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Totalitarisme (1) : communisme et nazisme

Publié le par Christocentrix

La comparaison nazisme-communisme a servi de fondement à l'étude du totalitarisme, concept théorisé notamment par Hannah Arendt (1). Une biographie parallèle de Hitler et Staline a ensuite été rédigée en 1991 par Allan Bullock (2). François Furet écrit dans un essai paru en 1995 : « Le bolchevisme stalinisé et le national-socialisme constituent les deux exemples des régimes totalitaires du XXème siècle. Non seulement ils sont comparables, mais ils forment en quelque sorte à eux seuls une catégorie politique » (3). Le même auteur s'était longuement interrogé sur les motifs profonds du refus de comparer les deux systèmes. « Cette interdiction, intériorisée par les inconsolables comme une vérité quasi religieuse, écrivait-il, ne permet pas de penser le communisme dans sa réalité la plus profonde - qui est totalitaire » (4). Nazisme et communisme ont encore été décrits par Pierre Chaunu comme des « jumeaux hétérozygotes » (5). Alain Besançon, dans une communication présentée lors de la séance publique annuelle de rentrée (1997) de l'Institut de France, les a présentés comme des systèmes « également criminels » (6). Dans son ouvrage, La guerre civile européenne, l'historien allemand Ernst Nolte propose une variante originale de la théorie totalitaire.(7).
La comparaison entre le communisme et le nazisme est en fait, non seulement légitime, mais indispensable, car sans elle les deux phénomènes deviennent inintelligibles. La seule manière de les comprendre - et de comprendre l'histoire de la première partie de ce siècle - est de les « prendre ensemble » (Furet), de les étudier « dans leur époque » (Nolte), c'est-à-dire dans le moment historique qui leur est commun.
Ernst Nolte se limite pas, comme le faisait par exemple Hannah Arendt dans les années 50, à mettre en lumière les traits communs au nazisme et au bolchevisme, sa démarche est plus ambitieuse. Elle consiste à suivre le développement « historico-génétique » de ces deux régimes afin de dégager les interactions et les influences réciproques. Nolte va même jusqu'à parler de « noeud causal ». Le nazisme, observe ainsi Nolte, s'est toujours pensé lui-même comme une réponse ou une réaction au communisme et à la menace qu'il faisait peser sur la civilisation occidentale. Le communisme s'identifiait pour les nazis à une image d'épouvante (Schreckbild, image inséparable des crimes commis par les bolcheviks après leur accession au pouvoir en 1917. Or, d'après Nolte, c'est cette peur même qui explique la genèse du nazisme. Mais par ailleurs le communisme a aussi été pour les nazis un modèle (Vorbild), modèle dont ils se sont inspirés dans leurs propres pratiques répressives et criminelles. Ils ont donc été à la fois les ennemis du communisme et ses imitateurs. Ils lui ont emprunté ses propres méthodes à lui pour les retourner contre lui.
Le nazisme apparaît en effet à bien des égards comme une réaction symétrique au communisme, comme « un anti-marxisme, écrit Nolte, qui cherche à détruire l'ennemi en élaborant une idéologie radicalement opposée, bien qu'apparentée, et en employant des méthodes quasiment identiques, quoique typiquement modifiées ». En 1923, au moment de la marche de la Feldherrnhalle, le nazisme naissant fait fond sur le souvenir de la Commune bavaroise et des insurrections spartakistes. Face à des régimes parlementaires perçus comme faibles et inadaptés, le coup d'État révolutionnaire « national » apparaît comme une riposte logique au coup d'État bolchevik, en même temps qu'il introduit dans la vie civile des méthodes d'action tirées de l'expérience des tranchées. Le nazisme peut alors se définir comme un anti-communisme qui a emprunté à l'adversaire ses formes et ses méthodes, à commencer par ses moyens de terreur. Cette thèse, soutenue dès 1942 par Sigmund Neumann (8), a été systématisée par Nolte dans son interprétation « historico-génétique » du phénomène totalitaire (9). Elle oblige à s'interroger sur les rapports d'engendrement mutuel et de réciprocité ou d'interdépendance entre les deux systèmes. Poussée trop à l'extrême, elle peut aussi conduire à négliger leurs racines idéologiques, qui sont antérieures à la Grande Guerre, mais il ne fait pas de doute qu'elle contient au moins une part de vérité.

 

