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Foi orthodoxe contre pagano-christologie

Publié le par Christocentrix

L'Église Orthodoxe, jadis la seule Église (indivise) du Christ dans le monde, dès l'origine confessa la foi en l'Evangile, sans dévier à gauche ou à droite, et sans davantage se fier ni aux autres religions, ni aux philosophies païennes, ni aux sciences naturelles. Car lorsque l'on suit un guide qui voit et qui est clairvoyant, il est inutile de demander son chemin aux mal-voyants et aux aveugles.
Ayant une foi totale en Christ et en Sa Bonne Nouvelle, les maîtres et les Pères de l'Église rejetèrent vigoureusement les philosophies hellènes et les mystères de l'orient méditérrannéen. Ce fut aussi le cas de ceux qui avaient été formées à la philosophie à Athènes, comme Chrysostome, Basile le Grand et Grégoire le Théologien, ainsi que de ceux qui étaient originaires d'Égypte ou d'Orient, comme saint Antoine, Macaire, Isaac le Syrien, Éphrem le Syrien et d'autres. Ce sont justement ces saints Pères versés dans les mystères de la foi, les plus versés aussi dans les philosophies païennes, les connaissant de première main et dans leur langue maternelle, qui étaient les plus farouches défenseurs de la seule foi salvatrice, la foi en l'Évangile, la foi en la Bonne Nouvelle du Fils de l'homme descendu du ciel. Ils ne toléraient pas le moindre compromis avec qui que ce soit et quoi que ce soit qui fût de la terre et terrestre, qui fût de l'homme et selon l'homme, et qui se fût formé ou manifesté en dehors du Christ et de Son Évangile. On sait, par exemple, avec quelle fougue Chrysostome critiquait Socrate et Platon, les stoïciens et les épicuriens et les autres philosophes hellènes éminents. Non seulement il ne les mentionnait pas à l'appui d'un quelconque enseignement de l'Evangile - bien qu'il y eût chez certains d'entre eux des paroles analogues aux paroles évangéliques - mais il les rejetait comme délétères et funestes pour l'âme.


Il n'en fut pas de même avec les maîtres hétérodoxes, oh non ! Craignant le monde et ayant une foi "chancelante" en l'Évangile, ils eurent recours, pour démontrer la vérité de la révélation du Christ, à la philosophie hellène, aux mystères orientaux, aux sciences naturelles de l'Occident. Ainsi des écoles diverses et opposées firent-elles leur apparition dans les églises hérétiques. Les unes s'inspiraient de Platon, les autres d'Aristote, les troisièmes des Stoïciens, les quatrièmes de Plotin, les cinquièmes des mystères orientaux, les sixièmes de la théosophie indienne, et ainsi de suite ; à une époque plus récente cependant, certaines de ces écoles se fondaient entièrement sur les sciences naturelles, les considérant comme moins mythiques que les mystères religieux orientaux. Les théologiens hérétiques d'antan rivalisaient pour savoir lequel introduirait dans sa théologie le plus éminent des philosophes hellènes. Ainsi les catholiques romains eurent-ils recours à Aristote et les luthériens à Platon ; d'autres encore, des groupes protestants, adoptèrent Plotin et d'autres penseurs néoplatoniciens. Ils les mêlèrent et les mélangèrent à la Bonne Nouvelle du Christ et affaiblirent et rendirent celle-ci triste. À une époque plus récente cependant, toutes les églises hérétiques commencèrent à construire des murs de soutènement pour l'Evangile à partir de théories scientifiques. On érigea en absolu de nombreuses théories scientifiques, bien que les plus éminents scientifiques de notre époque eussent cessé de considérer même les sciences positives - et a fortiori les théories - comme quelque chose d'absolu. Comme les soldats de Pilate revêtirent le Christ Seigneur d'un manteau de pourpre à bas prix et comme Hérode Le couvrit d'un vêtement blanc, ainsi les théologiens hérétiques revêtirent le Sauveur de l'habit bon marché de la philosophie païenne et de la fausse science. Pour mieux, soi-disant, Le vêtir et Le couvrir de parures ! Or, dans un cas comme dans l'autre, le Christ fut pareillement bafoué et humilié par cette pagano-christologie.


