde, qui ne sera comblée que par l'Incarnation, à partir de laquelle aucun sacré ne peut être développé. Le Dieu chrétien se connaît en Jésus-Christ, et nulle part ailleurs. (Je parle de ce que l'on affirme au 1er siècle, dans les trois ou quatre premières générations chrétiennes : le christianisme des origines.) Hors de Jésus-Christ il est totalement inconnaissable et inaccessible. On ne peut pratiquer au sujet de Dieu, je l'ai dit plus haut, que ce que l'on appellera beaucoup plus tard (du XIIè au XVè siècle) une théologie négative : c'est-à-dire que l'on peut déclarer ce que Dieu n'est pas. Il est impossible de dire positivement ce qu'il est. De ce fait, la condamnation du visible dans le domaine religieux est encore accentuée. Rien ne peut être montré ni du mystère divin ni de la révélation de Dieu. Le dieu chrétien est un dieu caché. Pas plus qu'aucune image de Jésus ne peut être conservée ou imaginée. Il s'agit d'une religion de la Parole seule, et Jésus est lui-même la totalité de la Parole, toujours vive et jamais ritualisée.

Puis le christianisme va rejeter ce qui dans le judaïsme pouvait représenter une survivance du sacré : les sacrifices et la prêtrise. Il n'y a plus qu'un seul et unique sacrifice accompli en Jésus-Christ, et qui non seulement annule toutes les prescriptions sacrificielles juives mais aussi interdit la pratique des sacrifices pour l'avenir. Tout a été accompli sur ce plan. Il n'y a rien à ajouter au sacrifice de Jésus. C'est le thème de toute l'Epître aux Hébreux. Comme aussi bien la suppression d'un corps de prêtres, de médiateurs. Dans les ministères nécessaires à la vie de l'Église cités par Paul, il n'y a justement pas de prêtres. Et quand le mot est prononcé dans le Nouveau Testament, c'est pour dire que maintenant c'est l'ensemble des fidèles qui est devenu un «corps de prêtres ». Tout le monde l'est, donc personne.

Enfin les puissances mystérieuses du monde sont définitivement exorcisées, éliminées, vaincues. C'est un thème essentiel. Il y a dans le monde des «puissances spirituelles », appelées diversement, « trônes, exousiai, dominations... », etc., qui habitent le monde, qui se cachent dans les institutions, dans des hommes, etc., mais tout cela a été détruit, anéanti, par la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Donc, dans ce monde, il n'y a plus de «surnaturel». Il n'y a plus de mystères, plus d'arrière-monde, mais pas davantage de division, de répartition du monde en un sacré d'un côté, un profane de l'autre. Le monde chrétien est tout entier profane. Il n'y a ni lieux ni temps particulièrement consacrés, précisément parce que Dieu est absolument le Tout Autre et que rien dans ce monde ne rapproche de lui, ni rien dans ce monde ne peut être porteur de valeur, de sens, d'énergie ou même d'ordre. La seule énergie nouvelle que l'on reconnaisse, c'est la présence potentielle de Dieu par le Saint-Esprit mais qui est lui aussi insaisissable, inaccessible et inutilisable...

Cette profanation, cette désacralisation, cette laïcisation a été la plus radicale qui ait jamais été effectuée. Et l'on fait souvent remonter à cet événement les origines de la science et de la technique : puisque les choses ne sont que des choses, rien de plus, qu'il n'y a ni divinité cachée dedans, ni puissance mystérieuse, on peut à la fois tenter de les connaître absolument et aussi les utiliser sans limite. Le point de départ étant donc celui-là, la question, historique et sociologique, qui se pose est donc de "se demander comment on arrive dans le christianisme médiéval, et jusqu'à maintenant, à une reconstitution du sacré, à la production d'un sacré chrétien, à une société où le sacré jouait un rôle décisif."(J. Ellul).

