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Une approche de Jésus par Marcel Légaut (début)

Publié le par Christocentrix

Extrait de  "Introduction à l'intelligence du passé et de l'avenir du christianisme, Marcel Légaut (1970).

...La voie qui mène à Jésus passe par ceux qui l'ont connu et reconnu. Elle débute par ce qu'ils ont su et voulu dire de lui. Cependant la connaissance de leurs écrits n'est qu'un point de départ. Si la technique la plus poussée est nécessaire pour les étudier, leur déchiffrement linguistique et les conclusions qu'on peut en tirer par déduction ne permettent d'entrevoir qu'intellectuellement et de façon extérieure qui a été Jésus. Bien plus, l'abondance de la documentation que ce travail suppose, le déploiement de l'érudition qui l'accompagne volontiers et presque avec ostentation, tendent à faire croire que les résultats ainsi obtenus sont suffisants par eux-mêmes, qu'il n'est pas nécessaire d'aller au-delà
et même qu'une telle démarche ne convient pas puisqu'elle ne relève plus de la science. Or si l'on en reste à ce savoir, il n'est pas de plus subtil et par là même de plus redoutable obstacle à la vraie intelligence d'un homme dont la prestigieuse personnalité, comme pour bien d'autres de taille moindre, dépasse la vie et a fortiori transcende ce que l'histoire peut en dire objectivement. Les Écritures, sans nul doute, sont à l'origine du chemin qui conduit à Jésus, mais à la condition qu'on s'efforce d'atteindre leur message véritable en allant, de façon convenable, au-delà de leur sens littéral.

La découverte de l'autre exige la même activité spirituelle que la découverte de soi.

L'homme n'exerce pas seulement son activité spirituelle pour se souvenir de ce qu'il a été, pour être ainsi présent à lui-même et entrer dans son existence. Son intelligence se porte aussi sur la vie et les oeuvres de ceux dont il veut s'approcher pour comprendre en profondeur qui ils sont et se les rendre présents. Quand il n'a pas connu personnellement quelqu'un, sa mémoire ne lui sert de rien mais d'autres éléments peuvent jouer le rôle des matériaux que, dans ces conditions, elle ne saurait procurer : ainsi des lettres, des écrits de cet auteur, des témoignages à son sujet. L'activité que l'homme déploie sur cet ensemble de données pour entrer dans le mystère de l'autre ressemble en tout point à celle que, pour se souvenir, il exerce sur les matériaux fournis par la mémoire. A son initiative et sous sa responsabilité, à la lumière de son expérience personnelle et de son sens de l'humain, il fait le départ dans ce dossier entre ce qui est important et-ce qui ne l'est pas. Il distingue les éléments qu'il juge contingents, même si l'insistance des documents leur donne du poids, de ceux qui lui paraissent manifester ouvertement ou lui font entrevoir en filigrane, les orientations principales de l'autre. Il entrevoit ainsi progressivement la signification fondamentale de cette existence. Il dégage aussi peu à peu l'influence et le rôle que cet être aura dans l'avenir même si jadis celui-ci ne les a pas explicitement exprimés; bien plus, même s'il ne les a pas consciemment voulus. Peut-être encore cet être les avait-il conçus autrement, limité qu'il était nécessairement par ses origines et par les horizons bornés de son milieu social.

La découverte de l'autre est à la mesure de la maturité de celui qui s'y emploie.

La maturité de l'homme donne leur mesure à la justesse et à la profondeur de sa vision de l'autre, à l'exactitude des jugements qu'il porte sur lui, à la plénitude de la synthèse, d'ailleurs sans cesse à reprendre, qu'il fait à son sujet. Cette intelligence active varie avec son état spirituel, grandit quand il s'approfondit lui-même, et aussi se défait avec lui. Nul n'est plus capable de découvrir l'esprit fondamental d'un autre que celui qui a déjà quelque sens du sien propre. Inversement, rien n'unifie plus un homme que la compréhension intime de l'unité de l'existence de tel autre et de sa qualité d'être à travers la diversité des phases successives de son histoire. La prise de conscience de soi et la découverte de l'autre vont ainsi de pair. Elles s'épaulent mutuellement.