nazisme-communisme.jpgDans Nazisme et Communisme, Alain de Benoist note : «Un autre motif qui justifie la comparaison des deux systèmes est l'étroite imbrication dialectique de leur histoire. Tout comme le système soviétique a puissamment mobilisé au nom de l'« anti-fascisme », le système nazi n'a cessé de mobiliser au nom de l'anti-communisme. Le second voyait dans les démocraties libérales des régimes faibles, qui risquaient de déboucher sur le communisme, tandis que le premier, au même moment, les dénonçait comme susceptibles de frayer la voie au "fascisme". Le communisme, étant anti-nazi, tentait de montrer que tout anti-nazisme conséquent menait au communisme. Le nazisme, étant anti-communiste, tentait d'instrumentaliser l'anti-communisme d'une façon similaire, c'est-à-dire en se légitimant par référence à un ennemi présumé commun. Cette façon pour le nazisme de chercher à capitaliser sur l'anti-communisme, et pour le communisme de chercher à capitaliser sur l'anti-nazisme, n'a pas été sans porter ses fruits. Dans les années trente, comme l'a remarqué George Orwell, beaucoup sont devenus nazis par une horreur motivée du communisme, tandis que beaucoup devenaient communistes par une horreur motivée du nazisme. La peur justifiée du communisme poussait à soutenir Hitler dans sa "croisade contre le bolchevisme", la peur justifiée du nazisme à voir dans l'Union soviétique le dernier espoir de l'humanité. Comparer ne veut évidemment pas dire assimiler : des régimes comparables ne sont pas nécessairement identiques, même si certains auteurs ont pu l'affirmer dans le cas du communisme et du nazisme (10). Comparer signifie poser ensemble, pour les penser ensemble sous un certain nombre de rapports, deux espèces distinctes d'un même genre, deux phénomènes singuliers à l'intérieur d'une même catégorie ».(11)
Dès sa parution en Allemagne en 1989, l'ouvrage de Ernest Nolte (Cf. note 7) a fait l'objet d'attaques diverses de la part des historiens officiels, qui supportaient mal d'entendre dire que le nazisme n'était que le double en miroir du bolchevisme. Au-delà de ce débat d'autres questions se posentguerre-civile-europeenne.jpg en relation avec l'ouvrage de Nolte, questions qui n'ont été qu'à peine effleurées au cours de ces polémiques. On se limitera ici à quelques remarques. Ernst Nolte explique dans son ouvrage que la période allant de 1917 à 1945 a été toute entière dominée par une guerre civile européenne entre le national-socialisme et le bolchevisme, guerre qui a culminé dans la confrontation militaire de 1941-45. Or, comme l'a relevé l'historien Dominique Venner lors d'une rencontre avec Ernst Nolte organisée par la revue Eléments, (12), si l'on parle de guerre civile européenne, force est d'admettre que cette guerre civile n'a pas été seulement une guerre entre deux mais bien trois adversaires. En effet, outre le nazisme et le bolchevisme, un troisième acteur a également participé à cette guerre civile : le monde anglo-saxon, avec sa propre vision du monde à lui, très différente de celles développées respectivement par les nazis et les bolcheviks.
Autre point sur lequel Dominique Venner attire notre attention : si les crimes du communisme ont indiscutablement joué un rôle important dans la genèse du nazisme, une autre expérience a également joué un rôle dans ce domaine, celle de la Première guerre mondiale, qui « a introduit une nouvelle barbarie dans la conduite des opérations militaires ». Pour Dominique Venner cette deuxième expérience est d'une certaine manière même plus importante encore que la première, car elle fournit un point de départ commun au nazisme et au communisme : « Je pense, pour ma part, que dans leur extrémisme, le bolchevisme et le nazisme sont les produits de la Première guerre mondiale et de son déchaînement illimité de violence ». Dominique Venner mentionne en particulier la stratégie anglo-saxonne du blocus destiné à affamer le peuple allemand, stratégie marquant l'effacement de la distinction traditionnelle entre militaires et civils : « Jusqu'alors la guerre ne concernait peu ou prou que les soldats : désormais la population civile devenait une cible légitime ». C'est la définition même de la guerre totale, guerre s'inscrivant en rupture par rapport au droit européen de la guerre, tel qu'il s'était progressivement imposé dans les relations internationales depuis le 17ème siècle. On peut aussi mentionner sur ce point les travaux de George L. Mosse qui introduit le concept de "brutalisation" des sociétés européennes. Processus de banalisation de la violence initié par la Grande Guerre. Ce concept appliqué aux sociétés sortant de la Première guerre mondiale constitue pour Mosse "une matrice des totalitarismes"(13).
Eric Werner dans un commentaire (14) du livre de Nolte, se demande « si le même schéma d'interprétation que celui utilisé par Nolte pour comprendre les relations entre le nazisme et le bolchevisme ne serait pas également applicable aux relations entre le nazisme et le monde anglo-saxon, au sens où le monde anglo-saxon aurait lui aussi fonctionné à la fois comme image d'épouvante (Schreckbild) et comme modèle (Vorbild). En d'autres termes encore, le nazisme aurait-il vu le jour sans la décision anglo-saxonne de mener une guerre totale contre l'Allemagne entre 1914 et 1918 ? Il pourrait être utile, dans ce contexte, de relire les Considérations d'un apolitique de Thomas Mann. Rédigées entre 1914 et 1918, elles reflètent la surprise indignée d'un grand bourgeois cultivé, nourri des valeurs de l'Europe traditionnelle, devant les débordements liés à l'instrumentalisation des idéaux progressistes (démocratie, droits de l'homme, etc.) par les adversaires des Empires centraux. Car, à cette époque là déjà, la propagande occidentale ne faisait pas dans la dentelle. La réaction à ces débordements n'est pas survenue sur le moment même, mais quelques années après la guerre (avec l'apparition d'un fanatisme de sens contraire, le nazisme, fanatisme que Thomas Mann combattra lui aussi) ».
Mais il convient d'approfondir encore le problème. Nolte dit que le point de départ de la guerre civile européenne a été le fait que pour les nazis le communisme était à la fois Schreckbild et Vorbild. Mais cette relation n'est naturellement pas à sens unique, elle joue dans les deux sens. Eric Werner remarque que : « à aucun moment Nolte ne se réfère à Clausewitz dans La guerre civile européenne, mais son analyse n'en offre pas moins une analogie saisissante avec la théorie clausewitzienne de la guerre, théorie au centre de laquelle se trouve, comme on sait, l'affirmation suivante : "Chaque adversaire fait la loi de l'autre, d'où résulte une action réciproque qui, en tant que concept, doit aller aux extrêmes".(15). N'est-ce pas, en effet, très exactement ce qui s'est passé entre 1917 et 1945 avec la guerre civile européenne? "Chaque adversaire fait la loi de l'autre", dit Clausewitz. On pourrait aussi dire (c'est le sens même de la phrase) : chaque adversaire prend modèle sur l'autre, le copie, en sorte que les deux adversaires en viennent de plus en plus à se ressembler (au point même, à la limite, de passer l'un dans l'autre, de devenir interchangeables). Nolte relève que c'est précisément ce qui est arrivé au cours de la Deuxième guerre mondiale (notamment dans sa phase ultime), les deux régimes nazi et bolchevik ayant échangé certaines de leurs caractéristiques respectives ».
Revenons-en maintenant aux trois protagonistes de la guerre civile européenne. Il y avait trois protagonistes, donc également trois duels distincts rappelle Eric Werner (même si ces trois duels n'ont cessé d'interférer entre eux tout au long de cette période) : « De ces trois duels, le duel nazisme-communisme est incontestablement celui où le degré d'adéquation au schéma clausewitzien est le plus fort. Puis viendrait le conflit entre le nazisme et le monde anglo-saxon. Comment expliquer Dresde, par exemple, ou encore le comportement des Alliés occidentaux à l'égard de la population civile et des prisonniers de guerre allemands dans les mois et les années consécutifs à la capitulation de 1945 (thème de récents travaux historiques), sans faire intervenir la dialectique clausewitzienne de l'imitation réciproque? 
Reste le troisième duel, celui entre le communisme et le monde anglo-saxon, qui débouchera ultérieurement dans la guerre froide. Sans doute est-ce là que le degré d'adéquation au schéma clausewitzien serait le plus faible. Chaque adversaire fait la loi de l'autre, dit Clausewitz. Encore faut-il que les adversaires soient vraiment adversaires, autrement dit se fassent réellement la guerre. Or, en l'occurrence, est-ce le cas? [...] Le communisme, malgré les crimes de masse de l'ère soviétique, n'a jamais été l'objet en Occident de campagnes de dénonciation comparables même de loin à celles dont a été l'objet le nazisme. Le nazisme a été et reste aujourd'hui encore en Occident un objet d'épouvante (Schreckbild), ce n'est en aucune manière le cas du communisme. Au contraire même : pensons aux innombrables connivences dont le communisme a bénéficié en Occident durant l'Entre-deux guerres pour commencer, tout au long de la guerre froide ensuite, en particulier dans les milieux intellectuels. Faut-il y voir, comme l'écrit Alain de Benoist, l'indice d'une "parenté inavouée, découlant de la généalogie de la modernité" ? (16). Qu'importe ici l'explication, le fait est qu'il est difficile ici de parler de lutte à mort (au sens où l'a été le duel nazisme-bolchevisme ou même nazisme-monde anglo-saxon). Il en résulte que l'effet d'imitation est resté globalement limité »(17).
Enfin, Eric Werner fait remarquer que « les différences, à vrai dire, s'équilibrent aux ressemblances. On touche ici à un point délicat. Selon l'historien Karl Hildebrand, l'ordre international mis en place mis en place en 1919 à Versailles fut ébranlé par trois puissances révolutionnaires : l'Allemagne nazie, la Russie stalinienne et l'Amérique rooseveltienne. Toutes avaient en commun d'être animées d'ambitions non seulement régionales mais planétaires, de ne pas se limiter à vouloir les réaliser graduellement, mais d'un seul coup, enfin de n'être disposées à aucun compromis (« Krieg im Frieden und Frieden im Krieg. Über das Problem der Legitimität in der Geschichte der Staatengesellschaft 1931-1941 », Historische Zeitschrift 244, 1987, p.7-8). A cela on pourrait ajouter que ces trois puissances avaient en commun une même hostilité à l'égard de la société européenne traditionnelle. Roosevelt détestait les conservateurs anglais d'ancien style (Chamberlain), alors que Hitler n'avait que mépris pour l'ancienne classe dirigeante allemande. Ce n'est pas en vain par ailleurs que Roosevelt et Churchill ont toujours refusé d'entretenir le moindre contact avec l'opposition allemande à Hitler (composée, pour l'essentiel, de conservateurs traditionalistes). D'une manière générale, la Deuxième guerre mondiale n'a pas été seulement un affrontement entre deux des trois puissances révolutionnaires susmentionnées et la troisième, mais entre chacune de ces trois puissances révolutionnaires prises isolément et l'ensemble des forces qui ne voulaient du triomphe ni du nazisme, ni du communisme, ni de l'internationalisme libéral à l'américaine. Le premier affrontement opposait des révolutionnaires entre eux, le second (d'une portée presque plus décisive encore) ces mêmes révolutionnaires à ce qui subsistait encore à l'époque de la société européenne prérévolutionnaire. Ces deux conflits se sont souvent chevauchés l'un l'autre, comme en témoignent, en France, les luttes et règlements de compte entre agents communistes et résistants nationalistes au sein de la Résistance entre 1941 et 1945, mais aussi plus tard l'épuration, avec l'amalgame, originellement imposé par les communistes, entre droite traditionaliste et collaboration. La lutte contre les vestiges de l'ordre traditionnel s'est poursuivie depuis lors sans discontinuer, en particulier, dans le domaine idéologique, avec le développement conjoint de l'historiographie rééducative et de la propagande télévisuelle. Le coup de force anglo-américain contre la place financière suisse dans les années 90 pourrait également s'analyser sous cet angle ».
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NOTES et SOURCES.
1. Hannah Arendt, (The Origins of Totalitarianism, 1951), différentes éditions et traductions révisées. Edition en 3 volumes par édit. du Seuil, collect. "Points-Essais" . Le volume 3 porte le titre Le système totalitaire. (2006).
2. Allan Bullock, Hitler and Stalin. (Parallel Lives, London 1991).Traduc. fr. : Hitler et Staline. Vies parallèles, 2 vol., Albin Michel-Robert Laffont, 1994.
3. François Furet, Le passé d'une illusion. Essai sur l'idée communiste au XXème siècle, Robert Laffont-Calmann-Lévy,1995 p. 216.
4. François Furet, lettre du 23 mai 1993 à Jean Daniel, publiée in Commentaire, printemps 1998, p. 246. Cf. aussi François Furet, « Nazisme et communisme : la comparaison interdite », l'Histoire, mars 1995, pp.18-20.
5. Pierre Chaunu, "les jumeaux malins du deuxième millénaire", in Commentaires, avril 1998, p.219.
6. Alain Besançon, texte paru dans Commentaire, hiver 1997-98, p. 790. Des extraits ont également été publiés dans Le Monde, 22 octobre 1997, p. 17.
7. Ernest Nolte, La Guerre civile européenne (1919-1945), (édit.originale allemande, 1989), trad. fr. éd. des Syrtes, 2000. Réédition sous le titre National-Socialisme et Bolchevisme. La Guerre civile européenne 1919-1945. Tempus, 2011
8. Sigmund Neumann, Permanent Revolution. Totalitarianism in the Age of International Civil War, Harper, New-York, 1942.
9. Cf. notamment Ernst Nolte, Der europüische Bürgerkrieg 1917-1945. Nationalsozialismus und Bolschewismus, Ullstein, Berlin 1989.
10. Cf. Renzo De Felice : « La vérité est qu'il s'agit de phénomènes identiques. Le totalitarisme caractérise et définit le nazisme comme le communisme, sans aucune différence réelle » (Actes du colloque « Le stalinisme dans la gauche italienne », mars 1988).
11. Alain de Benoist, Nazisme et Communisme, édit. du Labyrinthe, 1998.
12. Débat Dominique Venner et Ernst Nolte, Éléments, n° 98, mai 2000, p. 22-24.
13. George L. Mosse, la brutalisation des sociétés européennes, de la Grande Guerre au totalitarisme. Hachette, 2000.
14. Eric Werner, "la guerre civile européenne selon Ernst Nolte", La Nation, 30 juin 2000.
15. Clausewitz, De la Guerre, 1, 1, § 1.
16. Alain de Benoist, Communisme et nazisme, 25 réflexions sur le totalitarisme au XXe siècle (1917-1989), Le Labyrinthe, 1998, p. 127.
17. Eric Werner, l'Après-démocratie, édit. l'Age d'Homme, 2001. p.70-72).
 
