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la Kahena, héroïne berbère

Publié le par Christocentrix

Reine berbère originaire des Aurès (Algérie). Ame de la résistance berbère à l'invasion arabe, au VIIème siècle.

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comparons...

 

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Jeanne Hachette une héroïne française

Publié le par Christocentrix

Jeanne Laisné ou Fourquet, connue depuis le XVème siècle sous le nom de Jeanne Hachette, née le 14 novembre 1454 à Beauvais. Figure emblématique de la résistance française face à Charles le Téméraire.

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comparons.....

 

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Μια πίστα απο Φώσφορo

Publié le par Christocentrix


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le Camp des Saints

Publié le par Christocentrix

Un entretien avec Jean Raspail lors de la réédition du Camp des Saints... ici :

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Wall Street et ses compromissions

Publié le par Christocentrix

Récemment, en 2012, ont été traduits et édités en français (édit. "Retour aux Sources") les résultats d'un long travail d'investigation d'Antony Cyril Sutton, économiste et historien britannique. (Sur le détail de sa biographie et de ses travaux, vous pouvez trouver dans l'article Wikipedia des précisions et des liens : http://fr.wikipedia.org/wiki/Antony_Cyril_Sutton ). 

Au fil d'une enquête magistrale, Antony Sutton établit des liens historiques tangibles entre capitalistes américains et communistes russes. Tirant ses informations de l'examen de dossiers du Département d'État, des archives personnelles de personnages clés de Wall Street, de biographies, d'articles de presse et de livres d'historiens classiques, Sutton met en lumière le rôle que jouèrent les dirigeants de certaines banques et de puissants de Wall Street. Le soutien au communisme, actif mais secret, les accords passés par de grandes entreprises dans le but de capter l'énorme marché russe, par des hommes d'affaires de premier plan, lesquels se faisaient publiquement les champions de la libre entreprise. « Wall Street et la révolution bolchévique » est un des volumes de la trilogie de Sutton sur les implications politico-financières et leur part de responsabilités dans le déclenchement des révolutions et conflits mondiaux du XXème siècle.

 

 

 

 

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D'autre part, en mettant au jour un cloaque de mensonges, de tromperies et de duplicités, Antony Sutton révèle l'un des faits le plus marquant, et pourtant le moins rapporté, de la Seconde Guerre mondiale : que des banques de Wall Street et des grandes entreprises nord-américaines ont soutenu l'ascension de Hitler vers le pouvoir, en finançant l'Allemagne nazie et en faisant des affaires avec elle. En suivant minutieusement la piste de ces faits "oubliés", grâce à des documents et des témoignages incontestables, Sutton parvient à la conclusion que la catastrophe que fut la Seconde guerre mondiale bénéficia surtout à un groupe privilégié d'initiés financiers. Il donne le compte-rendu détaillé, preuves à l'appui, du rôle abject que jouèrent des financiers bien connus, directement ou à travers leurs entreprises, et tous ceux qui financèrent les préparatifs de la guerre la plus sanglante et la plus destructrice de l'Histoire. « La contribution du capitalisme nord-américain aux préparatifs de guerre allemands a été phénoménale et, sans elle, l'Allemagne n'aurait jamais eu la capacité militaire qui conduisit au massacre de millions de personnes innocentes ... » « Non seulement ces banquiers et hommes d'affaires nord-américains avaient conscience de la nature du nazisme, mais il assistèrent le nazisme à chaque fois qu'ils y avaient intérêt en sachant parfaitement que la conséquence probable serait une guerre impliquant l'Europe et les États-Unis. »

« Wall Street et l'Ascension de Hitler » est le troisième volume d'une trilogie consacrée à l'implication directe des financiers new-yorkais dans la révolution lénino-trotskiste en Russie, l'élection de Franklin D. Roosevelt aux États-Unis et la montée du nazisme en Allemagne.

 

                                                              *

Avant la traduction des travaux de Sutton, un journaliste français (et ancien du Service de Documentation Extérieure et du Contre-espionnage, SDECE), Pierre de Villemarest, s'était lui aussi interessé à ces côtés de l'Histoire.

(voir Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_de_Villemarest).

En 1984, il a publié deux volumes sur ces mêmes questions. ( "Les Sources financières du Communisme", "les Sources financières du Nazisme"). Réactualisés et enrichis de nouveaux documents, ses travaux ont été réédités en 1996 (édit. Godeffroy de Bouillon) sous le titre "A l'ombre de Wall Street, les complicités soviéto-nazies".

 

 

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Pierre de Villemarest écrit que « Sutton fut le seul auteur qui ait jamais disséqué les contrats grâce auxquels les totalitarismes nazi et soviétique ont pu vivre et survivre économiquement ».