Plus l'autre est grand, plus la découverte qu'on fait de lui est ferment.

Plus cet autre est un grand vivant, d'une humanité plénière et universelle, ouverte sur l'absolu par sa foi en Dieu et l'exercice de sa mission, plus la communion avec lui au niveau où il vit, nourrit. Singulier ferment que cette présence qui s'approche et se dévoile peu à peu; elle fait lever l'humain des épaisseurs de l'homme et lui révèle sa profondeur. A mesure que l'homme découvre cette présence et qu'il y adhère, il accède à lui-même. Il accède aussi à Dieu tout autrement qu'avant, lorsque, sans cette présence, il était encore davantage étranger à son être propre.

Plus l'autre est grand, plus sa découverte est lente et se fait de façon mêlée et complexe.

Cependant plus cet autre dépasse par sa stature humaine ceux qui le rencontrent réellement (car il ne suffit pas seulement de le croiser), moins ils peuvent l'entrevoir et le recevoir d'emblée, dans sa pureté et sa puissance originales. Pour être approché et entrevu en lui-même, il exige en effet d'eux une activité spirituelle d'autant plus vigoureuse qu'il est plus grand. Aucune préparation sociologique ni même d'origine personnelle n'est suffisante pour protéger de l'erreur dans l'intelligence du message qu'il apporte, et dont la substance est inséparable de ce qu'il est. Lui seul peut amener progressivement ses disciples à le comprendre, par sa parole et ses œuvres sans doute, mais aussi et surtout par sa présence. Laissés à eux-mêmes, par leurs propres moyens, ils n'arrivent pas à franchir la distance qui sépare ce qu'il est de ce qu'ils sont. Sans le savoir, spontanément ils ajoutent ou retranchent à ce qu'il leur dit; ils forgent un compromis entre ce qu'il leur propose et ce qu'ils savent déjà.

Plus cet homme manifeste aux yeux d'un grand nombre maîtrise et autorité, plus les circonstances qui accompagnent son action ont une dimension sociale importante, plus il correspond apparemment à ce que ses auditeurs attendent collectivement avec une ferveur instinctive, plus alors il provoque chez eux une puissante fermentation. Il réveille tout ce qu'il y a en eux de désirs et d'espoirs individuels et collectifs conscients ou non, à quoi ils sont d'autant plus attachés et même liés qu'ils s'ignorent, ne sont pas capables de les critiquer, moins encore de les maîtriser, et qu'ils se sentent perdus s'ils s'en voient frustrés. Cet homme déclenche la violence de ces désirs et de ces espoirs, d'autant plus que son message est capital et pénètre loin; que sous son rayonnement ce qu'il dit et fait, ce qu'il vit, peut être compris à plusieurs niveaux et permet ainsi une adhésion plus globale mais aussi plus ambiguë.

L'intérêt des auditeurs pour ce qu'ils ont et veulent conserver; le désir de ce qu'ils n'ont pas et à quoi ils aspirent avec force; la logique des idéologies de leur temps auxquelles ils adhèrent d'autant plus qu'elles donnent valeur et sens à leur vie; leurs imaginations fabulatrices qui s'emploient surtout à satisfaire leur goût puéril du merveilleux; leur soif quasi structurale de sécurité, démarquent le message de l'autre en l'utilisant à leur fin.

A force de tirer ce message dans leur sens, d'ailleurs à leur insu en toute bonne foi, ils lui trouvent une signification qui cache son esprit fondamental mais qui les conduit, sinon à le comprendre, du moins à se l'expliquer et à l'incorporer dans l'univers de leurs besoins et de leurs espoirs. Ils revêtent spontanément son auteur d'un personnage de légende, ce qui est en réalité l'abaisser alors qu'ils croient ainsi l'exalter, car ils lui prêtent seulement la grandeur dont ils rêvent, étant ce qu'ils sont. Et même, ils peuvent en venir jusqu'à le trahir sans le savoir là où il est le plus grand, mais aussi le plus différent.