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autres sources :
Emilio Gentile, les religions de la politique. Entre démocraties et totalitarismes, édit. du Seuil, 2005. 
Eric Werner, l'Avant-Guerre civile, édit. l'Age d'Homme, 1998.
Alain Besançon, Les origines intellectuelles du Léninisme, Calmann-Lévy, 1977. - La Confusion des Langues, Calmann-Lévy, 1978. - La falsification du Bien, Julliard, 1985. - Le malheur du siècle, Fayard, 1998.
Thierry Wolton, Rouge Brun, édit. J.C. Lattès, 1999.
Henry Rousso (collectif sous la dir. de), Stalinisme et Nazisme, histoire et mémoire comparées, édit. Complexe, 1999.
Enzo Traverso (collectif sous la dir. de), Le totalitarisme, le XXème s. en débat, édit. du Seuil, collect. Points/Essais, 2001. - La Guerre civile européenne, 1914/1945, Hachette Pluriel, 2009.
Marc Ferro, (collectif sous la dir. de), Nazisme et Communisme, deux régimes dans un siècle, Hachette, 2005, puis Pluriel.
Eryck de Rubercy, (collectif sous la dir. de), La Revue des deux mondes : les totalitarismes, Communisme et Nazisme dans les années trente, Ch. Bourgois Editeur, 2010.
Stéphane Courtois (collectif sous la dir. de) : Quand tombe la nuit. Origines et émergence des régimes totalitaires en Europe (1900-1934), édit. l'Age d'Homme, 2001. Une si longue nuit. L'apogée des régimes totalitaires en Europe (1935-1953), édit. du Rocher, 2003. Le jour se lève : l'héritage du totalitarisme en Europe, 1953-2005, édit. du Rocher, 2006. Les logiques totalitaires en Europe, édit. du Rocher, 2006.
Stéphane Courtois, Communisme et totalitarisme, Tempus, 2009.
Bernard Bruneteau, l'Age totalitaire, idées reçus sur le totalitarisme, édit. Cavalier Bleu, 2011.
 