 

Cet ensemble est indispensable à la compréhension des évènements majeurs dont des masses d'innocents ont été les victimes tandis que les responsables "faisaient des affaires".  

 

 

 

 

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mourir pour Tombouctou ?

Publié le par Christocentrix

 

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                                                                          *

 De la fondation à l'apogée :

La fondation de Tombouctou vers l'an 1100 est attribuée à des touaregs qui établirent, sur la rive gauche du Niger, un camp de huttes de paille où ils revenaient, chaque été, faire paître leurs troupeaux.. A leur départ, dès l'arrivée des pluies, ils laissaient en place leurs paillottes et une partie de leur matériel de campement. Ils en confiaient la garde à une vieille esclave bella (vieille femme au gros nombril). Ce nom serait à l'origine de celui de la ville de Tombouctou. Peu à peu, le lieu attira les caravanes qui commencèrent à y faire halte. Puis les commerçants de Djenné et de Gao vinrent y ouvrir des succursales. Tombouctou devint, ainsi une ville qui se développa et où furent édifiées mosquée et école coranique. Vers l'an 1300, Tombouctou était une petite cité prospère où les chefs et notables Sonrhaï et Bambarras construisirent d'importantes mosquées, de riches demeures et autres édifices. C'est ainsi que la grande mosquée de Djinguirey Ber aurait été construite, en 1425, à son retour d'un pèlerinage à La Mecque, par l'Empereur du Mali, Kankan Moussa, sur sur les plans d'un architecte de Grenade.

Les touaregs, fondateurs du premier établissement, continuaient cependant à se manifester par des raids violents et des pillages. Vers 1496, l'Askia Sunni Ali, empereur des Sonrhaï, alors à l'apogée de leur puissance, installa à Tombouctou une solide garnison. La paix assurée, s'ouvrit pour Tombouctou une ère de gloire légendaire qui s'étendit sur plus d'un siècle. Aux environs de 1500, l'université de Sankoré, dont il reste aujourd'hui la grande mosquée du même nom, étendit sa réputation à l'ensemble du monde arabe, attirant une foule de savants étrangers du Maroc, d'Egypte, d'Arabie, etc. Sankoré possédait alors la plus grande collection de manuscrits arabes connue. Parmi ceux-ci, mention particulière doit être faite du Tarik es Sudan d'Abderahman ben Abdallah, l'une des sources les plus recherchées pour tout ce qui concerne l'histoire de l'Afrique de l'Ouest.

Moins de cinquante ans plus tard, le Sultan du Maroc montait une expédition militaire contre Tombouctou et l'Empire Sonrhaï qui tomba rapidement sous la domination des maures et fut ruiné par leurs rapines. Les désordres qui suivirent encouragèrent, dès la fin du XVIIIème siècle, les touaregs à rétablir leur domination et à exercer leurs pillages sur les populations noires de la ville et des villages du fleuve. Cette situation perdura jusqu'à l'arrivée des Français.

                                                              

                                                                        *

 

Les explorateurs, puis la conquête :

Tombouctou, qu'on appelait jadis "la mystérieuse", a longtemps exercé sur l'Europe une véritable fascination, à laquelle ont cédé, au siècle dernier, plusieurs explorateurs : le major Laing qui, en août 1828, paya de sa vie son passage à Tombouctou, René Caillé, en avril 1828, plus chanceux grâce à la discrétion de sa visite, sous son déguisement en humble voyageur arabe, puis, une trentaine d'années plus tard, le géographe allemand Barth. Il reste du passage de chacun, une plaque apposée sur la maison où ils auraient séjourné.

C'est seulement le 10 janvier 1894 que le premier détachement français, commandé par le colonel Bonnier, arrivé par le fleuve à Kabara, entra à Tombouctou. Le 15 janvier, en marche vers Goundam, Bonnier établit son camp près de Taoulec. Durant la nuit, attaqué par surprise, il fut massacré par les touaregs avec ses onze officiers, deux sous-officiers et soixante-quatre hommes de troupe sénégalais. A la même époque, l'enseigne Aube était à son tour tué dans la forêt de Kabara. Un mois plus tard, le 12 février, la colonne Joffre, alors jeune officier du Génie, arrivait pour procéder au nettoyage de la région, identifier les restes des victimes et construire les forts de Tombouctou, les forts Bonnier et Huguenny, afin de mettre la ville à l'abri des raids touaregs.

La création d'unités méharistes et de goums permit de consolider la paix en milieu nomade et d'ouvrir avec les tribus une ère de développement pacifique : forages de puits, campagnes de vaccination du bétail, écoles nomades dont la fréquentation par les enfants de touaregs blancs resta, il est vrai, toujours problématique. Seules pâtirent de cette paix les fractions de tradition guerrière.