C'est au milieu de ce foisonnement vital et désordonné d'aspirations et d'affirmations, de refus et de négations, que s'efforce de se faire jour dans le silence et la discrétion, dans le recueillement, l'activité spirituelle de celui qui cherche à comprendre cet autre et non à l'annexer et à l'utiliser; à communier avec lui autant que possible hors du temps et de tous les éléments contingents; à le recevoir tel qu'il est dans son originalité propre, comme de son côté lui-même cherche à se recevoir dans sa durée et sa consistance.

Les disciples de Jésus ont particulièrement vécu dans sa complexité et son ambiguïté la recherche qu'ils ont faite de leur Maître.

Les disciples ont vécu de cette façon complexe à l'extrême leur rencontre avec Jésus. Ils l'ont fait, chacun avec la singularité et la totalité de son être, dans l'ambiguïté de leurs réactions conscientes et inconscientes, d'autant plus puissantes que Jésus les dominait de toute sa stature et mettait en question tout ce qu'ils étaient. Leur activité spirituelle, par une rumination sous-jacente et continuelle, s'est déployée sur ce qu'il avait été pour eux pendant qu'il était parmi eux, sur ce qui leur était arrivé depuis qu'il les avait quittés. Elle s'est trouvée intimement mêlée à l'ardeur de leurs croyances, de leurs espoirs, de leurs craintes collectives ou individuelles, d'autant plus que Jésus, au début de sa prédication surtout, s'en était abondamment servi afin de se faire entendre et de les atteindre. Peut-être aussi s'y ajoutaient des ambitions cachées ou avouées qu'avait éveillées dans ces hommes simples cette rencontre extraordinaire.

Les disciples revenaient sans cesse aux souvenirs qu'ils avaient conservés du passage de Jésus parmi eux. Ils les revivaient à travers leur présent, tellement ces quelques mois les avaient changés et avaient été pour eux l'occasion d'un nouveau départ dans la vie.

Sans cesse, ils transposaient ces souvenirs encore palpitants en espoirs et en projets qui leur permettaient de dominer le regret d'un temps désormais révolu et de vaincre la tentation de regarder vainement en arrière. Ces souvenirs, portant indélébile la marque de chacun, retrouvés, fondus entre eux, refondus à l'intention de ceux à qui ils les communiquaient, transmis encore par ceux qui les avaient entendus, ont été conservés en assez grand nombre, dans des écrits et une tradition orale dont les siècles suivants, avec toute leur bonne volonté mais aussi avec toutes leurs déficiences, ont vécu comme ils ont pu.

Les écrits, la tradition issue de cette recherche comportent la même ambiguïté, la même complexité.

Ces écrits et cette tradition sont les fruits d'une immense gestation où sont associés et confrontés l'être de Jésus avec ce qu'étaient, dans leur complexité, ses disciples, les milieux dans lesquels ils vivaient et ceux qu'ils évangélisaient. Dans cet héritage laissé par la première génération chrétienne se trouvent mélangés de façon inextricable ce que Jésus a explicitement apporté à ses disciples, ce qu'il leur a seulement suggéré et ce qui de soi-même s'est développé en eux à leur insu, ce qu'ils y ont pû y ajouter sans le savoir par ce qu'ils étaient. Il faut encore y joindre et comme en creux, sinon des refus explicités au moins les contre-sens et les oublis , qu'ils y ont opposés inconsciemment. Le tout est lié et, mieux encore, intimement fondu dans le creuset d'une foi et d'un amour dont seule la métamorphose qu'ils ont connue près de lui et par lui peut donner la dimension.