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liens :
                                                          
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l'Apocalypse de la Modernité (Emilio Gentile)

Publié le par Christocentrix

Emilio Gentile, L'Apocalypse de la modernité - La Grande Guerre et l'homme nouveau. Aubier, l'homme nouveau. Aubier, 2011, 415 p.
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(Emilio Gentile, né en 1946, est professeur d'histoire contemporaine à l'université de Rome "La Sapienza". Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur le fascisme, le totalitarisme et l'histoire des idées : Quand tombe la nuit. Origines et émergence des régimes totalitaires en Europe (1900-1934). (L'Âge d'homme, 2001), La Religion fasciste. (Perrin, 2002), Qu'est-ce que le fascisme ? Histoire et interprétation. (Gallimard, 2004), Les Religions de la politique. Entre démocraties et totalitarismes (Éditions du Seuil, 2005).
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Présentation de l'éditeur : 
Le 11 novembre 1918, lorsque prennent fin les quatre années de combats, de sacrifices et de massacres qui ont bouleversé l'Europe, les hommes, hébétés, contemplent les ruines. Ces ruines, ce sont celles d'une époque: celle de la modernité triomphante. où les maîtres mots étaient progrès, science, culture, et où l'on avait foi en l'avenir de l'humanité. Beaucoup, alors, diagnostiquent le déclin de la civilisation européenne, et s'interrogent avec angoisse sur la destinée de l'homme moderne. Ces réflexions, révèle Emilio Gentile, étaient cependant loin d'être nouvelles: elles étaient en germe déjà, dans les années précédant la Grande Guerre. L'Europe de la " Belle Epoque", que l'on se représente resplendissante, sûre d'elle, conquérante, était minée par des courants sombres: isolées d'abord, puis de plus en plus nombreuses, des voix s'étaient fait entendre, qui prophétisaient la fin de la civilisation et appelaient à la régénération de l'homme par la guerre. En nous invitant à les écouter, l'historien italien dévoile pour la première fois une Belle Epoque traversée de cauchemars, rongée par l'angoisse, et entraînée malgré elle dans la spirale apocalyptique de l'autodestruction.
 