                                                                

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Le moine blanc de Tombouctou et sa légende :

L'une des personnalités les plus marquantes de Tombouctou fut le Père Blanc Auguste Dupuy, dit Yakouba. Sa figure, haute en couleurs, a excité la curiosité et suscité l'admiration de ses contemporains. Plusieurs écrivains lui ont consacré des récits, ne fût-ce que quelques pages et même des livres. Parmi ces écrivains, l'américain William Seebrok, auteur d'une bibliographie « Le moine blanc de Tombouctou. »

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Dès leur arrivée à Tombouctou, en mai 1895, le Père Hacquard et le Père Yakouban - brillant arabisant - établirent d'excellentes relations avec la population de la ville et les notables, notamment avec le Cadi Ben Labas. Leur première tâche fut d'installer une chapelle, Sainte Marie de Tombouctou, et un dispensaire, puis, un peu plus tard, une école, où le Père Yakouba enseigna l'arabe classique. Le Père Yakouba acquit rapidement un bonne maîtrise des langues Sonrhaï, Tamachek, Peul et Bambara. Ses connaissances linguistiques et ses excellentes relations avec les populations lui permirent d'accéder à la connaissance de bien des secrets de la vie locale, ce qui devait lui conférer un rôle de conciliateur. Toutefois, sa prédilection naturelle pour les femmes africaines et la boisson défrayèrent la chronique et arrivèrent aux oreilles de Mgr Hacquard, ancien supérieur de la mission, devenu évêque, en résidence à Ségou et qui, nonobstant ce détail, avait pour lui la plus grande estime.

En octobre 1900, le Père Yakouba reçut de celui-ci l'ordre de quitter temporairement Tombouctou et de partir pour Fada N'Gourma (alors partie du Nord Dahomey) où il fut chargé de procéder à la remise en ordre de la mission de cette localité. Un an plus tard, s'étant parfaitement acquitté de cette tâche délicate, le Père Yakouba reprit le chemin de Tombouctou, en faisant un détour à Ségou, où il comptait rencontrer Mgr Hacquard, mais à son passage à Dédougou, il apprit que celui-ci s'était noyé dans le Niger en nageant au clair de lune. A Ségou, à sa grande surprise, on lui annonça officieusement qu'il était sur le point d'être désigné comme le successeur de son ami sur le siège épiscopal. Cette perspective, qui ne l'enchantait nullement, ne se réalisa pourtant pas. Le siège des Pères Blancs à Maison Carrée, près d'Alger (devenu El Harrach) avait été secrètement informé des relations coupables du Père Yakouba avec des femmes à Tombouctou et de son goût immodéré pour certaine liqueur de jujube, il fut donc invité à quitter sa mission et à venir s'expliquer devant les supérieurs de l'Ordre.

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Après une longue journée de réflexion, il sortit de la Mission, dépouillé de sa soutane et de son crucifix et, après une nuit dans un abri de fortune, on le vit occupé à pêcher des mollusques pour sa nourriture. Il avait quitté l'Eglise parce qu'il ne voulait ni s'éloigner de Tombouctou, ni renoncer aux femmes. Il avait surtout décidé de vivre en homme et non en évêque... A Kabara, où il envisageait de se faire pêcheur, il rencontra une jeune femme africaine, Salama, qui l'accueillit dans sa maison de Tombouctou et le prit solidement en main. Il allait avoir 40 ans, il l'épousa. Peu après le début de leur vie commune, il fit l'acquisition d'une demeure, sorte de "palais" en terre crue dans le quartier central de la ville, où ils s'établirent pour la vie. Elle n'eut pas de mal à dissuader Yakouba de donner suite à son projet de devenir pêcheur. A l'instigation de celle-ci, il alla offrir ses services au commandant de la place qui lui obtint un emploi d'interprète. C'est à ce titre que, quelques mois plus tard, il suivit une colonne militaire à Araouane à environ six jours de marche au nord de Tombouctou. A son retour, Salama mettait au monde leur première fille, Diarah. Elle devait encore lui donner de nombreux enfants, Youssoufou, Paul, Marcelle, Henri, Louis, Adah, etc... Il saisit, peu après, l'occasion d'accompagner un détachement méhariste aux salines de Taoudéni, à quelque huit cents kilomètres au Nord de Tombouctou, pour y escorter l'azalaï, la grande caravane d'hiver partant assurer le transport des barres de sel. Il en rapporta une description du site et du travail de la main d'oeuvre employée par les salines.

