Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /Déc /2009 22:47

Je reviens avec mon manuel scolaire d'Histoire de France et d'Algérie....en 34 leçons....(rappellons que la page de gauche c'est l'histoire de France et que la page de droite concerne l'histoire de l'Algérie. Les deux pages font partie de la même leçon (même numéro) et présentent la même époque dans les deux pays. Je ne vais pas scanner toutes les pages...Mais je trouve utile de vous présenter les leçons 18, 19, et 20. laissons tomber les pages de gauche qui présentent successivement la France d'Henri IV, de Richelieu, puis du Roi Soleil...mais les pages de droite, aux mêmes époques, nous parlent de l'Algérie Barbaresque... édifiant...

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                                                                                                                                 à bientôt pour la suite....

Par Christocentrix - Publié dans : Leçons de l'Histoire
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Commentaires

Vous êtes quelques uns à rechercher ce livre...qui est devenu rare et une perle de collection. J'ai la chance d'en posseder un que j'ai ramené d'Algérie (j'ai moi aussi été écolier à Tizi-Ouzou au début des années 60 et nous l'utilisions en classe). Je ne m'en séparerait pour rien au monde. Mais surveillez sur internet. je ne peux que vous donner les coordonnés : "histoire de France et d'Algérie", A.Bonnefin et M.Marchand. Cours élémentaire et moyen. Editions Hachette, 1950.
La bénédiction soit sur ceux qui cherchent !
Commentaire n°1 posté par christocentrix le 27/05/2011 à 19h03
je cherche ce livre depuis des année, c'était celui que nous utilisions en classe dans les années 50
Je bénirais quiconque me permettrait de me le procurer
Commentaire n°2 posté par abdallah le 22/05/2011 à 00h01

les captifs d´Alger

(Latifa EL HASSAR-ZEGHARI), Casbah éditions, 2004.

«Ami lecteur, je vous présente ici une œuvre qui ne mérite pas le nom d’histoire ni de roman, mais seulement de simple, naïve, nue et véritable narration ou récit des étranges et divers évènements et rencontres, bonheurs et malheurs qui me sont arrivés au temps de mon voyage, ou que j’ai vu arriver à d’autres, desquels je confesserai ingénument avoir tiré autant ou peut-être plus de profit en peu de temps que de mes études de plusieurs années, et qu’il n’est point de meilleure université que le bain d’Alger pour apprendre le monde à vivre»
Latifa El Hassar-Zeghari, née à Fez et issue d’une famille marocaine, est titulaire d’un D.E.S. de Lettres classiques (option grec) et d’un doctorat de littérature française. Elle a d’abord enseigné à la Faculté des Lettres de Rabat (latin), puis, durant une vingtaine d'années, à la Faculté des Lettres d’Alger (français, latin, grec). Elle a également donné des cours de latin et d’initiation à l’épigraphie latine à l’Institut national d’archéologie et du patrimoine (INSAP) de Rabat. Sa formation classique et son intérêt pour le passé du Maghreb l’ont amenée à l’étude de l’Afrique dite "barbaresque". Les Captifs d’Alger n’en sont qu’une infime illustration.

Commentaire n°3 posté par anonyme (Maroc) le 21/12/2009 à 19h14
Les faits ne sont ni de doite ni de gauche. Ils sont tétus.
Mais à quoi bon discuter avec vous qui semblez croire que la France ne commence qu'en 1789. Vous envoyez la discussion sur d'autres sujets qui ne sont pas le thème du message de départ.
A mon avis votre mal est incurable. Restez donc au lit.
Je ne vous accorde plus le permis de séjour sur ce blog. Et si vous y revenez sans visa, vous serez expulsé sans état d'âme.
Commentaire n°4 posté par christocentrix le 18/12/2009 à 12h47

A Christocentrix

 

     Vous mêlez les notions de «Français», de «Blanc» et de «Chrétien» comme si elles étaient synonymes. Je vous signale qu’il existe, depuis 1905, une loi de Séparation et que la France est une République laïque. Par ailleurs, toutes les données accessibles – par exemple le nombre de séminaristes – font apparaître une déchristianisation massive du pays. Et cela n’épargne pas non plus les protestants.

 

     Je ne vois pas, par ailleurs, en quoi la France devrait être «blanche» (c’est quoi, au fait, être «blanc» ?) pour être «authentiquement» française. Où avez-vous vu, dans la Constitution, les lois ou règlements, un texte quelconque qui définisse un Français selon des critères d’apparence ?

