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russo-corses

Publié le par Christocentrix

un fait peu connu, oublié...cette histoire de russes blancs réfugiés en Corse et qui ont fait souche...

extrait de l'article developpé par :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Accueil_principal

"Les travailleurs russes ont été soigneusement dispersés dans l’île. En janvier 1922, des réfugiés sont officiellement signalés dans 80 communes corses. Le saupoudrage est étonnant : à l’exception d’Ajaccio, qui abrite dans la première moitié des années 20 une communauté d’une centaine de Russes, on observe ailleurs que de faibles concentrations de réfugiés ; tout au plus relève-t-on entre 15 et 20 individus à Bastia en 1924, et 12 à Volpajola la même année. Partout ailleurs, il n'y a jamais plus de dix réfugiés par commune à partir de 1923. Dans beaucoup de villages, « U Russio », comme on l’appelle le plus couramment, est le seul étranger. On signale par exemple un individu isolé au début de 1923 à Zicavo, Grosseto-Prugna, Albitreccia, Guagno, Cargèse, Appietto, Évisa, Letia, Urbalacone, Ciamannacce, Cozzano, Vero, Ucciani, Ota, Cuttoli, San-Nicolao, Penta-di-Casinca, L'Île-Rousse, Corte et Giuncheto.

Au cours des années 20 et 30, les Russes forment la deuxième communauté étrangère de la Corse, derrière les Italiens, et très loin devant toutes les autres. Leur intégration à la nation française s’est faite au cours des années 20 et 30 par la naturalisation. La nationalité française a été accordée de façon très échelonnée. Ainsi, Anatole Popoff devient français dès 1927, Serge Amolsky en novembre 1930, alors que Nicolas Ivassenko doit attendre pour cela le 26 mai 1936. En 1939, le processus de naturalisation est terminé, puisqu’on ne trouve alors en Corse plus que 3 réfugiés russes, lesquels n’ont vraisemblablement pas souhaité devenir français.

À partir de la naturalisation, les réfugiés se dissolvent dans la population de l’île, et la Corse révèle ici sa formidable capacité d’assimilation. Dès la première génération, les Russes ont été non seulement intégrés, mais assimilés par l’île.

D’aucuns affirment que, quelques années après leur arrivée, les réfugiés parlaient beaucoup mieux le corse que le français. Voici comment la fille d’Anatole Popoff décrit son père : Il parlait le corse, avait des amis bergers, aimait le fromage de chèvre et les figues [...]. L’Ukraine était sa terre natale, la France sa deuxième patrie, mais la Corse il l’aimait par dessus tout : il y avait trouvé la paix et le bonheur.

Chose beaucoup plus stupéfiante, en l’espace de quelques années, la religion orthodoxe semble avoir totalement disparu de l’île. Tous les Corses d’origine russe semblent être de confession catholique. Cette spécificité corse peut s’expliquer ainsi : au lendemain de la Grande Guerre, la jeune gent masculine insulaire avait été en grande partie décimée, et les veuves et les filles à marier ne manquaient pas dans ces années-là.

Dans de nombreux cas, les employés russes ont épousé la fille du fermier chez qui ils travaillaient : c’est le cas de Serge Arnolsky à Appietto, ou de Nicolas Ivassenko à Ocana ; au pire, la jeune épousée vient du village voisin, comme pour Anatole Popoff de L’Île-Rousse qui se marie à Monticello. Il était tout simplement inimaginable que leur mariage ne soit catholique : il ne pouvait pas y avoir d’épousailles sans conversion. Les fiancés russes devaient donc se convertir à la confession catholique, sinon le curé refusait de célébrer la cérémonie.

Les Russes ont eu toutes leurs racines coupées, et ont perdu totalement leur identité slave pour finir par devenir de vrais Corses. « Leurs enfants et petits-enfants ont gardé leurs patronymes russes, mais sont corses jusqu’au bout des ongles. Tous parlent le corse, plusieurs sont même des nationalistes convaincus ».

 

l'article entier sur Wikipedia : 

  http://fr.wikipedia.org/wiki/Exode_des_Russes_blancs_en_Corse

voir aussi ce lien :  http://www.aaomir.net/spip.php?article210

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