Vers 1908, Yakouba fut nommé commandant de Goundam, à environ 80 kilomètres à l'Ouest de Tombouctou, où il resta deux ans. Salama ne s'y installa pas mais lui fit, avec ses enfants, de nombreuses visites. Vers 1928, il participa -faisant fonction d'officier du service des renseignements - à une colonne envoyée en renfort contre une bande Senoussis venus de Tripolitaine et se dirigeant vers Agadès, mais avec laquelle le contact ne fut jamais établi. -Il devint le plus ancien fonctionnaire blanc et le plus vieux citoyen français de Tombouctou. Tous le respectaient et l'admiraient. Il finit en patriarche dans la ville qu'il avait tant aimée, entouré de sa femme et de leurs nombreux enfants.

                                                               

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Le charme caché de Tombouctou :

Les impressions que laisse Tombouctou à ceux qui y ont vécu ou qui y sont passés sont curieusement contradictoires. Certains n'y voient qu'une petite ville africaine sale et, dans l'ensemble, assez banale, dont la population, en majorité sonrhaï, rappelle celle d'autres villes de la Boucle du Niger. Qu'ils en aient trop attendu, ou qu'ils n'aient pas su ou pas eu l'occasion de s'imprégner de son ambiance particulière, ils expriment surtout leur déception.

D'autres en reviennent complètement charmés et conquis. Ils ne tarissent pas d'éloges sur cette ville phare, cette ville port, à la lisière sud du Sahara, point de contact entre les lettrés sonrhaï ou maures et le monde nomade, entre le fleuve et ses pirogues, le désert et ses caravanes. Ils sont captivés par ses deux grandes mosquées de terre qui défient les siècles et que la population recrépit chaque année au cours de grands rassemblements, ils s'extasient devant la richesse des bibliothèques arabes des principaux lettrés, ils se laissent impressionner par l'allure majestueuse de Mohammed Mahmoud, Cadi des Ahel Araouane, par son grand boubou brodé et son long bâton incrusté d'argent, par son langage habile à interpeller et à séduire les personnalités de passage... Ils vont jusqu'à évoquer, au sujet de Tombouctou, une ville où souffle l'esprit ! une des rares villes au monde où ils accepteraient de rester vivre...

                     

                Henri Leroux (administrateur de la France d'Outre-mer)

                                                                 

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On trouve aussi sur le sujet :

 

  

 

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vers un nouvel âge héroïque ?

Publié le par Christocentrix

dédié à un ami au milieu des ruines...

 

..."Et nous, qui essayons d'être chrétien, sans renoncer à une foi politique, qu'oserons-nous proposer, indiquer à l'horizon du désir, qui ne soit objet premier du mirage? La réflexion sur Foucault nous a, bizarrement, conduit à l'idée, ou au mythe d'une légitimité révolutionnaire, d'une révolution pour instaurer l'ordre légitime et profond. Ce n'est pas que nous n'éprouvions du dégoût pour le mot de révolution. Nous savons d'expérience, comment elles se terminent toutes, et nous n'envions pour nous ni pour nos fils, les prestiges de leur commencement.