 

                                                   (article à suivre dans une deuxième partie...)
                                                                         

                                                                                                                   

Commenter cet article
C
Il faut, dit cet écrivain, "repousser les dieux, tous les dieux". C'est précisément ce que nous ont appris à faire, dès l'origine, les disciples de Jésus. S'ils furent pris pour des athées", ce n'est pas parce qu'ils apportaient un autre dieu : c'est parce qu'ils annonçaient Celui qui est tout autre que les dieux. Ils niaient donc tout ce que les hommes autour d'eux tenaient pour divinité, --tout ce que l'homme, à toute époque, tend à diviniser pour s'adorer soi-même en ses dieux. Seul l'Evangile est le véritable "crépuscule des dieux".
C
Pour l'accusation d'athéisme, c'est anecdotique, comme celle de "ennemis du genre humain"...çà c'est la justification de l'hostilité ou de la répression, à partir d'une mentalité païenne (sacrale). les païens étaient peut-être scandalisés mais c'est bien la désacralisation qui est en cause réellement car les premiers chrétiens ne se présentaient pas, eux, comme athées. Dès le début, le christianisme fut "scandale" pour les juifs et "folie" pour les païens (enfin, au moins pour une certaine caste). Et pour ces derniers, la "folie" est qu'il puisse y avoir Une Vérité...qui ne puisse, par définition, cohabiter avec les erreurs, qu'ils appelaient "sagesse". Mais ce qui est "sagesse des hommes" n'est que folie aux yeux de Dieu. Cà c'est biblique...En somme, un prêté pour un rendu...
C
je crois que tu confonds "antireligion" , "désacralisation"et athéisme.
Il est dit ici que le christianisme primitif s'est présenté comme "antireligion" (par rapport aux religions existantes) et comme désacralisation (au milieu d'une ambiance païenne sacralisée). Du moins qu'il fut perçu comme çà....

Bien qu'en chantier et non terminé, j'ai quand même affiché ce texte parce qu'il fait suite au précédent....sur le "sacré"... et qu'il explique qu'il s'agira de la "resacralisation" par le christianisme à la fin de l'article.
Peut-être la suite de cet article t'interessera aussi...et te fera mieux saisir la première partie.

Pour répondre à ta question : il s'agit ici d'assortiment de textes repris tel quels ou re-présentés à ma façon, enchainés et mis en synergie, et qui laissent apparaître les sources (soit en cours de texte, soit en notes à la fin...). Ce qui permet au lecteur de se reporter aux sources qui sont indiquées à un moment ou à un autre, et d'éventuellement vérifier....ou aller plus loin...
Mon seul souci est de mettre en évidence la pensée de (ou des) l'auteur(s) et non la mienne. Mais bien-sûr, le choix des textes, leur enchainement, leur synergie dans une stratégie réfléchie et pour des objectifs définis et énoncés reste ma part. Comme je l'ai dit : "je n'ai pas de message personnel à délivrer"...mais la volonté d'agir sous le regard de mon Maître et Seigneur, dont je me veux le serviteur appliqué et le plus intelligemment inspiré possible et le plus amoureusement ami.
Tous ces détails pour être sûr de répondre aux différents sens possibles de ta question.

Le textes pour lequel tu as plaçé ton commentaire présentent des travaux de Jacques Ellul, dont les références ont commencé d'être indiquées dans l'article (mais comme il n'est pas terminé, le reste suivra...). Un passage renvoie aussi aux travaux de Dumézil, Benveniste et Eliade (qui sont cités). Pour ce qui est de J.Ellul : se reporter essentiellement à "Les Nouveaux Possédés", "la Parole humiliée" et "La Subversion du christianisme". Les références précises seront données...
La raison du choix d'Ellul est de faire participer un penseur "réformé" qui traite directement ou indirectement de la raison d'être de ce blog.
Ce n'est pas par hasard que cette série d'articles vient à la suite de ceux de "la confusion des langues" (du très libéral et très positiviste A.Besançon) et de ceux "très catholiques" ou "très orthodoxes" qui concourent à démontrer la nature réelle de certaines allégations qui relèvent purement de l'idéologie.