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Amalia

Publié le par Christocentrix

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Camôès (Os Lusiadas)

Publié le par Christocentrix

 «Le sujet des Lusiades, traité par un esprit aussi vif que Camôes, ne pouvait que produire une nouvelle espèce d'épopée. Le fond de son poème n'est ni une guerre, ni une querelle de héros, ni le monde en armes pour une femme ; c'est un nouveau pays découvert à l'aide de la navigation [...]. Cela est grand en tout pays sans doute»  (Voltaire, Essai sur la poésie épique).Camoes.jpg

On a appelé Les Lusiades le « trésor du lusitanien », et, de fait, le poème porte des valeurs ancrées dans le conscient et l'inconscient collectifs des Portugais, que l'assentiment général des étrangers a confirmés dans leur vénération. Aucun poème épique moderne n'a joué le même rôle national. Il en est peu - voire aucun - qui soient poétiquement aussi réussis que Les Lusiades.

En France, on aurait perdu une première traduction à l'état de manuscrit. La première imprimée fut celle de Duperron de Castéra (1735). Il y en eut, depuis, une douzaine, en prose ou en vers. Celle de Jean-Baptiste Millié (1825) fut la plus rééditée. Nous avons choisi la plus fidèle, celle de Roger Bismut (1954), très affinée d'édition en édition, jusqu'à la quatrième, que la présente reproduit. Cette édition du poème, en version bilingue, vient trouver sa juste place dans la collection « Bouquins ». Ce sommet littéraire d'une langue que parlent aujourd'hui deux cents millions d'hommes est enfin accessible au grand public, ainsi qu'aux lusitanistes avertis. M. Eduardo Lourenço, prix européen Charles Veillon, et M. de Pina Martins, le plus grand spécialiste portugais de l'humanisme et de la Renaissance, président de l'Académie portugaise, ont rédigé respectivement une Préface et une Présentation qui éclairent le poème et le ressituent dans la tradition épique du XVIème siècle.

 

                                                                                                                Luisa Braz de Oliveira

 

   

Le-Gentil--Camoes-.jpgL'oeuvre de G. Le Gentil sur Camôès, à la fois biographie, analyse littéraire et anthologie  bilingue, offre au lecteur la seule étude complète en français sur le plus célèbre poète portugais. (Camôès, l'oeuvre épique et lyrique, Georges Le Gentil, éditions Chandeigne, 1995).

Ce même éditeur offre une édition bilingue des Sonnets de Camôès ainsi qu'un ouvrage de Le Gentil : "La Littérature Portugaise".

 

 

 

 

 

   

Sonnet Camoès 

 

 

 

 

 

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Heureux ceux qui sont morts.

Publié le par Christocentrix

Cette voix a un ton inhabituel - rauque et violente. une-guerre-pour-rien.jpgC'est celle moins d'un soldat que d'un guerrier qui a rompu la loi du silence et qui ne parle plus à ses ex-supérieurs hiérarchiques à la distance règlementaire. Ce livre retrace le long chemin parcouru par une unité d'élite (un certain 1er R.E.P., vous vous souvenez ?) ; mais le propos de l'auteur n'est pas de réunir de pieuses images, ni de distribuer des médailles; il est de dire la vérité, si dure, si peu plaisante qu'elle soit et de dénoncer les états-majors responsables de tant de désastres. Ce livre écrit en Juillet 1961 a été édité par la Table Ronde en 1966.

L'auteur, Antoine Ysquierdo, s'est engagé à dix-huit ans dans la Légion. Il a participé au premier rang, sans désemparer, à tous les combats de 1942 à 1961 (Tunisie, campagne d'Italie, Allemagne, Indochine, Cao-Bang, Dien-Bien-Phu -où il fut blessé puis prisonnier-, Algérie). Officier de la Légion d'Honneur, 14 fois cité, dont cinq à l'ordre de l'Armée.

 

 

                                                                                                  ***

  

capitaines d'avrilCe livre est né de la rencontre inopinée de deux hommes, révoltés puis réprouvés... deux anciens officiers des guerres de l'Algérie et de l'Angola.

Jean-Claude RACINET fut l'un de ces capitaines ardents qui, en avril 1961, tentèrent de donner un sens révolutionnaire à une victoire militaire sans cela inutile à leurs yeux.

Joâo da SILVA, ancien capitaine commando d'Angola, après avoir refusé, en avril 1974, comme nombre de ses camarades, d'assumer la responsabilité d'une défaite technique outre-mer, prit une position politique telle qu'il dut s'exiler.

