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Patrick Leigh Fermor et son oeuvre

Publié le par Christocentrix

Quelques mots de présentation et quelques photos de P.Leigh Fermor....Ecrivain-voyageur d'origine britannique, il fêta ses 21 ans (en 1936) au Mont-Athos, au cours d'un voyage à travers l'Europe des Balkans et jusqu'à Constantinople et les iles de la mer Egée...dont il a tiré ses récits. 

Durant la 2ème G.M, membre des Forces Spéciales (SOE), il joue un rôle particulier en Crête (voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Leigh_Fermor ), ce qui explique l'uniforme allemand....





















Mais au-delà de la virilité guerrière de cet individu racé, c'est de son oeuvre littéraire dont il sera ici question, et plus particulièrement de ses écrits sur la Grèce.
  -Mani, Travels in the Southern Peloponnese, 1958. Traduction en français : Mani, voyage dans le sud du Péloponnèse, Payot, 1999.





          

           ..." Il décide de se concentrer sur la région perdue du Magne, délaissant les sentiers où déjà piétinent les touristes, pour «situer et décrire les Grecs [...] en examinant les liens qu'ils entretiennent avec leur environnement et leur histoire, et d'aller les chercher dans les régions où les mauvaises communications et l'isolement ont maintenu ces liens relativement intacts».

Une aubergiste de village confie à Fermor que si par hasard un jour, à Londres, quelqu'un lui demande ce qu'est le Magne, il doit répondre que c'est un endroit très chaud où il n'y a rien d'autre que des pierres. C'est sur ce socle austère qu'il construit sa célébration. Le Magne, sa grandeur, sa sauvagerie, son peuple, sa pauvreté («Tout manque»), ses légendes comme moyen de saisir à coeur l'éternité de la Grèce.

Il marche dans les pas d'Homère, fraternise avec des gardiens de troupeau (c'est Ulysse à l'entrée d'une hutte de porcher). Là où il s'arrête, il y a toujours une jeune fille qui lui verse de l'eau sur les mains (la jeune fille ressemble à Nausicaa) et lui tend une serviette propre, toujours une chambre et une table dressée. Cette Grèce hospitalière, silencieuse et retirée, où les sources et les roches sont souvent plus bavardes que les hommes, est le pays de L'Odyssée.

La nuit, les esprits s'éveillent. C'est l'heure de l'ouzo et du vin, des langues déliées. L'ombre est vivante. Priam et ses aînés s'avancent à pas de colombe. Et toi, pêcheur, descends de ta barque et dis-moi comment tu t'appelles. Je m'appelle Paléologue, la grand-mère de mon arrière-grand-mère était une Cantacuzène, je descends des empereurs, et mon sang remonte jusqu'au trône d'Auguste sur le Palatin.

La Grèce va périr, et périr la vieille alliance du peuple et des dieux, piétinée par les légions du tourisme, qui s'approchent avec les bannières rouge et blanc de la force Coca-Cola, à l'abri du veau d'or vert. Fermor recueille le dernier souffle de cette éternité mourante. Dans Mani bat une fois encore le tambour du vieux pays. Extrasystoles d'un coeur divisé, comme si les hommes avaient souvent hésité au vent de l'Histoire entre l'Orient et l'Occident. A qui voulaient-ils confier leur destin? A l'ancienne Sparte? A Venise? A Rome? A Byzance? Aux capitales asiates? Avant de s'en remettre au Christ, à Zeus et à Platon, réconciliés par la foi de la montagne sur le bois des icônes."

( "la Grèce avant la ruée", extrait d'un article de Daniel Rondeau, publié le 20/05/1999 dans l'Express).

Patrick " Mikalis " Leigh Fermor vit désormais en Grèce à Kardamyli (entre Messénie et Laconie). Ami de Bruce Chatwin, il est comme lui un célèbre écrivain-voyageur dont les livres sont considérés Outre-Manche comme des chefs-d’œuvre du genre.
P.Leigh Fermor est entre autres, l'auteur de "Entre fleuve et forêt" (Payot). Un "écolier itinérant" de dix-huit ans quitte l'Angleterre un jour de décembre 1933 avec l'idée de traverser l'Europe à pied, depuis la Corne de Hollande jusqu'au Bosphore et Constantinople. Le Temps des offrandes l'avait laissé sur un pont entre la Tchécoslovaquie et la Hongrie ; le présent volume l'entraîne au coeur de la Transylvanie. Dormant ici à la belle étoile, là dans un château de conte de fées, perdant un jour ses maigres biens pour se retrouver le lendemain couvert de cadeaux, il poursuit sa double aventure : voyage initiatique et découverte de l'âme même d'une Mitteleuropa qui bientôt sombrera dans les ténèbres. "Le journal de marche de Patrick Leigh Fermor est à ranger au rayon des chefs-d'oeuvre de l'humanisme nomade... avant de remettre la clef sous la porte" (Nicolas Bouvier).



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C
<br /> Pour ceux qui ce sont interessés à cet article, à Patrick Leigh Fermor......j'ai trouvé cet article dont voici le lien : http://www.courrierinternational.com/article/2003/04/10/le-paradis-secret-de-bruce-chatwin<br /> <br /> <br />