 

     Il est parfaitement possible d’être Français, d’aimer ses paysages, sa cuisine, sa littérature, sa musique, son histoire, ses moeurs… tout en étant trotskiste, gay (ou lesbienne), noir comme du charbon, athée ou musulman…

 

     Dans la Résistance ou les armées de Leclerc, Juin ou de Lattre des gens ont donné leur vie pour la France qui étaient des anarchistes espagnols, des juifs communistes polonais, des musulmans algériens, sénégalais ou marocains. Dans le même temps, les tiroirs de la Gestapo débordaient de lettres de dénonciation de juifs, de réfractaires au S.T.O. et de Résistants, écrites par de «bons Français», bien « blancs », aux noms fleurant bon le terroir, et allant à la messe tous les dimanches…

 

     Qui, des deux, avait mérité le plus de la patrie ?

 

     Les répressions de Madagascar, d’Indochine et d’Algérie ont été menées par des gouvernements socialistes, comportant même parfois des communistes. Et alors ? Que voulez-vous que cela me fasse ? Et, surtout, que voulez-vous que cela prouve ? Parce qu’il s’est trouvé, dans le même temps, d’autres gens, communistes, voire chrétiens porteurs de valises (authentiquement de gauche, ceux-là…) qui, en aidant les colonisés, ont sauvé l’honneur du pays…

 

     Je connais les ouvrages et auteurs que vous citez : comme d’habitude à droite, c’est de l’argutie et du superficiel. J’ai vu aussi Jacques Marseille et l’ai « allumé » à l’occasion d’une conférence qu’il était venu faire dans ma ville…

 

     Et, plutôt que de vous réfugier derrière des auteurs et des diatribes vagues, pourquoi ne m’attaquez-vous pas précisément, au moins sur un des sujets que j’ai abordés ? Auriez-vous peur d’aller au contact, d’avoir des contacts «virils» (pour reprendre un de vos termes) ?

 

     Cela dit, comme midi approche, je m’en vais déguster ma potée auvergnate, dont les effluves me caressent les narines, en arrosant le tout d’un bon vin de Boudes. Et, ce soir, au lit, je me replongerai dans « Le rivage des Syrtes » que, depuis des années, je ne me lasse pas de lire, lire et relire (sans préjudice d’autres auteurs, tout aussi français)…

Commentaire n°5 posté par Ph. Arnaud le 18/12/2009 à 12h31
Quant à mes convictions et sympathies, qu'elles soient philosophiques ou religieuses, littéraires ou politiques, elles sont ouvertement assumées sur mon blog. Ah vraiment quel fin limier vous faites!
Commentaire n°6 posté par Christocentrix le 18/12/2009 à 11h52

Je laisse votre commentaire afin que votre profil psychologique apparaisse en pleine lumière, une fois dénudé de ses pseudo-arguments tiers-mondistes et leurs clichés. Il reste ce qui est parfaitement analysé dans un des livres qu'un lecteur vous a cité (de Pascal Brukner). Je vous recommande le chapitre "tu haïras ton prochain comme toi-même". Votre "haine de soi" se dissimule mal derrière votre "mauvaise" conscience, déjà mal réprimée pour bien-sûr aussitôt m'habiller en "méchant" et en "loup-garou". Est-ce de la fascination ? de la sollicitation ? Permettez-moi de prendre mes distances car je ne peux être le complément de votre masochisme. Vos litanies vous les réciterez en vous fouettant tout seul. Je ne suis pas méchant, seulement un peu taquin pour vous rappelez, par exemple, que la répression d'émeutes à Madagascar fut conduite par le gouvernement socialiste de Ramadier. Je vous épargne des déclarations de Jules Ferry ou de Léon Blum, qui flatteraient trop votre morbidité, car comme je vous l'assure, je ne suis pas sadique....Selon que vous vouliez que çà vous fasse plus ou moins mal, vous pourrez vous auto-persuader que Ramadier (et Jules Ferry et Léon Blum) étaient "d'extrême-droite". Si vous voulez vraiment fantasmer sur moi, vous pourrez lire le reste de mon blog afin d'y trouver de quoi vous flageller à l'envie, mais par pitié, faites-le silencieusement sans nous incommoder de vous gémissements jouissifs.

