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Articles avec #la foi tag

A la une....

Publié le par Christocentrix

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Christos Anesti

Publié le par Christocentrix

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Resurrection

Publié le par Christocentrix


 

 


 


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le bon larron : paroles et silences

Publié le par Christocentrix

Au moment de la crucifixion de Jésus, les quatre évangélistes mentionnent la présence de deux malfaiteurs crucifiés eux aussi ; trois ne disent rien de leur rencontre avec le Christ. Luc est le seul à nous rapporter les quelques paroles échangées entre les trois suppliciés. Suivons-le pour entrer dans ce dialogue.

Celui que la tradition nomme "le bon larron" sera entrainé sur un chemin de conversion... quant à l'autre malfaiteur, il est entraîné sur un autre chemin, celui du blasphème... Et cela jusqu'à quand ? Nous n'en savons rien. Que deviendra ce blasphémateur par la suite ? Comment entendra-t-il la réplique qui lui est adressée, l'échange entre le bon larron et Jésus, la dernière prière de Jésus, la remarque du centenier... ? Nous n'en savons rien, car ce malfaiteur se réfugie alors dans le silence ! Et rien ne dit si son dernier silence est habité par de nouveaux blasphèmes ou par l'Esprit Saint. Cela appartient à Dieu qui seul peut savoir quelle aura été la fin du larron qui a blasphémé...

Un dialogue de six heures : c'est très long ! C'est en tout cas, d'après les Evangiles, le plus long des dialogues auxquels Jésus a pris part. Un échange avec si peu de paroles et tant de silence, c'est aussi très rare ! C'est tellement exceptionnel que les silences de ce récit ne peuvent pas être négligés ; ils sont à approfondir autant que les paroles. Et le fait est que dans cette rencontre chaque silence met en relief et prolonge les paroles qu'il reçoit ; chaque parole bouleverse ou transfigure le silence qu'elle remplit : bref, paroles et silences se côtoient, s'interpénètrent et se mêlent, livrés à notre méditation.

 

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le texte entier ici : http://christocentrix.over-blog.fr/article-le-christ-et-le-larron-44474175.html (en plusieurs parties)

 

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Credo

Publié le par Christocentrix

 

Je crois, Seigneur, et je confesse que Tu es, en vérité,

le Christ, le Fils du Dieu vivant,

venu dans le monde pour sauver les pécheurs,

dont je suis le premier.

 

 

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je ne te donnerai pas le baiser de Judas,

mais comme le Larron, je Te confesse :

souviens-Toi de moi, Seigneur, dans ton Royaume.

 

 

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laissez venir à Moi les petits enfants....

Publié le par Christocentrix


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tant pis si...

Publié le par Christocentrix

Mon Dieu, tu peux tendre la corde autant que tu veux, et tant pis si elle casse !  
(Nikos Kazantzakis)

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de peur que...

Publié le par Christocentrix

Mon Dieu, ne tends pas trop la corde de peur qu'elle ne se brise ! (Nikos Kazantzakis)

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la nostalgie de l'admirable (Bertrand Vergely)

Publié le par Christocentrix


Durant des siècles, les valeurs religieuses ont guidé le monde occidental. Dans ce cadre, la foi a joué un rôle central. Il s'en est suivi des réalisations remarquables dans tous les domaines, social, moral, culturel, artistique, architectural, littéraire, musical, théologique, mystique. Ce fut également source de conformisme, de régression, de violence. Le monde contemporain ne se reconnaît plus dans des valeurs religieuses. La foi n'y joue plus un rôle central, d'où un climat de liberté. On ose dire aujourd'hui des choses que l'on n'osait dire hier, à cause de la pression morale qu'exerçait l'Eglise. Par exemple, on n'a plus peur de déclarer que l'on n'a pas besoin de Dieu pour vivre et que l'on préfère le bonheur de ce monde à la vie éternelle. Pourtant, les effets ne sont pas seulement libérateurs.
Le ciel des hommes d'Occident est devenu vide, la terre a pris sa place. Durant un temps, l'espérance révolutionnaire a laissé croire que le royaume de ce monde allait enfin accomplir ce qu'avaient cherché des générations dans le royaume céleste. Un jour, il a fallu se rendre à l'évidence, ce royaume avait tourné au cauchemar, il avait les mains inondées de sang. La quête hédoniste tente aujourd'hui de succéder à l'espérance révolutionnaire. On fera par la fête ce que l'on n'a pu faire par la lutte politique, se dit-on. Mais quel goût prend la fête quand on festoie sur fond d'une existence qui viendrait du hasard et irait au néant ? N'est-ce pas un goût amer et finalement profondément sinistre ?