                                                             * 
- Autres présentations :
"La critique de la modernité née de la Révolution française et des Lumières, n'a pas attendu la fin du XIXème siècle pour se développer. Antoine Compagnon et ses "antimodernes", de même que Zeev Sternhell avec ses "anti-Lumières", ont montré que modernité et réaction cheminent ensemble. Ce qui est nouveau avec les critiques de la modernité fin de siècle, c'est l'introduction du thème de l'apocalypse. Le monde moderne, l'homme et ses droits, la démocratie seraient des injures faites à Dieu et à la nature humaine qui, de plus, conduiraient l'humanité à sa perte. C'est l'heure de gloire des thèmes de la dégénérescence et du déclin. Même si l'ouvrage qui condense ces idées, Le déclin de l'Occident d'Oswald Spengler, est postérieur à la Première Guerre mondiale, c'est avant le cataclysme qu'elles ont été professées. Emilio Gentile montre à partir d'exemples tirés des mondes des idées, de la science ou des arts, combien cette perception d'une modernité qui conduit au désastre est une idée dominante de la "Belle Epoque"... C'est l'écrivain hongrois Max Nordau qui rencontre un succès retentissant avec son livre sur la décadence occidentale. En France, c'est Gustave Le Bon qui annonce, pour le pire, l'ère des masses et la corruption de la civilisation...La guerre sera rédemptrice et d'elle naîtra l'homme nouveau...Le mythe d'un homme régénéré dans les tranchées, sous les Orages d'acier d'un Ernst Jünger, prospérera". 
                                                              *
- L'exposition Universelle de Paris dressa le bilan extraordinaire d'un siècle de progrès. Durant le XIXème siècle, en quelques générations, les Européens étaient parvenus à dompter les forces de la nature. Qui aurait pû prévoir au siècle précédent "qu'en l'espace de cent ans, autant de choses auraient été accomplies, que la face de la terre aurait été transformée de façon aussi prodigieuse", écrivait alors le sociologue Gugliano Ferrero. "Sans précédent" fut l'expression la plus utilisée... "Nombreux étaient ceux qui partageaient la prévision optimiste d'un âge d'or imminent pour le nouveau siècle"... Mais ce concert était troublé par quelques esprits moins allègres. Dès la "Belle Epoque" l'inquiétude apocalyptique de la destruction de la modernité s'exprime, même si personne ne prévoit la réalité de ce qui survint entre 1914 et 1945. 
Dans sa présentation de l'ouvrage, Dominique Venner  dans la Nouvelle Revue d'Histoire n° 53, de mars 2011) pose la question suivante : "Devant le tableau saisissant dressé par Gentile, une question se faufile dans la pensée du lecteur. Le triomphe des machines, du commerce et de la technique est-il constitutif de la civilisation européenne? Bien entendu ce triomphe est issu de l'esprit européen, de sa part "prométhéenne" ou "faustienne" comme disait Spengler. Cette part devenue obsédante ne contient pourtant pas la totalité de l'esprit européen. L'autre part, une part essentielle, que l'on peut appeler "appolinienne", s'est trouvée masquée par les prodiges de la modernité. Dès lors que ces prodiges tournent au cauchemar, ne serait-il pas imaginable que les Européens soient tentés de retrouver la part appolinienne de leur civilisation afin d'équilibrer la démesure prométhéenne ? La question est pour l'heure sans réponse." http://www.lanrh.fr/NR_1./ANCIENS_NUMEROS.html 
                                                            *
La question est peut-être pour l'heure sans réponse mais il ne manque pas d'auteurs ayant pensé et écrit sur la question. Depuis les germes étudiés par Emilio Gentile dans cette époque d'avant la Première Guerre mondiale, plusieurs moissons ont passé; celles d'après la "Première" et d'avant la "Seconde". Puis celles d'après la "Seconde"... pour en arriver à la situation actuelle. Outre Spengler cité plus haut, ce blog a plusieurs fois présenté des auteurs aussi divers que Paul Valery, (la Crise de l'Esprit), Daniel-Rops (Chant pour les abîmes), Marcel de Corte (La fin d'une civilisation), Bertrand de Jouvenel, Nicolas Berdiaev,  ou que René Guénon (La Crise du Monde moderne), Julius Evola (Révolte contre le Monde moderne).... Plus près de nous, je pense encore aux essais d'un Alain Besançon (La falsification du Bien) ou d'un Eric Werner (la Maison de Servitude), d'un Dominique Venner, (le Choc de l'Histoire), et même à un Jean Raspail, etc....  Ils sont nombreux ceux qui nous ont fait ressentir le vertige de l'abîme et par un réflexe heureux nous porte aujourd'hui à entendre mieux cette voix au milieu de l'âme qui retentit non pour notre consolation mais pour nous mettre en garde contre de faux espoirs et nous encourager à ne pas baisser les bras. Mais, ce faisant, ne comptons jamais absolument sur nos propres forces. Agissons comme si tout dépendait de nous en sachant que Dieu secondera nos pauvres efforts. Cette espérance s'alimente à la voix intérieure qui nous dicte les renoncements et les initiatives; accrochés à la Source de Vie nous pouvons croire en l'Histoire.
A l'écoute de Clio, dans "Chant pour les abîmes", Daniel-Rops s'interroge : "serait-il vrai que chaque forme de civilisation eût, biologiquement, son temps mesuré ? (Un millénaire en gros, répond Spengler...)...Une telle vue laisse à rêver. Ainsi donc, serait-ce par le jeu de forces intérieures que les sociétés iraient à la mort ? la loi biologique, plus forte que les volontés humaines, les condamneraient-elles à disparaître, leur temps accompli ? Et les évènements extérieurs qui dans l'Histoire, semblent déterminants, seraient-ils, en définitive, aussi épisodiques et déterminés que le sont, pour chacun de nous, les causes hasardeuses qui nous mènent tous à notre inéluctable fin ? Si l'on songe à ce que représente vraiment le drame de notre monde, à cette immense somme de trahisons dont l'homme moderne s'est, envers lui-même rendu coupable, une telle hypothèse ne paraît pas du tout inacceptable et la loi de biologie historique rejoint, au fond de notre conscience, un sentiment de désespoir et de dégoût de vivre que nous connaissons bien."
Paul Valéry, dans son livre "Regards sur le monde actuel" nous livre son "ultima verba" : 
ARRÊTE! ARRÊTE-TOI! VAINQUEUR, SUR CE MOMENT SI HAUT DE LA VICTOIRE. PRENDS UN TEMPS DE SILENCE ET TE DEMANDE CE QU'IL TE FAUT PENSER SUR CE SOMMET, CE QU'IL TE FAUT PENSER QUI NE SOIT PAS SANS CONSÉQUENCE. C'EST UN VŒU, UN SERMENT, UN ACTE SANS RETOUR, UN MONUMENT DE L'AME ET COMME UNE PRIÈRE SOLENNELLE, QUE TU DOIS, SUR LES MORTS ET SUR LES VIVANTS PRONONCER ET INSTITUER, AFIN QUE CE MOMENT SILENCIEUX SI BEAU NE PÉRISSE PAS COMME UN AUTRE. DÉCLARE EN TOI ET GRAVE DANS TON COEUR :
QUE LE JOUR NE LUISE JAMAIS OU LE SOUVENIR DE CE JOUR DE VICTOIRE PUISSE APPORTER UNE AMERTUME ET UN RETOUR FUNESTE VERS LA PRÉSENTE JOIE; QUE JAMAIS REVIVANT CE QUI EST AUJOURD'HUI NE TE VIENNE A L'ESPRIT CETTE LOURDE PAROLE : A QUOI BON?

