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Articles avec #cote ensoleille du doute tag

seulement un rêve....

Publié le par Christocentrix

 


 

 

 

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Gustave Thibon

Publié le par Christocentrix

On ne présente plus Gustave Thibon, et l'on trouvera facilement sur le net des élements biographiques et sa bibliographie. Aussi on ne trouvera ici que quelques rappels sur ses derniers écrits et des éléments d'étude sur ce "philosophe-paysan".

 

Au soir de ma vie. Paris, Plon, 1993. Mémoires recueillies par Danièle Masson. A 89 ans, le plus discret des philosophes déroule le fil de sa mémoire. Il reprend les questions qui résument sa vie : Dieu, l'amour, la morale, le déracinement, le sens de l'aventure humaine. Loins des statues que l'on bâtit pour soi, ces Mémoires révèlent un chrétien que la vieillesse décape de ses certitudes. Au bord du mystère de la mort, Thibon s'avoue tel qu'en lui-même l'existence l'a blessé et transformé. Au soir de ma vie est le livre d'un vieil homme qui n'a plus rien à attendre des illusions du monde et dont le coeur bat comme celui d'un enfant.

L'illusion féconde. Paris, Fayard, 1995. Titre paradoxal sous la plume d'un homme qui n'a jamais cessé de dénoncer la stérilité de l'illusion. "Mais qu'est-ce qu'une illusion ? Existe-t-il en ce monde un seul bien, depuis les objets matériels jusqu'aux choses de l'âme et de l'esprit, que notre désir et notre attente ne colorent pas des prestiges de l'imaginaire ? " L'illusion, disait Claudel, est le pressentiment de ce qui est à travers ce qui n'est pas ". Et là réside sa fécondité, à condition de traverser ce qui n'est pas pour rejoindre ce qui est. Les inévitables désillusions de la vie terrestre agissent comme une meule qui, suivant la trempe de l'âme, émousse ce pressentiment jusqu'au néant ou l'aiguise jusqu'à l'éternel. D'où le devoir de purifier l'espérance jusqu'à l'attente de ce Bien suprême en qui notre âme prostituée aux idoles retrouve son innocence première et, selon le mot du poète, "descend, réveillée, l'autre côté du rêve." (G.T)

Aux ailes de la lettre (oeuvre posthume), pensées inédites 1932-1982 présentées et choisies par Françoise Chauvin. Éditions du Rocher, 2006. Entre 1932 et 1982, Gustave Thibon a tenu des cahiers dont la teneur était restée inconnue. Françoise Chauvin a su en extraire des morceaux patiemment choisis. Ce faisant, elle reste parfaitement fidèle à Thibon dont la pensée s’est souvent livrée à ses lecteurs sous la forme d’aphorismes. Il parle des choses essentielles qui constituent, sinon nos préoccupations quotidiennes, du moins l’inquiétude, parfois cachée, de nos âmes. Nous le retrouvons donc tel qu’en lui-même et qui pourtant nous ouvre des portes nouvelles, pour nous pousser à notre tour à la réflexion. À travers les premiers textes choisis par Françoise Chauvin se dessine une sorte d’autoportrait que révèle bien, par exemple, cette affirmation : "Je ne suis pas inconstant, mais divisé. Je reste fidèle aux choses les plus opposées." C’est une lumière sur l’œuvre même de Thibon, œuvre qui ne s’enferme pas dans des catégories toutes faites et par trop simplistes. Lui qui affirme bien vouloir combattre pour l’Église, mais "en franc-tireur" n’a pas cessé d’ausculter le monde de l’âme, décelant, au fond, qu’ "en somme, l’harmonie est dans le monde corporel et le chaos dans le monde des âmes". Il n’y a pas un confesseur qui dira le contraire… « Ne pas prendre mes aveux au pied, mais aux ailes de la lettre. Car tout mouvement intérieur porte en lui son dépassement et son contraire.»

 

Autour de l'oeuvre de Thibon, on pourra lire aussi  :
"Ils sculptent en nous le silence : Gustave Thibon" (Présentation de Philippe Barthelet, éditeur F.-X. de Guibert) et "Gustave Thibon", Introduction et textes choisis par Benoît Lemaire. Fidès, collection "l'expérience de Dieu", Montréal, 2004. 
Sans oublier les Entretiens
avec Christian Chabanis
(1975) et les Entretiens avec Philippe Berthelet (1988) parus chez Fayard.

 

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