Si vous voulez entamer virilement une cure d'auto-guérison, vous vous plongerez tout nu dans, entre autres, dans  : "Historiquement correct" de Jean Sévilla (éditions Perrin) ou encore "Mythes et polémiques de l'Histoire" d'un collectif de 25 auteurs sous la direction de Guillaume Bernard et Jean-Pierre Deschodt, éditions Studyrama Perspectives, 2 volumes, 2009. Pour votre convalescence, je vous recommande les travaux de Jacques Marseille. Vous trouverez chez ces auteurs tous les faits, chiffres, analyses et conclusions que vous semblez solliciter et qu'il vous faudra prendre comme amères potions. Mais êtes-vous  sincèrement animé par une quête de vérité ? 
Corrigez vos extravagances et poncifs idéologiques et nous pourrons peut-être discuter valablement. 
Vous voyez, je reste confiant, même si la cure sera dure, de vous voir sortir de vos sentiments anti-français (et sans doute anti-blancs et anti-chrétiens). Autres mots-clés : ethnomasochiste, auto-flagellation, Tiers-mondisme et bovarysme tropical, diabolisation, etc...)

Commentaire n°7 posté par christocentrix le 18/12/2009 à 11h36
A Christocentix

Vous dites "l'anti France". Tiens, tiens ! Lorsqu'on se reporte à Wikipedia, on voit que ce terme est très précisément connoté d'extrême droite, et même daté : c'est celui dont se servait le gouvernement de Vichy pour désigner les communistes, juifs, francs-maçons et étrangers. [Liste à laquelle vous adjoignez les musulmans].

Par hasard, craindriez-vous la confrontation ? Par hasard, douteriez-vous de la solidité de vos arguments ? Parce qu'il faudra vous y faire : l'anti France, comme vous le dites, ira vous débusquer dans tous vos réduits. Qu'est-ce que vous ferez, alors ? Vous cognerez, comme tous les gens à court d'idées ? Vous tirerez dans le tas ?
Commentaire n°8 posté par Ph. Arnaud le 18/12/2009 à 01h10
Le commentaire précédent a été supprimé car ce blog n'est pas le mur des lamentations, ni une tribune pour l'anti-France.
Commentaire n°9 posté par Christocentrix le 17/12/2009 à 22h33

A lire aussi : "le sanglot de l'homme blanc" de Pascal Brukner, collection Points (Seuil), 2002.(l'édition originale date de 1983). Tiers-mondisme, culpabilité et haine de soi. Pour en finir avec la vision doloriste et masochiste.

Commentaire n°10 posté par visiteur le 17/12/2009 à 12h08
Que tout ne soit pas rose dans l'histoire chrétienne ou européenne, et dans l'histoire coloniale, j'en conviens. Ce que je dis c'est qu'on voudrait nous faire entretenir un sentiment de culpabilité, que l'on fasse repentance, et bien-sûr unilatéralement. Matraquage et lavage de cerveau... tout çà pour complaire au politiquement correct, voire au religieusement correct : à des fins bassement victimaires ou mercantiles pour les uns et psychologiquement morbides pour les autres ( auto-flagellation, ethnomasochisme, haine de soi, etc...) Eh bien très peu pour moi. Européen, français, chrétien, et fier de l'être. Si çà peut vous rassurer je regarde avec froideur l'histoire coloniale de mon pays. Ni nostalgie ni sentiment de culpabilité. (ne confondez pas avec la nostalgie personnelle d'une enfance heureuse qui pour moi est effectivement liée à l'Algérie). S'agissant de la colonisation, je ne veux pas tomber dans la légende dorée, mais pas question de tomber dans la légende noire. Globalement positive....comme le fut la colonisation romaine de la Gaule, malgré des massacres.
Certains excès que vous évoquez (et bien d'autres) sont regrettables mais les victimes "officielles" et "correctes" ont suffisamment de pleureuses et de caisses de résonance médiatique et scolaire. Vous permettrez que je préfère parler de celles qu'il est devenu très incorrect d'évoquer et de ne pas partager vos complexes. Mais si vous préférez battre votre coulpe et vous abandonner à des idées "chrétiennes" devenues folles, libre à vous. Moi je n'ai aucune repentance de ce genre et ne demande pardon pour rien. Et je mets même un point d'honneur à entretenir une certaine fierté de ce qu'on m'a transmis et de le transmettre à mon tour, à commencer par mes nombreux enfants. C'est la Grande Santé.
Commentaire n°11 posté par christocentrix le 17/12/2009 à 02h14
A Christocentrix

Vous n'avez toujours pas répondu à la question : et la piraterie chrétienne, largement aussi prospère ? Je vous rappelle que le passage du terme "servus" à celui d'esclave est venu, au Moyen Age, du nombre considérable de prisonniers slaves raflés par les Germains et les Byzantins, c'est-à-dire des peuples chrétiens...