La portée des paroles de Jésus et les faits le concernant, que les traditions orales et écrites rapportent, ont en gros une base historique certaine; mais le choix qu'on en a fait, la manière de les présenter, la succession qui les ordonne, l'importance que leur attribuent le texte et le contexte, le commentaire explicite ou seulement impliqué par les détails du récit qui les accompagne, les doctrines qui les couronnent ou qui s'y amorcent, sont invinciblement marqués par la mentalité des temps et des lieux où les disciples ont vécu, comme aussi par leurs tempéraments individuels, leurs luttes intimes ou celles qu'ils ont dû mener au dehors.

Les efforts personnels de ces hommes pour souder leur foi, toute tournée vers Jésus, avec leurs anciennes croyances qu'ils n'avaient en rien reniées, ont pesé sur leurs pensées et sur leurs comportements d'un poids d'autant plus lourd qu'ils n'en étaient pas entièrement conscients et que, soit par scrupule, soit par peur de l'inconnu où les entraînerait une rupture trop radicale avec le passé, ils ne voulaient pas reconnaître de façon trop ouverte le secret antagonisme qu'il leur fallait surmonter. Ces efforts ont profondément marqué leurs écrits, qu'il s'agisse de textes doctrinaux, moraux ou liturgiques.

Peut-être même ces hommes ont-ils été ainsi conduits dans la relation des faits dont ils avaient été les témoins, à quelques additions ou omissions sous l'emprise de leurs traditions et de leurs évidences, se confiant plus à leur logique qu'à leur mémoire. Peut-être pour la même raison ont-ils accepté par pente spontanée et sans examen suffisant quelques récits populaires nés de la même façon.

Ces écrits et cette tradition portent aussi la marque des préoccupations auxquelles devait répondre la prédication apostolique.

Les apôtres étaient portés dans le même sens par leurs soucis apologétiques. Ils s'efforçaient de relier, avec le maximum de continuité et le minimum de déchets, les croyances qu'ils voulaient faire partager à celles des hommes qu'ils cherchaient à atteindre. Ils étaient conduits ainsi à utiliser tout ce qui dans ces milieux semblait préparer ou seulement favoriser l'adhésion à ce qu'ils affirmaient.

(La distinction entre foi en Jésus et croyances en Jésus est capitale pour bien comprendre les développements de ce livre. La foi des disciples en leur Maître a pour origine le rayonnement spirituel que Jésus a eu sur eux et qui les a fait croire en lui avant même qu'ils puissent s'en donner raison. Cette foi est principalement et initialement la conséquence non prévue, non voulue, singulière, de la rencontre en profondeur de chacun de ces hommes avec Jésus. Les croyances messianiques ont aidé cette foi à naître, mais seulement de façon indirecte. Elles ne l'ont pas fondée, mais seulement confortée et confirmée; d'ailleurs nombre de juifs en ces temps partageaient ces croyances et ne sont pas arrivés à la foi en Jésus. De même, les croyances que les disciples ont élaborées ultérieurement sur Jésus, à partir de leur foi, n'épuisent pas la foi qu'ils ont eue en lui. Elles la soutiennent. Elles reçoivent beaucoup de cette foi qui les sous-tend. Elles dépendent aussi beaucoup des traditions, des doctrines, des manières de penser, de sentir, de raisonner et de dire de l'époque. D'ailleurs, elles n'ont pas suffi auprès de nombre de chrétiens à leur faire atteindre la foi telle que les apôtres la vivaient après en avoir été transformés.)

La prédication de Jésus était plus une base de départ qui appelait un développement qu'un enseignement se suffisant à lui-même

Jésus, se rappelaient-ils, leur avait parlé en parabole du vin nouveau dans l'outre vieille et de la pièce neuve cousue sur un vieux vêtement. Mais ne leur avait-il pas affirmé aussi que pas un iota de la loi ne serait abrogé? Ne leur avait-il pas laissé dire qu'il était le messie annoncé par les prophètes et attendu par Israël? Son message était d'une ambiguïté voulue pour ne pas heurter les susceptibilités ou les préjugés de l'auditoire et pour se faire supporter, un temps au moins, par les autorités politico-religieuses du pays. Il était aux prises avec les aspirations, mêlées et d'inégale valeur, montées des profondeurs de ceux qui l'écoutaient. Il devait tenir compte des préoccupations bientôt inquiètes puis rapidement alarmées de ceux qui l'observaient.