Il y aurait pire que l'usage - indirect ou adjectif - de ce mot : ce serait l'illusion que la société par nous héritée, puis empirée, est compatible avec une légitimité quelconque, qu'un État légitime peut être greffé ou plaqué sur cette désolante pourriture. Mais, si corrompue qu'elle soit par le mal universel de l'usure (plus encore que par la pornocratie et l'alphabétisme idiot), chaque enfant d'une race et d'une langue, chaque nouveau-né recommence l'énorme aventure, retrouve la chance de tous les saluts ; le tissu premier de la politique, la source et l'objet du pouvoir sauveur, c'est la naissance. Chaque naissance dans une famille est le modèle idéal et réel des renaissances nationales ; l'apparition effective d'une telle renaissance exige la conjonction (pas plus invraisemblable, certes, que celle dont la révolution marxiste ne peut théoriquement se passer : une concentration du prolétariat dépossédé, et une volonté révolutionnaire) d'un état de la corruption ploutocratique avec une décision, le rétablissement de la nature politique et du droit naturel. Que cette conjonction doive être héroïque, cela résulte de l'extrême contrainte exercée, à l'âge moderne, par l'extrême artifice, et par les techniques d'avilissement. Le noyau naturel de notre présence terrestre est attaqué de telle sorte que la nature même ne peut plus être que l'objet d'une reconquête. Que cette reconquête puisse demeurer pacifique est probablement une illusion dont les écologistes sérieux ne soutiennent pas la vraisemblance. Lorsque « l'âge de l'homme » décrit - nous l'avons vu, de manière ambiguë - par Vico, tombe, à l'occasion de l'un des ricorsi, bien au-dessous des Lumières, et produit la société d'usurpation et de mensonge que nous connaissons, il n'y a plus qu'à attendre et préparer activement le nouvel âge héroïque. Cela malgré les surprises que nulle prévision ne nous épargnera, malgré la difficulté liée à l'existence d'un autre type de corruption dans d'autres sociétés ou nations concurrentes, malgré la perte d'énergie considérable que les systèmes sociaux, comme les systèmes physiques, éprouvent au cours de tous leurs changements majeurs. Une théorie du pouvoir associée à une foi politique doit prévoir quelle entropie elle peut supporter et risquer, et quelle « néguentropie » elle apporte avec elle, comme toute décision vivante. Il doit - on est tenté de dire il va - y avoir un moment où survivre dans cet état de pourriture apparaîtra, dans un éclair comme indigne et impossible. Cette prévision ne diffère de celle des marxistes que par les sujets de l'impossibilité vécue : là où les marxistes les délimitaient comme prolétariat victime du salariat, nous reconnaissons en eux les Français (et les diverses nations d'Europe selon une modalité particulière), en tant qu'hommes empêchés de vivre naturellement, soumis à des objectifs étatiques tantôt fous, tantôt criminels. Quelques-uns parmi eux, sont capables de guetter la conjonction libératrice, mais, à l'instant élu la communauté tout entière, par l'effet de l'universelle agression qu'elle a subie, peut être capable de consentir à la décision d'initier un nouvel âge héroïque. Il ne sera certes pas celui des philosophes, nouveaux ni anciens. Les philosophes, s'ils se délivrent de leur préjugé que l'Esprit doit être sans puissance et que tout pouvoir est mauvais y pourront jouer un rôle moins absurde, finalement que celui de Platon à Syracuse. Quant aux spirituels, c'est l'un d'eux, Martin Buber, qui prophétisait la bonne modification du pouvoir en un nouvel âge : « Je vois monter à l'horizon avec la lenteur de tous les processus dont se compose la vraie histoire de l'homme, un grand mécontentement qui ne ressemble à aucun de ceux que l'on a connus jusqu'ici. On ne s'insurgera plus seulement, comme dans le passé, contre le règne d'une tendance déterminée, pour faire triompher d'autres tendances. On s'insurgera pour l'amour de l'authenticité dans la réalisation contre la fausse manière de réaliser une grande aspiration de l'aspiration à la communauté. On luttera contre la distorsion et pour la pureté de la forme, telle que l'ont vu les générations de la foi et de l'espoir. » Un « nouveau Moyen Âge » comme l'ont entrevu Berdiaeff et Chesterton ? Les ricorsi ne sont pas de pures répétitions ni même de simples renouvellements. Sûrement : une manière de rendre vaine l'opposition de l'individualisme et du collectivisme, telle qu'en usent, pour leurs courtes ambitions, les barbares et les freluquets. L'âge des héros rebâtira un pouvoir ; il n'est pas de grand siècle du passé qui ne se soit donné cette tâche : même aux âges simplement humains, où les familles, lassées de grandeur, confiaient à quelque César leur destin, à charge de maintenir le droit commun, le pouvoir reconstruit gardait quelque saveur du monde précédent. Notre société n'a que des banques pour cathédrales ; elle n'a rien à transmettre qui justifie un nouvel « appel aux conservateurs »; il n'y a, d'elle proprement dite, rien à conserver. Aussi sommes-nous libres de rêver que le premier rebelle, et serviteur de la légitimité révolutionnaire, sera le Prince chrétien."

            

                                                                     *

Pierre Boutang, Reprendre le pouvoir, Sagittaire, 1977.



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vanité de l'impuissance, impuissance de la vanité.

Publié le par Christocentrix

Les infidèles déclarent la guerre au Seigneur du Ciel et de la Terre, telles des feuilles sèches contre le vent des montagnes.

Contre qui déclarez-vous la guerre, insensés ? Contre Celui qui par Sa pensée allume le soleil, et de Son bâton mène les troupeaux de soleils et d'étoiles ? En vérité, moins risible est la guerre que les saules déclarent aux tonnerres, et les carpes aux terrifiants condors !  Vous avez forgé des armes avec lesquelles vous vous exterminez les uns les autres, et vous vous êtes soulevés avec les mêmes armes pour Le combattre. Mais voyez, Il peut, Lui, marcher sur vos épées comme sur une mousse tendre. Il ne craint pas davantage vos citadelles et vos tombeaux.