L'émouvant face à face a fait sortir Jean-Claude RACINET de la profonde léthargie dans laquelle il était muré et l'a poussé impérieusement à témoigner à son tour. 

-LES CAPITAINES D'AVRIL, (édit. France-Empire, 1976) - Après l'exposé des rêves enfiévrés de ces deux hommes en faveur d'une décolonisation et d'une révolution originales, et celui de leurs expériences et de leurs désillusions, est consacré, en majeure partie, à l'évolution du conflit algérien. Mais Jean-Claude RACINET nous présente celui-ci sous un éclairage nouveau qui permet de mieux comprendre les raisons socio-politiques, militaires et structurelles de notre impuissance. A noter, au passage, que les Capitaines d'avril, au Portugal et en Algérie, ont voulu se démarquer d'une société bourgeoise dont l'incapacité à contrôler le processus de la décolonisation a coûté tant de sang et de larmes. A travers le récit haletant de son expérience de structuration des populations pour qu'elles prennent en main leurs destinées, RACINET brosse ça et là de saisissants portraits de ses camarades. Malgré l'échec essuyé, on veut croire que tant de sacrifices et tant d'efforts n'ont pas été consentis en vain par ces hommes généreux.

 

                                                                                              ***

 

 

Pourquoi avoir rassemblé ces deux téloignages sous ce titre : simplement parce que c'est le titre d'un texte de Charles Péguy, propre à illustrer ce message. Le voici....

 

 

Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle

Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre. . .

Heureux ceux qui sont morts pour quatre coins de terre.

Heureux ceux qui sont morts d'une mort solennelle.

 

Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles,

Couchés dessus le sol à la face de Dieu.

Heureux ceux qui sont morts sur un dernier haut lieu,

Parmi tout l'appareil des grandes funérailles.

 

Heureux ceux qui sont morts pour des cités charnelles.

Car elles sont le corps de la cité de Dieu.

Heureux ceux qui sont morts, pour leur âtre et leur feu,

Et les pauvres honneurs des maisons paternelles.

 

Car elles sont l'image et le commencement

Et le corps et l'essai de la maison de Dieu.

Heureux ceux qui sont morts dans cet embrassement,

Dans l'étreinte d'honneur et le terrestre aveu.

 

Car cet aveu d'honneur est le commencement

Et le premier essai d'un éternel aveu.

Heureux ceux qui sont morts dans cet écrasement,

dans l'accomplissement de ce terrestre voeu.

 

Car ce voeu de la terre est le commencement

Et le premier essai d'une fidélité.

Heureux ceux qui sont morts dans ce couronnement

Et cette obéissance et cette humilité.

 

Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés

Dans la première argile et la première terre.

Heureux ceux qui sont morts dans une juste guerre.

Heureux les épis mûrs et les blés moissonnés.

 

                                                                                 Charles Péguy

 

 

 

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Costa de Loverdo

Publié le par Christocentrix

j-ai-ete-moine-au-mont-Athos.jpgCe livre publié en 1956  relate l'extraordinaire aventure de Costa de Loverdo au Mont Athos. Dans une surprenante évocation, Costa de Loverdo rappelle son expérience personnelle, puis par un étonnant transfert, il évoque celle d'un moine qu'il connut. Il donne de la célèbre presqu'île aux cent couvents, une synthèse harmonieuse. Le Mont Athos peut-être un exemple pour notre monde matérialisé. - "Il est des lieux où souffle l'Esprit ", mais l'Esprit souffle où il veut".

Costa de Loverdo est né à Athènes en 1921, d'une famillle remontant au XIIIème siècle, qui a compté sept archevêques des îles Ioniennes, un ambassadeur auprès du Tsar, un général sous Napoléon, les fondateurs du Musée Byzantin Loverdo, de la Bibliothèque Loverdo...