 

 

 

 

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amitié franco-serbe et action de Solidarité-Kosovo

Publié le par Christocentrix

vous pouvez suivre l'action et les réalisations de l'association humanitaire "Solidarité-Kosovo" ici :
                                  http://www.solidarite-kosovo.org/fr/

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                   http://www.solidarite-kosovo.org/fr/

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les Peuples de la Mer

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peuples de la mer (Sandars)Boucs émissaires pour l'effondrement d'une civilisation ancienne? Catalyseurs dans la naissance d'une nouvelle civilisation ? Qu'ont été ces mystérieux - Peuples de la Mer - dont la Bible, les chroniques, les monuments anciens nous relatent les forfaits, sans bien nous dire qui ils étaient, ni d'où ils venaient ? Hésiode n'a pas résolu le problème. Non plus que les thuriféraires de Ramsès III, dont les victoires ne furent peut-être qu'arrêts temporaires d'avant-garde dans une ruée dévastatrice.
N.K. Sandars a interrogé les ruines, des stèles triomphales aux vaisselles cassées. Méthodes d'efficacité reconnue, mais qu'il a fallu ici pousser très loin. Elève du professeur Gordon Childe à l'Institut d'Archéologie de l'Université de Londres, diplômée de l'institut d'Archéologie Préhistorique d'Oxford, Mme Sandars applique aux vestiges de la Grèce et du Moyen-Orient cette même analyse pénétrante qui lui a permis, en d'autres ouvrages, de révéler à la France et à la Grande-Bretagne leur commune préhistoire celtique.
Et les siècles obscurs de Méditerranée s'éclairent. Cnossos, Enkomi, Hattusas, Ougarit, Mycènes, Pylos, Tyrinthe retrouvent leur place dans l'Histoire, préparant et expliquant l'essor de Jérusalem, Athènes et Rome. Les civilisations ne sont plus mortes. Effacées par l'une des plus totales subversions qu'ait connues le monde, les Cités-Etats émergent des ténèbres, revendiquent notre respect, pour ce qu'à travers l'Egypte et la Grèce, elles nous ont laissé.
Mais l'exploration à laquelle est convié le lecteur conserve ses incertitudes, ses zones d'ombre, n'éteint pas les curiosités. La déchéance des peuples abandonnés aux délices de la consommation y tient autant de place que les fureurs des contestataires. C'est plus souvent sur un désordre que débouche cette analyse d'une extrême rigueur. Tout simplement parce que le désordre fut et que l'auteur n'aime pas substituer à la vérité ces canevas où les faits s'ordonnent trop aisément en fonction des thèses. "L'Histoire, écrit-elle, ne retrouve ordre et économie qu'au niveau de la philosophie et non du fait brutal. C'est pourquoi elle ne devrait jamais être livrée aux philosophes ou aux sociologues". On sera pourtant tenté, à la lecture de cet ouvrage, d'ajouter que la philosophie et la sociologie pourraient tirer du "fait brutal" ce que, bien évidemment, elles ne peuvent pas lui apporter : la bonne foi et la sérénité.
 