Vous avez créé d'infimes paroles avec lesquelles vous vous injuriez et vous humiliez les uns les autres, et vous pensez qu'avec vos toutes petites paroles vous allez humilier Celui qui seul sait ce qu'une parole veut dire et d'où elle vient ? Voyez, Il vous a créé une glotte dans la gorge, Il vous a élargi les poumons sous la glotte, et Il vous a ouvert la bouche et vous a lié la langue dans la bouche. En vérité, moins risible est le soulèvement des flûtes contre leur maître dans la boutique où il les vend, et celui des cordes sur la harpe contre la main qui les pince.

Vous faites la guerre non à Dieu mais à vous-mêmes, et Dieu, avec compassion, regarde votre suicide. Les feuilles sèches proclament la guerre contre les roues de bronze ! Et plus votre guerre dure contre Lui, plus Il se retire de vous sans tarder. Le Seigneur retire de vous Sa force, Sa beauté, Sa santé, Sa sagesse et Sa félicité. C'est ainsi que le Seigneur Très Haut mène la guerre contre Ses adversaires. Que reste-t-il de vous, combattants acharnés, quand le Seigneur vous retire ce qui est à Lui ? Ne reste-t-il donc pas impuissance, laideur, maladie, absurdité et malheur ? Le Seigneur ne vous reprendra rien de ce qui est à vous. Or ce qui est à vous, c'est l'impuissance. Et quand Il retirera Sa puissance, dont vous avez mésusé, il vous restera seulement votre impuissance mortelle, dont on ne peut ni user ni mésuser.

Le Seigneur arrachera de vous Sa beauté et les grenouilles s'enfuiront la tête la première loin de votre laideur. Le Seigneur arrachera de vous Sa santé, et votre sang se transformera en sanie, et vous serez une odeur agréable aux vers, une odeur à qui les villes fermeront leurs portes. Le Seigneur vous reprendra Sa sagesse, et dans votre insanité vous parcourrez les marais, et vous vous querellerez avec les grottes. Sa félicité et Sa paix, le Seigneur les rappellera à Lui, et les sources auront peur et s'enfuiront de votre tourment ; et la vigne sur la colline sèchera de votre malheur, et dans le champ la terre restituera son fruit à la terre. C'est ainsi que le Seigneur Très Haut fait la guerre à Ses adversaires.

Comme un enfant, Il est incapable de faire du mal. Et Il ne rend pas le mal pour le mal, car Il est dépourvu de mal. Mais Il rassemble seulement Ses bonnes offrandes et quitte avec elles celui qui grince des dents contre Lui. Et le Seigneur abandonne les infidèles à eux-mêmes. Et ils se décomposent comme un arbre vermoulu, d'où la sève est sortie et où les vers courent en quête de nourriture comme dans une maison abandonnée. Il est en ainsi du peuple qui déclare la guerre au Donateur de Vie.

À mon peuple, j'ai dit :« Souviens-toi de cela : telle est la victoire du Donateur de Vie et telle est la défaite des impies. » 

                                        saint Nicolas de Jitcha et d'Ohrid 

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Nicolas Vélimirovitch (1880-1956), le "Chrysostome serbe" a été canonisé en 2003. Il est aussi l'auteur d'une oeuvre écrite impressionnante. Le texte présenté ici est extrait de "Prières sur le Lac", traduit et édité aux éditions l'Age d'Homme, 2004. 

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souvenirs du député Léon Daudet