Porté sur les fonts baptismaux par le roi de Grèce, il voyagea en Europe et en Afrique, puis se rendit au Mont Athos où il poursuivit la tradition ancestrale en se faisant novice au couvent Agios Pavlos. Ayant quitté la Sainte Montagne pour la France, il y fut incarcéré en 1941 pour fait de résistance et condamné à six mois de forteresse. Evadé, il gagna Gibraltar et s'engagea dans la R.A.F. De retour en Grèce en 1945, il se rendit encore au Mont-Athos. Il fut l'auteur d'un rapport à l'ONU sur la guerre civile grecque. Costa de Loverdo fut correspondant de nombreux journaux à Athènes et chroniqueur à la Dépêche du Midi. Il a publié surtout  en 1955, Le Trésor du Mont Athos, qui perce le secret d'une antique légende de la Sainte Montagne.

tresor-du-mont-Athos.jpgLes sources de ce livre sont dans Hérodote, Aristote, Sophocle, Plutarque, Juvénal, Pline l'Ancien, Grégoras, le Moine Denys, Cyrille de Chio, Halcyonius, Didron, Pouqueville, Alphonse Rabbe, l'Abbé Fleury, Jean Belon, Sevastianoff, A. Proust, Auguste Bailly, Victor Duruy, les Archives de la République de Venise, la Bible d'Or des Iles Ioniennes, l'Encyclopédie Hélios et le Moine Mélétios de Lavra la Grande, pour ne citer que les principales.

La Crypte du Perse est donc née en 1954 d'oeuvres et de travaux commencés bien avant Jesus-Christ. Elle est la plus merveilleuse histoire que l'auteur ait ouï conter, une chanson de geste s'étalant sur bientôt trois millénaires et demeurée vivante jusqu'à nos jours. Darius Premier, Alexandre le Grand, Saint Athanase l'Athonite, les héros de l'Indépendance grecque y défilent, leurs destinées liées entre elles par ce fabuleux trésor qui coula au pied du Mont Athos avec la flotte perse de la première guerre médique.

 

 

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les Samaritains

Publié le par Christocentrix

Samaritains.jpg

Les Samaritains sont aujourd'hui l'un des plus petits peuples de la terre : ils ne sont guère plus de cinq cents. Ils sont aussi l'un des plus anciens, puisqu'ils faisaient partie du peuple juif, dont ils se sont séparés peu avant l'ère chrétienne. La cause du schisme: ils ne reconnaissaient pas le temple de Jérusalem et lui préféraient le mont Garizim, près de Naplouse, qui fut effectivement le premier sanctuaire des Hébreux, lors de leur arrivée dans la Terre Promise.

D'autre part, leur « patrimoine génétique » étant resté intact depuis les temps bibliques, les Samaritains descendent authentiquement des Tribus perdues dont le sort a toujours intrigué les juifs et les chrétiens : de l'Afghanistan à l'Équateur, des États-Unis au Japon en passant par le Caucase, beaucoup ont vu en eux des ancêtres. Aujourd'hui devenus des citoyens de plein droit de l'État juif, ils continuent à fêter leur Pâque sur le mode antique, en sacrifiant des agneaux. Léon Poliakov nous donne ici les résultats d'une enquête à travers les continents et les textes. Il le fait à sa manière, en montrant qu'on ne répond pas à des questions sans en poser d'autres. Et le livre s'achève avec une étude de Gilles Firmin sur l'histoire de la critique de la Bible, d'où il ressort également que les subtilités, voire les contradictions de cette critique, s'accroissent à mesure qu'augmentent nos connaissances.

 

Les Samaritains, Léon Poliakov, Seuil, 1991. 

 

 

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les tentations du Christ

Publié le par Christocentrix

Les Tentations du Christ

Deux textes d'une très grande valeur littéraire et d'une haute portée religieuse sont proposés ici à la réflexion. « La Légende du Grand Inquisiteur » de F. Dostoïevski et "La Dernière Tentation du Christ" de N. Kazantzakis - deux écrivains issus de l'orthodoxie. Cette confrontation lance un débat serré entre le Russe à qui l'humanisme pervers du Grand Inquisiteur permet de mettre en lumière la divinité du Christ, et le Grec qui s'emploie au contraire à décrire tout ce qu'il y a de douloureusement humain dans le personnage de Jésus.

Le contraste qui se dégage de cette lecture conjointe destentations-du-Christ.jpg tentations selon Dostoïevski et Kazantzakis rend manifeste une tendance religieuse typique de la modernité. Là où le Russe affirme la divinité du Christ en signifiant tout ce qui le sépare du « Prince de ce Monde » dont le Grand Inquisiteur se fait l'interprète et l'instrument, le Grec souligne au contraire, avec une violence souvent déroutante, tout ce qui dans les tentations de Jésus le définit comme fils de l'Homme. Comme un homme travaillé par des désirs troubles ou mordants, et effrayé par une condition, malgré tout divine, qui l'écrase. On peut parler de Jésus comme d'un « héros tragique », marqué par de nombreux thèmes issus des affinités nietzschéennes du romancier grec.