                                                                           *
 peuples de la mer (faucounau)                                                                                                                                                             Se définissant comme un linguiste kretschmérien, Jean Faucounau entraîne le lecteur à la découverte des mystérieux « Peuples de la Mer », dans un vaste voyage archéologique allant de l'Anatolie à la Sicile, et de la Grèce à la Sardaigne, en passant par Chypre et par l'Egypte. Il montre la grande diversité de ces peuples, ainsi que ce qui les unit, émettant chemin faisant une nouvelle théorie sur la catastrophe naturelle qui, selon lui, mit fin à l'Age du Bronze vers 1200 avant notre ère. S'appuyant sur les données les plus récentes, l'auteur développe diverses vues nouvelles, fondées parfois sur ses propres travaux, ouvrant ainsi la voie à de nouveaux axes de recherche en linguistique, archéo-géologie et archéologie méditerranéenne... Polytechnicien et linguiste, Jean Faucounau a eu l'occasion de participer dans sa jeunesse à des missions de prospection géologique pour le compte d'une Société minière. Il est notamment l'auteur de l'ouvrage « Les Proto-Ioniens : histoire d'un peuple oublié », publié dans la même collection.
 
 
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carte 1
 
carte peuples de la mer 
cartes extraites du livre de Jean Deruelle, "de la préhistoire à l'Atlantide des mégalithes", (éditions France-Empire, 1990) dont un chapitre est consacré aux "Peuples de la Mer".  Idem dans son ouvrage réactualisé en 1999 sous le titre "Atlantide des mégalithes".
 
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                                         guerrier des Peuples de la Mer
 
 

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Peintures rupestres sahariennes: 70 ans de recherches françaises.

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La première découverte remonte à 1909; elle est due au capitaine Cortier qui a signalé avoir vu dans une grotte de l'oued Assof Mellen "un dessin de bison". L'année suivante, le Lieutenant Gardel découvrit un bel ensemble de peintures à In-Ezzan, qui devait être relevé plus tard par Durand et Lavauden puis décrit par Breuil. En 1929, Conrad Kilian mentionnait des figures peintes, scènes de chasses et hommes armés d'arcs à Tin-Ekaham et à Amaïs. En 1932, le lieutenant Lanney signale des chars de guerre peints et des figures humaines à Tamajert. Enfin en 1933, le lieutenant Brenans découvre la célèbre station de l'oued Djorat, où sur un douzaine de kilomètres, gravures et peintures se trouvent par milliers. Puis le site de l'oued Amazzar, et d'autres encore. Ces découvertes dans le Tassili-n-Ajjer marque un tournant décisif dans la recherche archéologique française au Sahara central et dès l'année suivante, elle seront étudiées par des savants spécialisés (missions Gautier-Reygasse et Peyret-Lhote), tandis que le lieutenant Brenans des Compagnies méharistes continuera ses découvertes et de beaux relevés d'autres sites qui feront l'objet d'analyses par H. Breuil et H. Lhote. (Roches peintes du Tassili-n-Ajjer). Puis en 1938, Chasseloup-Laubat fera paraître son étude sur l'art rupestre saharien. Les choses ne connaitront un réel développement qu'avec les travaux d'Henri Lhote et son équipe en 1956 et 1957; travaux qui seront présentés et exposés en 1957/58 au Musée des arts décoratifs de Paris. Henri Lhote effectuera ensuite d'autres expéditions. Il sera maître de recherches au CNRS et chargé du département d'art préhistorique au Musée de l'Homme de Paris. Auteur d'une douzaine de livres sur le Sahara, plusieurs de ces titres concernent plus spécifiquement l'art et la "préhistoire" du Sahara.

- A la découverte des fresques du Tassili, Arthaud, Paris, 1958, 1973, 1992, 2006.

- Les gravures rupestres du Sud-oranais, Arts et Métiers graphiques, Paris, 1970.

- Les gravures rupestres de l'Oued Djerat, SNED, Alger, 1976.

- Vers d'autres Tassilis, Arthaud, Paris, 1976.

- Les chars rupestres sahariens,  éditions des Hespérides, 1982.

 

 

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D'autres chercheurs tels que H.J. Hugot ou F. Soleilhavoup, entre autres, feront paraître leurs études sur le sujet...  

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                                                                               (éditions des Hespérides 1974)

 

 

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rappelons aussi ce numéro spécial ( n°282, avril 2003) de la revue "Dossiers d'Archéologie" consacré à la Préhistoire de l'Algérie.

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origines des Berbères (suite)

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simplement pour indiquer un échantillon de la bibliographie (en français) sur le sujet.....

 

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livre ancien (1883) - A première vue on supposerait une "énième" hypothèse sur l'Atlantide mais il s'agit bien de l'Atlantis (autrement dit l'Atlas géographique) et de l'histoire ancienne de cette région méditerranéenne nord-africaine (et autour). Il s'agit aussi d'histoire des peuples qui ont vécu sur cette terre dans (ou depuis) des temps très anciens. Peuples désignés ici sous un autre nom (Héviles, Gétules, Libyens) que celui de "Berbères" que l'on utilise plus facilement aujourd'hui, ou de "Numides" de nos manuels scolaires. 

 (voir la "page" spéciale créée pour la reproduction de longs passages de ce livre).

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                                                                       présentation de l'éditeur

premiers berberes texte

                                    (paru en France en 2000 et en Algérie en 2001)

                                                                                                           

                                                                                   *

 

Berberes-Camps.jpgGabriel Camps est professeur de l'Université de Provence, spécialiste de la préhistoire et de l'histoire de l'Afrique du Nord. Il a conduit plusieurs missions scientifiques au Sahara et dirigé de nombreuses fouilles en Afrique du Nord. Il dirige l'Encyclopédie Berbère de l'UNESCO. Il est auteur de plusieurs ouvrages sur les Berbères et sur le Sahara.

- Aux origines de la Berbérie, monuments et rites funéraires protohistoriques (1961).

- Civilisations préhistoriques de l'Afrique du Nord et du sahara (1974).