Entendez-vous ces mots, Christocentrix ? Des esclavagistes chrétiens. Pas de vilains arabes ou d'affreux musulmans, mais de bons chrétiens, bien propres sur eux...

J'ai l'impression, à vous lire, que, près de 50 ans après, la décolonisation vous est toujours restée  en travers de la gorge et que vous regrettez le temps béni des colonies. Vous savez, ce temps béni où, lors des Expositions coloniales, on exhibait les indigènes dans des enclos, à côté des cages des singes et des girafes ? Vous savez, ce bon vieux temps où on massacrait, comme de rien 80 000 indigènes à Madagascar ? 
Commentaire n°12 posté par Ph. Arnaud le 17/12/2009 à 00h43
Oui christocentrix, vous avez bien raison de rappeller tout çà car dans ce sens là les médias sont moins prolixes et on attend toujours la repentance !
A ce propos je viens de terminer un excellent ouvrage de Daniel Lefeuvre : Pour en finir avec la repentance coloniale. éditions Champs actuel.
Commentaire n°13 posté par p'tit kokinou d'là-bas le 16/12/2009 à 17h16
Certes...mais là il n'y a pas que la piraterie...mais aussi le traffic d'esclaves....et ce traffic "méditerranéen" on en entend moins parlé. Par contre, il existe sur la question de très sérieuses études.... Robert C. Davis, Christian Slaves, Muslim Masters [Esclaves chrétiens, maîtres musulmans] est un récit soigneusement documenté et clairement écrit de ce que le Prof. Davis nomme « l’autre esclavage », qui s’épanouit durant approximativement la même période que le trafic trans-atlantique, et qui dévasta des centaines de communautés côtières européennes. La côte barbaresque, qui s’étend du Maroc à la Libye moderne, fut le foyer d’une industrie florissante de rapt d’êtres humains depuis 1500 jusqu’à 1830 environ. Les grandes capitales esclavagistes étaient Salé au Maroc, Tunis, Alger et Tripoli.Pendant les XVIe et XVIIe siècles, plus d’esclaves furent emmenés vers le sud à travers la Méditerranée que vers l’ouest à travers l’Atlantique. Certains furent rendus à leurs familles contre une rançon, certains furent utilisés pour le travail forcé en Afrique du Nord, et les moins chanceux moururent à la tâche comme esclaves sur les galères. Ce qui est le plus frappant concernant les raids esclavagistes barbaresques est leur ampleur et leur portée. Les pirates kidnappaient la plupart de leurs esclaves en interceptant des bateaux, mais ils organisaient aussi d’énormes assauts amphibies qui dépeuplèrent pratiquement des parties de la côte italienne.

Quand les pirates mirent à sac Vieste dans le sud de l’Italie en 1554, par exemple, ils enlevèrent un total stupéfiant de 6.000 captifs. Les Algériens enlevèrent 7.000 esclaves dans la baie de Naples en 1544, un raid qui fit tellement chuter le prix des esclaves qu’on disait pouvoir « troquer un chrétien pour un oignon ». L’Espagne aussi subit des attaques de grande ampleur. Après un raid sur Grenade en 1556 qui rapporta 4.000 hommes, femmes et enfants, on disait qu’il « pleuvait des chrétiens sur Alger ». Pour chaque grand raid de ce genre, il a dû y en avoir des douzaines de plus petits.

En plus d’un bien plus grand nombre de petits raids, la côte calabraise subit les déprédations suivantes, de plus en plus graves, en moins de dix ans : 700 personnes capturées en un seul raid en 1636, un millier en 1639 et 4.000 en 1644. Durant les XVIe et XVIIe siècles, les pirates installèrent des bases semi-permanentes sur les îles d’Ischia et de Procida, presque dans l’embouchure de la baie de Naples, d’où ils faisaient leur choix de trafic commercial.Quand ils débarquaient sur le rivage, les corsaires musulmans ne manquaient pas de profaner les églises. Ils dérobaient souvent les cloches, pas seulement parce que le métal avait de la valeur mais aussi pour réduire au silence la voix distinctive du christianisme.