Le monde contemporain a tous les moyens d'être heureux. Jamais il n'a été aussi prospère. Pourtant, journalistes, sociologues et psychologues ne cessent d'évoquer le malaise du monde actuel, en citant les trop nombreux cas de vies désorientées, oscillant entre une quête d'oubli dans des paradis artificiels et le désir d'en finir. D'où vient un tel malaise ? Ne serait-ce pas du vide dans lequel a été installée la vie ?


Beaucoup de philosophes ont opposé la raison et la foi, et pour divers motifs. Le conformisme politique exige toujours une foi pour l'humanité afin que le monde puisse tourner. Un tel usage de la foi est mystificateur, il sert à fabriquer de la servilité mentale. Les philosophes ont eu raison de le dénoncer. En revanche, il existe une autre foi, consistant à croire que la vie n'est pas née d'un hasard et ne va pas vers le néant. Rien ne le prouve, sinon une pure expérience de pensée ainsi que les effets de cette pensée. Voir ainsi la vie rend attentif, profond, généreux, créateur. C'est par un pur acte de foi que l'on s'élève vers cette profondeur, par un pur élan. Condamner cette foi-là est un crime, un attentat contre l'esprit, un déni de tout ce qui ennoblit l'humanité. Les philosophes, qui n'aiment pas la foi tyrannique, ont tort d'oublier qu'il existe une foi libératrice. Ils font l'erreur de la confondre avec ce qui opprime. Un jour, ils devront en prendre conscience. La foi n'est pas ce qu'il y a de plus idéologique au monde, mais la révolution même. Une admirable révolution, la seule qui fasse des vivants et non des morts. Elle est notre seul moyen d'accéder à ce qui libère les hommes ainsi que le monde.


Réfléchissons. Quand avons-nous vécu une authentique expérience de libération de nos forces vives ? Le jour où nous nous sommes laissé pénétrer par la vie. Ce jour-là, nous avons été insouciants. Nous ne nous nous sommes pas méfiés, nous n'avons pas douté de la vie, nous avons « cru ». Bien nous en a pris, cette apparente passivité s'est avérée une passivité créatrice. En nous pénétrant la vie s'est mise à travailler en nous, et nous a pétris de l'intérieur dans la durée.

Ce travail n'a pas été vain, peu à peu la passivité s'est mue en son contraire. Nous avons cessé de nous laisser faire, nous nous sommes mis à faire. Nous nous sommes liés à la vie, nous lui sommes devenus fidèles. Là encore, nous avons été insouciants, nous n'avons pas douté. Nous avons vécu le fait de vivre ainsi activement, comme nous avons vécu celui de vivre passivement. Et le vivant de la sorte, nous sommes devenus un vivant. Pour nous-mêmes, pour les autres. Nous sommes devenus ce témoin essentiel de la vie qui espère quand plus personne n'espère, agit quand plus personne n'a d'énergie pour agir, aime quand plus personne n'a de force pour aimer.

Un tel témoin est plus qu'un témoin. S'il existe un témoin horizontal de l'homme face à l'homme, il existe un témoin vertical de l'homme face à Dieu.

D'où vient le surcroît d'amour et de vie qui sauve la vie ? A travers nous, ne vient-il pas d'au-delà de nous ? Et dans cet au-delà de nous, ne témoigne-t-il pas d'une source de vie et d'amour ?

Il y a un temps pour douter, le doute est nécessaire. Il épure la foi naïve qu'il transforme en foi profonde. Mais on ne peut seulement douter. A la longue, ce doute n'est plus un doute, mais de l'entêtement. Et un tel entêtement aboutit à une impasse, il enferme l'humanité dans une prison.