Jésus laissait, semble-t-il, à ses auditeurs les plus éveillés une large latitude d'interprétation. On peut même dire que, par tout ce qui était sous-entendu et amorcé dans ce qu'il disait, il les poussait à prolonger son enseignement, à en tirer les conséquences qu'en public il ne pouvait que suggérer. Sans doute était-ce là un des buts suprêmes de sa mission; être le semeur, non le moissonneur; appeler ses disciples en les formant du dedans, en les invitant à grandir, avec tout ce que cela impliquait de leur part de tâtonnements et d'erreurs; les préparer à être eux aussi les semeurs de futures moissons suivies, à leur tour, de nouvelles semailles... Ce dessin ultime, Jésus ne l'a jamais explicité mais il est secrètement présent dans l'ensemble de son enseignement qui en reçoit son efficacité toujours nouvelle à travers les siècles et sa signification plénière.

Dans leur univers réduit presque à la taille d'un petit pays, dans leur conception courte et fixiste d'un monde conçu à leur dimension, dont ils connaissaient la création comme un événement relativement peu éloigné d'où leur race prenait origine, les disciples pouvaient-ils seulement imaginer la fermentation future de ce vin nouveau? L'outre dans laquelle ils l'ont versé ressemblait à l'ancienne, quoi qu'ils aient pu en penser. Elles ne pouvait être que trop petite, encore que pour leur époque ils l'eussent conçue très grande. Comment auraient-ils su quelle qualité le vêtement neuf devait avoir pour ne pas se déchirer dans son déploiement à travers le temps, l'espace et les distances humaines? Et même après vingt siècles les chrétiens le pressentent-ils vraiment quand ils se bornent à regarder l'avenir à travers leur passé et qu'ils se font illusion sur la valeur de leur présent?

Les écrits et la tradition apostolique ne doivent pas être séparés de la vie spirituelle des premiers disciples.

Ainsi, les textes où les disciples ont parlé de Jésus ne doivent-ils pas être séparés de leurs activités apostoliques ni de leur humanité, afin que ces écrits conduisent à lui, et ne soient pas le chemin où l'on s'embourbe dans un temps et dans un lieu, et qui finalement se révèle être une impasse. Leur sens obvie ne doit pas être considéré comme un absolu, ainsi qu'on y est porté quand on dit sans discernement que les Écritures sont la parole de Dieu, oubliant qu'elles sont aussi paroles d'hommes d'une tradition et d'une civilisation particulière. Il est une manière de lire les Écritures, avec une soumission superstitieuse à leur lettre, et même à la mentalité de leurs auteurs, qui fait écran à ce que précisément elles peuvent aider à découvrir.

Si l'on connaissait vraiment ce que Jésus fut pour ses apôtres, dans l'intime, avant même qu'ils en aient pris clairement conscience, avant qu'ils se soient efforcés de se le dire tant bien que mal et de le communiquer, on saurait, mieux que par la lettre des Écritures et même mieux que par ce qu'elles peuvent suggérer grâce à une expérience humaine toujours limitée, qui était Jésus.
 

A suivre.... (Dans une suite nous verrons pourquoi les écrits et la tradition apostolique ne doivent pas être séparés de la vie spirituelle des premiers disciples et pourquoi la foi des Apôtres est plus importante pour le chrétien que leurs croyances. Nous verrons comment la compréhension profonde de l'épopée des Apôtres est la voie pour entrer dans l'intime de la vie de Jésus et comment cette recherche de Jésus à travers ses disciples de tous les temps progresse avec celle que le croyant mène pour se trouver. Cette recherche conduit à l'adoration....)

 

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