La prédation constante faisait un terrible nombre de victimes. Les femmes étaient plus faciles à attraper que les hommes, et les régions côtières pouvaient rapidement perdre toutes leurs femmes en âge d’avoir des enfants. Les pêcheurs avaient peur de sortir, ou ne prenaient la mer qu’en convois. Finalement, les Italiens abandonnèrent une grande partie de leurs côtes. Comme l’explique le Prof. Davis, à la fin du XVIIe siècle « la péninsule italienne avait alors été la proie des corsaires barbaresques depuis deux siècles ou plus, et ses populations côtières s’étaient alors en grande partie retirées dans des villages fortifiés sur des collines ou dans des villes plus grandes comme Rimini, abandonnant des kilomètres de rivages autrefois peuplés aux vagabonds et aux flibustiers ».  C’est seulement vers 1700 que les Italiens purent empêcher les raids terrestres spectaculaires, bien que la piraterie sur les mers continua sans obstacles. Le Prof. Davis pense que la piraterie conduisit l’Espagne et surtout l’Italie à se détourner de la mer et à perdre leurs traditions de commerce et de navigation, avec des effets dévastateurs : « Du moins pour l’Ibérie et l’Italie, le XVIIe siècle représenta une période sombre dont les sociétés espagnole et italienne émergèrent comme de simples ombres de ce qu’elles avaient été durant les époques dorées antérieures. »
Certains pirates arabes étaient d’habiles navigateurs de haute mer, et terrorisèrent les chrétiens jusqu’à une distance de 1600 km. Un raid spectaculaire jusqu’en Islande en 1627 rapporta près de 400 captifs. Nous pensons que l’Angleterre était une redoutable puissance maritime dès l’époque de Francis Drake, mais pendant tout le XVIIe siècle, les pirates arabes opérèrent librement dans les eaux britanniques, pénétrant même dans l’estuaire de la Tamise pour faire des prises et des raids sur les villes côtières. En seulement trois ans, de 1606 à 1609, la marine britannique reconnut avoir perdu pas moins de 466 navires marchands britanniques et écossais du fait des corsaires algériens. Au milieu des années 1600, les Britanniques se livraient à un actif trafic trans-atlantique de Noirs, mais beaucoup des équipages britanniques eux-mêmes devenaient la propriété des pirates arabes.

Le Prof. Davis remarque qu’il n’y avait aucun obstacle à la cruauté : « Il n’y avait pas de force équivalente pour protéger l’esclave de la violence de son maître : pas de lois locales contre la cruauté, pas d’opinion publique bienveillante, et rarement de pression efficace de la part des Etats étrangers ». Les esclaves n’étaient pas seulement des marchandises, ils étaient des infidèles, et méritaient toutes les souffrances qu’un maître leur infligeait. Le Prof. Davis note que « tous les esclaves qui vécurent dans les bagnos et qui survécurent pour écrire leurs expériences soulignèrent la cruauté et la violence endémiques pratiquées ici »....

On peut aussi indiquer les travaux de Louis Chagnon sur la question.
Ainsi qu'une étude britannique (dont je ne retrouve pas la référence précise).
Au total, les pirates islamiques nord-africains enlevèrent et réduisirent en esclavage 1,3 million d’Européens blancs entre 1530 et 1780 dans une série de raids qui dépeuplèrent les villes côtières, de la Sicile à la Cornouaille.


Mais je comprends bien qu'aujourd'hui ce genre de faits établis dérange.....


Commentaire n°14 posté par christocentrix le 16/12/2009 à 16h54
Que faites-vous de la piraterie chrétienne, largement aussi prospère, comme le signale Géraud Poumarède dans "Pour en finir avec la Croisade", sous-titré "Mythes et réalités de la lutte contre les Turcs aux XVIe et XVIIe siècles", P.U.F., Paris, 2004, 686 pages ? Les chrétiens étaient des forbans comme les autres...
Commentaire n°15 posté par Ph. Arnaud le 16/12/2009 à 12h03

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