« La Légende du Grand Inquisiteur » est amplement située dans le contexte des Frères Karamazov d'où le texte est extrait, ce qui permet à l'auteur de discuter de la question de la relation de Dostoïevski au catholicisme, comme il tente de répondre à la question du caractère blasphématoire ou non du roman de Kazantzakis.

 

Les tentations du Christ, Philibert Secretan, Cerf, 1995.

Philibert Secretan, né en 1926 à Genève, professeur de philosophie à l'Université de Fribourg (Suisse), est spécialiste de la philosophie chrétienne contemporaine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages - dont Méditations kantiennes (L'Âge d'homme) et L'Analogie (PUF) - et le traducteur de nombreux livres, dont les oeuvres d'Édith Stein aux Éditions du Cerf. 

 

 

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Pays natal

Publié le par Christocentrix

Borisav.jpgA l'aube du XXème siècle, tandis que dans les grandes capitales de l'Europe occidentale, des ouvriers, hier encore paysans, s'éreintent à travailler sous le joug de l'industrie, oeuvrant à la promesse d'une nouvelle civilisation, dans les régions des Balkans, encore sous domination ottomane, des hommes ne cessent de revivre leur tragique soif de liberté.

C'est ainsi que les personnages de Stankovic portent en eux l'avènement d'une aube avortée par l'asservissement à un empire à l'agonie, et vaincue d'avance par un empire en devenir.

L'oeuvre de Stankovic est parcourue d'hommes et de femmes qui attendent - attendent le miracle de la vie -jusqu'à ce que, l'âme étouffée par la réalité devenue impossible à vivre, ils sombrent dans la seule issue qui leur paraît ne pas offenser Dieu : la résignation. Seuls les plus âpres se rebellent contre l'univers, par une énergie du désespoir refont surface, et, au-delà de toute morale humaine, opposent à tous et à tout leur droit à la vie.

 

 Il rêvait d'une littérature, si je puis la nommer ainsi, faite de sèves rares et précieuses: un immense chêne humain, avec de profondes racines ramifiées dans la terre et un faîte majestueux, mais qui est blessé, et qui recouvre et protège sa plaie, jour et nuit, d'une sève résineuse odorante, son propre sang. Cette sève s'écoule goutte à goutte, et sourd de l'être tout entier, du tréfonds originel le plus sensible. Du plus précieux de son être, là où est l'instinct de vie. Sa sérénité, sa confiance, sont blessées. Mais la nature s'est rebellée. Combien est plus vivifiante cette sève que toutes les grappes de fruits qui font ployer les branches. Que toutes ces pommes et poires, dons d'une généreuse et tendre nature, dans d'idylliques vergers. C'est cette sève qui est précieuse et pérenne. Or, on la tenait pour quelque chose de négligeable. Une telle littérature exige une ferveur créatrice absolue. C'est cela la véritable pérennité. »

 

                                                          (Stanislav Vinaver, extrait de la postface)

 

 

Borisav Stankovic est né en 1876 à Vranje, petite ville située à l'extrême frontière du Sud qui s'était libérée depuis peu de la domination turque. Bien que vivant à Belgrade, où il mourut en 1927, il resta profondément attaché à sa ville et à sa contrée natales qui inspireront toute son oeuvre. Celle-ci révèle un prosateur incomparable que les plus grands écrivains serbes du XXème siècle reconnaîtront comme un maître.

 

Pays Natal, Borisav Stankovic, édit. l'Age d'Homme, Classiques Slaves, 2007. (traduit du serbe par Vladimir Cejovic).

 

 

 

 

 

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Yiannis Papastefanou

Publié le par Christocentrix

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Theotoke Parthene (Petros Bereketis)

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plusieurs autres vidéos du concert disponibles par Youtube...
voir le blog de Frédéric Tavernier:  http://www.myspace.com/frederictaverniervellas

 

 

 

 

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le moine, la louve et l'aigle....

Publié le par Christocentrix

Non loin de la ville serbe Ivanica, le hiéromoine Ambroise a rénové un monastère ancien, où il s'est installé. Avec une louve et un aigle... 

Cà n'évoque pas quelque chose...?

à voir ici : http://www.moinillon.net/post/2010/07/09/le-moine-le-loup-et-le-rapace

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