- Berbères, aux marges de l'Histoire (1980).

- Les Berbères, Mémoire et Identité (1987).

- Les Berbères - des rives de la Méditerrannée aux marges méridionales du sahara (1996) - (ouvrage ci-contre édité en 2000 par Edisud-France).

-lien :   http://www.mondeberbere.com/histoire/camps/origines.htm#linguistique

 

 

-rappelons aussi le "que sais-je"  n° 718.  (P.U.F)... dans ses deux versions, ancienne (G.H. Bousquet) puis réactualisée (J. Servier)

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liens interessants :

http://mythologie-berbere.blogspot.fr/2012/11/les-berberes-oublie-de-lhistoire.html    et autres pages.

http://www.bladi.net/forum/28506-fabuleuse-histoire-berberes-iles/

 

 

 

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Alexandre Men

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alexandre Men 1

Alexandre Vladimirovitch Men (1935-1990) - prêtre orthodoxe russe, auteur de livres de théologie et d'histoire du Christianisme (ainsi que d'histoire des religions). Son charisme de prédicateur, son rayonnement, furent les causes de son assassinat en 1990. Quelques traductions et témoignages nous permettent de suivre la vie et l'oeuvre de cette figure exceptionnelle.

D'abord le témoignage de Yves Hammant, qui retrace la vie et l'action du père Alexandre en la ressituant dans le contexte de son époque, en prise directe avec 50 ans d'histoire "soviétique". (Edité chez Mame en 1993, réédité par Nouvelle Cité en 2000).

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 puis quelques unes des traductions du Père Alexandre

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 (traduit du russe par Giovanni Guaïta, édité par Nouvelle Cité en 1999). (traduit en 15 langues et diffusé en plusieurs millions d'exemplaires).

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Christianisme (Men)"Le Christ appelle l'homme à la réalisation de l'idéal divin. Il n'y a que des hommes bornés pour s'imaginer que le christianisme est achevé, qu'il s'est complètement constitué, «au IVème siècle » selon les uns, « au XIIème siècle » ou à un autre moment selon les autres. En réalité, le christianisme n'a fait que ses premiers pas, des pas timides dans l'histoire du genre humain. Bien des paroles du Christ nous demeurent encore incompréhensibles. En effet, alors que la flèche de l'Évangile a pour cible l'éternité, nous sommes encore des néandertaliens de l'esprit et de la morale. L'histoire du christianisme ne fait que commencer. Tout ce qui a été fait dans le passé, tout ce que nous appelons maintenant l'histoire du christianisme, n'est que la somme des tentatives - les unes malhabiles, les autres manquées -de le réaliser..."   (éditions du Cerf, 2004)

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- On peut aussi trouver aux éditions du Cerf (1998), un "Manuel pratique de Prière" du père Alexandre, accompagné de réflexions sur le Carême et d'un mémento du chrétien orthodoxe.

 

 

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Valaam, l'archipel des moines

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infos sur le film :   http://www.valaam-film.com/

                           

la bande-annonce :


 
 
 

 

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Histoire des Berbères

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Les Berbères ou Imazighen (Amazigh au singulier) constituent le fond ancien de la population de l’Afrique du Nord. Aujourd’hui, les dirigeants arabo-islamiques nord africains doivent faire face au réveil berbère...

Ce livre de Bernard Lugan n’a pas d’équivalent. Son approche est ethno-historique et couvre une période de 10 000 ans. Il est illustré par de nombreuses cartes en couleur et par des photographies.

 

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Table des matières

 

Première partie : La Berbérie jusqu’à la conquête arabe

Chapitre I : Une très longue histoire

A) L’état des connaissances
B) L’Égypte, une création berbère ?

Chapitre II : Les Berbères durant l’Antiquité classique
A) Les Peuples et les Etats
B) Les Berbères furent-ils romanisés ?

Chapitre III : Les Berbères, les Vandales et les Byzantins
A) L’intrusion vandale
B) L’échec de Byzance

Deuxième partie : Les Berbères se convertissent à l’islam mais ils résistent à l’arabisation (VIe-Xve siècle)

Chapitre I : Les Berbères face à la conquête et à l’islamisation
A) Les résistances à la conquête
B) La révolte berbère du VIII° siècle

Chapitre II : Le monde berbère du IXe au XIIe siècle
A) La Berbérie au IXe siècle
B) Le Maghreb berbéro-musulman du Xe au XIIe siècle

Chapitre III : Les grandes mutations du monde berbère (XIIe-XVe siècle)
A) Les Berbères almohades et l’arabisation du Maghreb (XIIe-XIIIe)
B) La question arabe
C) Le tournant des XIIIe-XVe siècles

Troisième partie : Des Berbères dominés à la renaissance de la Tamazgha

Chapitre I : Les Berbères perdent la maîtrise de leur destin (XVIe-XIXe siècle)
A) Le Maroc entre Arabes et Berbères
B) Les Berbères et les Ottomans (XVIe-XIXe siècle)

Chapitre II : Les Berbères et la colonisation
A) Algérie : de la marginalisation à la prise de conscience
B) Maroc : les Berbères victimes du Protectorat ?

Chapitre III : La renaissance berbère aujourd’hui
A) Maroc : de la stigmatisation à la cohésion nationale
B) Algérie : entre berbérisme et jacobinisme arabo-musulman
C) Les autres composantes de la Tamazgha

 

- Bibliographie - Index des noms de personnes - Index des tribus et des peuples

 

 

Ce livre édité par l'Afrique Réelle n'est pas disponible dans les librairies ou sur les sites de commandes en ligne. Seule l'Afrique Réelle le distribue.

ici : http://bernardlugan.blogspot.fr/2012/04/nouveau-livre-de-bernard-lugan-histoire.html

 

 

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