Publié le par Christocentrix

"Le 16 novembre 1919 j'ai été élu, au scrutin de liste, député du troisième secteur de Paris. Entendons-nous bien, député ROYALISTE, et au cri de « Vive le roi ». Ce fut, chez les républicains, une stupeur générale. On n'imaginait pas qu'un tel événement fût possible. Le pauvre cardinal Amette, respectueux serviteur des décisions de Clemenceau, alors président du Conseil et de son entourage, avait recommandé à ses ouailles de voter « sagement », c'est à dire pour la liste Millerand, dite d'union nationale, mais d'où les royalistes, ces pestiférés, étaient exclus. Fidèle interprète des désirs gouvernementaux, le cher Alfred Capus, alors directeur d'un Figaro encore influent, nous avait laissé tomber, mes amis et moi, dans un entrefilet assez perfide qui lui valut, de ma femme, cette remarque sévère : « Capus, je vous croyais un ami, vous n'êtes qu'un convive. » Comme bien d'autres, Capus, causeur incomparable, dramaturge amusant, écrivain délicat, était fourvoyé dans la politique; et sa collaboration directoriale au Figaro, non encore saboté par le falot parfumeur François Coty, s'en ressentit. Mon élection, après une campagne électorale des plus vives, fut saluée par les cris de fureur de la presse du gauche, notamment de L'Oeuvre de Gustave Téry, ancien normalien, tombé dans la crotte, aujourd'hui crevé, lequel ne me pardonnait pas d'avoir dénoncé ses louches allures du temps de guerre. À entendre ces aimables garçons, je ne pourrais siéger au Parlement, où mes collègues me couperaient la parole et me rendraient la vie impossible. Or, non seulement je siégeai sans discontinuer, au Palais-Bourbon, pendant quatre ans et demi, mais encore je dis à la tribune, et de ma place, exactement tout ce que je voulais dire, sans me laisser arrêter par aucune autre considération que l'intérêt primordial de la patrie. En outre, j'appris à connaître incomplètement encore, mais de près, ces larves parlementaires que sont un Millerand, un Poincaré, un Barthou, qu'était un Briand ; ces êtres éloquents et gentils, mais inconsistants, dénués de caractère à un point inimaginable, que sont un Tardieu, un Boncour, un Herriot ; l'impossibilité où ils se trouvèrent et se trouvent les quelques hommes de valeur entre 600, un Mandel, un Léon Bérard, un André Lefevre, un Maginot, un Marin, un de Seynes, un Provost de Launay, un Magne, de frayer un chemin à des lois utiles concernant la Défense nationale, le Budget, etc. Je pus constater le néant inouï de la Constitution, dénommée « La femme sans tête », si bien décrite par Charles Benoist, aujourd'hui royaliste, et des prétendus travaux parlementaires. Je me rendis compte que deux principes commandent aux assemblées démocratiques : l'ignorance et la peur. Or cette Chambre dite « bleu horizon » et qui, par nombre de ses membres, sortait de la fournaise de quatre années d'une guerre atroce, était bien disposée, pleine de bonne volonté ; les députés des provinces recouvrées lui apportaient un élément d'enthousiasme, qui eût pu donner des fruits admirables. La plupart de mes collègues, sur tous les bancs, étaient d'honnêtes gens, assez bêtes, mais bons. Qu'en conclure, sinon que le régime républicain lui-même, dans sa formule et dans les faits, est incompatible avec la prospérité, la conservation, le salut de la France. À l'heure où j'écris, tout homme de bonne foi doit conclure à l'antinomie fondamentale de la Patrie et de la démocratie.

Cavour a dit, dans une formule fameuse, qu'il préférait une Chambre à une antichambre. Il signifiait par là son mépris des courtisans, chambellans et autres parasites de la monarchie. Or l'antichambre, si insupportable qu'on la suppose, n'a pas empêché Sully, Richelieu, Mazarin, Colbert, Louvois, Talleyrand, Villèle, et Cie . Elle leur a mis des bâtons dans les roues. En fin de compte, elle a dû leur céder. Au lieu que la Chambre ne peut supporter aucune supériorité au gouvernement, ne peut tolérer aucune continuité dans les déterminations graves, portant, au-dedans comme au-dehors, sur quarante, cinquante, soixante ans. À peine est-on entré dans ce club, matériellement amusant et bien tenu, qu'est le Palais-Bourbon, que l'on s'en rend compte. 

Le 7 décembre 1919 donc, il faisait un joli temps d'hiver, gris et sec. Je me dirigeai vers la Chambre en suivant le boulevard Saint-Germain. Comme j'arrivais rue de Bourgogne, je vis passer à toute allure l'automobile du Père la Victoire. Il était rose et replet, sûr de soi, tel que trente-quatre ans auparavant, dans les bureaux de la Justice, entre Pelletan, Müllem, Martel et Geffroy. Ce souvenir de ma jeunesse me poursuivit jusqu'à mon vestiaire, où je déposai réglementairement mon paletot, ma canne et mon chapeau. Il contenait, à l'intention de son destinataire, deux gros livres brochés en bleu : le règlement de M. Eugène Pierre, présent inestimable que je me promis de lire avec soin. La plupart de mes nouveaux collègues m'étaient inconnus. Le cher et naïf Barrès vint à moi et me dit de sa voix profonde : « Il s'agit, Léon, de mettre en commun ce que nous avons de plus excellent. » Car il croyait encore - et dru - au parlementarisme et il s'imaginait qu'à peine en séance j'allais pousser, more antiquo, des « Vive le roi » à n'en plus finir. Telle n'était pas mon intention, mais je n'avais pas celle non plus de me tenir sagement à ma place, conformément au voeu de Son Éminence, le cardinal Amette.