Comment vivre si l'on condamne la vie au départ, en jugeant qu'elle mène au néant ? Et pourquoi penser et se mettre en quête de vérité, si nous supposons qu'il n'y a aucune lumière à trouver parce que le fond des choses est obscur ? Surtout, pourquoi aimer si la vie n'est pas fondamentalement aimable car rien ni personne ne l'aime dans l'infini ?

Le monde contemporain a une attitude ambiguë à l'égard de la foi. Tout en la réduisant à de l'irrationnel, voire de la violence, il l'admire quand elle prend la forme de l'engagement qui veut aimer malgré tout.

 

Les Anciens appelaient nostalgie le désir de revenir au paradis perdu. Les Modernes entendent par révolution l'action de regénérer le monde. L'inspiration n'est-elle pas la même ? N'y a-t-il pas dans l'aspiration moderne à changer la face des choses la nostalgie d'une vie admirable, pleine de profondeur et de foi ?

On vit mal, enfermé dans un néant ontologique. On pense mal, comme on aime mal. Il faudra que le monde s'en rende compte un jour, qu'il comprenne que la foi n'est pas un élan aveugle, mais une splendide ouverture. La seule capable de délivrer le monde de la nuit qui le recouvre, en le faisant accéder à son véritable destin : l'éternité.

 

    
                                                                                                         Bertrand Vergely

                   (La Foi ou la nostalgie de l'admirable, "espaces libres", Albin Michel, 2004)

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sentinelle du matin

Publié le par Christocentrix


Ce texte est extrait du bulletin de la paroisse catholique que mes enfants fréquentent. Le jeune prêtre qui a en charge cette paroisse, assure sur l'ordre de son évêque et dans le cadre de l'obéissance, l'application du motu proprio pour une poignée de fidèles attachés à la Tradition. Il a dû apprendre ce à quoi il n'était pas préparé. C'est un homme de bonne volonté...et voyez ce qu'il écrit :

"Nous sortons souvent fatigués, vidés, stressés de ces mois où la lumière décline. Tout devient triste, le froid entre dans notre coeur autant qu'il traverse notre corps. Nous devons nous battre en permanence dans notre travail, pour nos enfants, courir à droite et à gauche, tout gérer... et cela alors même que tout semble si fragile: la crise financière et la pauvreté, les drames autour de nous, les familles éclatées, les enfants parfois sacrifiés, le manque de repères et surtout de certitudes...

Notre génération doit livrer des combats que nos prédécesseurs n'avaient pas eu à mener...


Le poids de la souffrance.

Beaucoup font le dos rond, baissent la tête et tentent d'éviter au maximum le combat... A force de ne pas faire face, à force d'indifférence, ils finissent par subir leur vie et d'une certaine manière, ils perdent ce combat avant même de l'avoir mener...

D'autres s'écroulent. Ils ajoutent leur défaite à tous ces drames dont nous entendons les échos autour de nous...

Le chrétien, lui, veut être une personne profondément lucide sur son temps...

pas de naïveté, pas de voile sur les yeux. Mais comment regarder en face toute cette misère? Comment porter le poids de la souffrance? En étant un saint! Un saint greffé au Christ, capable d'avoir un regard de prophète, c'est à dire un regard qui passe par le prisme du regard de Dieu.

Le regard de prophète.

Ce regard, c'est celui de la sentinelle qui, alors que la ville est endormie, écrasée sous la charge, ne se résigne pas.

Cette sentinelle, elle sait que « quand on veut du beau, du grand dans sa tête, il faut se mettre du beau dans les yeux. » alors, elle scrute, elle scrute l'horizon à la recherche de la lumière, à la recherche de la première lueur qui annonce l'aurore... Elle porte l'espérance de tous. Elle a la certitude invincible que bientôt, elle pourra crier la joie du Salut à tous ceux qui pensaient avoir perdu. Voilà ce que ce temps de l'Avent doit être pour nous.

Si le fardeau est trop lourd pour toi, pense à ceux qui te seront confiés ; Si tu ralentis, ils s'arrêtent ; Si tu faiblis, ils flanchent ; Si tu t'assois, ils se couchent ; Si tu doutes, ils désespèrent ; Si tu critiques, ils démolissent. Mais si tu marches devant, ils te dépasseront; Si tu donnes ta main, ils donneront leur peau ; Et si tu pries... alors, ils seront des saints."


                                                                                                                                                      Abbé de Leffe +

 

 

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