J'avais retenu cette place à droite, bien entendu, parmi ceux de ma conviction ou du moins réactionnaires, qui étaient une trentaine environ. Je fis la connaissance de Xavier Vallat, grand blessé de la guerre, de Ruellan, de Le Cour Grandmaison, du Dr Molinié, du général de Maudhuy, du général de Castelnau, de Coucoureux. Provost de Launay me présenta Taittinger, qui avait la mine ouverte, rose et timide comme une jeune fille. Puis je serrai les mains d'Engerand, député du Calvados, esprit aimable, érudit et fin, de Méritan d'Apt en Provence, du poète exquis Xavier de Magallon, de maître Guibal, agréables et même charmants. Je retrouvai avec plaisir Eugène Magne, l'éloquent Nîmois, avec lequel je devais me lier d'amitié. Au milieu du brouhaha, des exclamations, des estrambords, je vis venir à moi un petit homme en soutane, replet à la mine alerte, aux yeux rieurs, aux lèvres minces, qu'il humectait constamment de sa langue pointue : l'abbé Wetterlé. Il s'était détaché du groupe de ses copains, où il y avait deux autres prêtres : l'abbé Müller, rond et glabre comme une pomme de terre, que l'on sentait farci de méfiance, et l'abbé Hackspill, jeune, brun, aux yeux pleins de feu. L'abbé Wetterlé me dit confidentiellement, avec un fort accent alsacien : « Glemenceau va, paraît-il, nous vaire une atmonestation... enfin, oui, un petit laïus. Ce sera le glou de la zéance. » Par la suite je devais converser souvent avec ce chic bonhomme, qui avait siégé au Reichstag, connaissait les Boches à merveille et comparait les parlementaires de Paris à ceux de Berlin : « Brind, mais c'est Pülow, c'est exactement Pülow », répétait-il en croisant ses petits bras derrière son dos.

À ce moment, je me trouvais debout dans l'hémicycle et Paul Deschanel, président de la Chambre précédente, passa. Je l'avais souvent blagué, sans méchanceté et appelé Poldéchanelle, l'ayant connu dans les milieux républicains, où il avait joué les Chérubin, puis les Don Juan : « Bonjour Daudet », me dit-il en me tendant la main. Derrière lui venait François Arago, chef de l'Entente, c'est-à-dire de la majorité, influent, très brave type, conscient de son importance et qui m'expliqua qu'il s'était foulé le pied quelques jours auparavant. Puis, soudain, un silence. Clémenceau venait de faire son entrée. Il avait ses gants gris et, dans l'allure, de la grandeur. Il ne s'imaginait certes pas que, quelques mois plus tard, il entrerait dans l'obscurité par la porte large ouverte de l'ingratitude de ce peuple français qu'il avait sauvé. Il salua, en termes excellents, les représentants d'Alsace et de Lorraine.

La séance proprement dite commença. On vit monter à la tribune un gnome, chevelu et bossu, de conte allemand, avec une barbasse noire énorme, court sur pattes, pareil à ces « puzemänner » qui, dans les légendes de Hartz, vont, la nuit, chargés d'une cruche aussi grande qu'eux, nettoyer les cabinets des fermiers bienfaisants. C'était Alexandre Varenne qui venait comme on dit, tâter l'eau. À peine avait-il posé son poil recourbé sur le marbre de la tribune qu'une voix de stentor, celle du prince Murat, s'éleva: « T'as pas fait la guerre. Fous le camp salaud ! » Interloqué, mon Alexandre tourna la tête et les capilles du côté de l'interrupteur grand, solide, au calme visage puis dégringola de son perchoir, au milieu des rires, sans demander son reste. Ça commençait bien! De mon côté je hurlais de toutes mes forces : « La parole n'est pas à vous. La parole est à la France. » Ce qui n'avait pas grande signification, mais ce qui plut. Le tapage devint infernal. Un nouveau gnome apparut à la tribune, pareil à un oursin à lunettes : Albert Thomas. Ce fut mon tour de le gauler comme une noix. « Bonnet rouge! » lui criais-je par deux fois. Il se tut, comme accablé, s'attendant à un étalage public de ses relations avec Almereyda. Pour la troisième fois je repris « Bonnet rouge! ». Alors Thomas fit son Varenne et descendit, sur ses petites guibolles, « grivelées comme saucisses », rejoindre les gaillards de gauche atterrés. Il prit le chemin de Genève aussitôt. Il y cueillit une prébende de 600 000 francs par an. Nous ne le revîmes plus parmi nous. Barrès me fit, en riant, des semblants de remontrances : « il ne faut pas gâcher nos positions. » Hélas, ces positions étaient nulles, et c'était l'étonnant Aristide Briand, broussailleux, pelliculaire, mais, à cette heure-là, furtif, qui avait raison quand il lui disait, en écendrant sa cigarette : « Nous gardons les cadres... Les cadres, c'est-à-dire la Sûreté générale et les préfets, ses émissaires et ses esclaves.»..."

                                                                  

                                                                         *

Léon Daudet, Souvenirs et polémiques.

Léon Daudet (1867-1942), député royaliste à la Chambre des députés.

 

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Publié le par Christocentrix

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