L'Église Orthodoxe est la seule dans le monde à avoir sauvegardé la foi en l'Évangile en tant que Vérité unique et absolue (1 Tm 3, 15), qui n'a besoin ni de l'appui ni de l'aide d'une quelconque philosophie ou science de ce monde. Allons-nous encercler et soutenir le Bien éternel et accroître la Lumière céleste par les feux fumigènes d'un charbon de bois et d'une huile minérale. Notre glorieux Seigneur a dit : De la gloire, je n'en reçois pas qui vienne des hommes (Jn 5, 41). La position des hérétiques est justement contraire à celle du Sauveur du monde. Ils recherchent la gloire des hommes. Ils craignent les hommes. C'est pourquoi ils s'accrochent aux hommes dits « célèbres » de l'histoire de l'humanité, pour trouver des confirmations de l'Évangile et complaire davantage aux hommes de ce monde. Ils se justifient en disant : « c'est pour nous les concilier ». Mais comme ils se trompent amèrement ! Plus ils louent le monde - pour le rapprocher prétendument de l'Église - plus ce monde loué par eux s'éloigne de l'Église. Plus ils se montrent « savants », « non spirituels », « contemporains », plus le monde les méprise. En vérité, il est impossible de se concilier et le monde et Dieu. En outre, tout chrétien sait par expérience que l'on peut à la rigueur complaire à Dieu par la vérité et la justice, tandis que l'on ne peut aucunement complaire au monde, ni par la vérité ni par le mensonge, ni par la justice ni par l'injustice. Car Dieu est éternel et immuable, tandis que le monde est temporaire et changeant.

Quelles sont les conséquences de ces courbettes au monde hérétique ? Dévastatrices. Vraiment dévastatrices pour l'Évangile, pour la vie individuelle et sociale des peuples hérétiques. Dévastatrices pour la foi, pour la culture, pour l'économie, pour la politique, pour la morale. Eh oui, pour tout et pour tous. Car notre rapport au Christ, le Messager de la Bonne Nouvelle, détermine, avec une précision mathématique tous nos autres rapports à tout et à tous. Tandis que le Christ a dit : Sans moi vous ne pouvez rien faire (Jn 15, 5), le monde hérétique exprime de mille manières cette pensée : « Sans le Christ nous pouvons tout faire. » Toute la culture moderne est un défi au Christ. Toutes les sciences modernes sont en compétition, et c'est à celle qui frappera le plus fort la science du Christ. C'est une révolte de vulgaires servantes contre leur maîtresse que la révolte des sciences de ce monde contre la science céleste du Christ. Or de nos jours cette révolte s'achève par ce qui est écrit, et cela d'une manière on ne peut plus claire : Dans leur prétention à la sagesse, ils sont devenus fous (Rm 1, 22).
Vraiment, on ignore où se trouve la plus grande folie du monde moderne, séparé du Christ : est-ce dans la vie personnelle de l'individu ? est-ce dans l'école ou dans la politique ? est-ce dans le système économique ou dans les lois ? est-ce dans la guerre ou dans la paix?  On est arrivé partout à la pleine expression de ces deux choses : la vulgarité et la brutalité. Et plus le Christ est absent, plus la vulgarité et la brutalité sont grandes. Le mensonge et la violence triomphent.

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La Foi et la Vie selon l'Evangile. Mgr Nicolas Vélimirovitch.

Publié le par Christocentrix

Monseigneur Nicolas Vélimirovitch (1880-1956), canonisé en 2003 sous le nom de « Saint Nicolas de Jitcha et d'Ohrid », est l'un des plus grands théologiens et spirituels de l'Église orthodoxe au XXème siècle. Écrivain prolifique et inspiré, il est l'auteur d'une oeuvre immense, qui occupe une vingtaine de volumes. Le présent recueil rassemble cinq opuscules écrits à des époques et dans des circonstances différentes, mais qui ont en commun de présenter des éléments essentiels de la foi orthodoxe et de la spiritualité qui en est indissociable.

La Centurie de Ljubostinja fait apparaître la spécificité du sens, de la place, de la fonction et des fruits de l'Évangile dans l'Église orthodoxe, procédant régulièrement à des comparaisons avec ce que les autres religions tiennent pour leurs textes sacrés, et avec la façon dont l'Évangile est considéré dans les confessions chrétiennes occidentales.

La foi des hommes instruits est un ample commentaire du Credo de Nicée-Constantinople.

La prière du Seigneur est un commentaire du Notre Père en forme de prière, et donc une sorte d'amplification de celui-ci.

La pyramide paradisiaque est un commentaire des Béatitudes qui a la particularité d'envisager celles-ci comme autant de degrés de l'ascension du fidèle vers Dieu et de son édification spirituelle en Lui.

Les commandements de Dieu présente quelques préceptes majeurs du Christ permettant de mener une vie authentiquement chrétienne et d'en récolter les fruits dispensés par l'Esprit Saint.

On retrouvera dans ces textes le beau style, lyrique et chaleureux, à la fois contemplatif et orant, de celui que l'on a surnommé « le Chrysostome serbe », au service d'une méditation alimentée aux sources de l'Évangile, de la Tradition des Pères et d'une riche et profonde expérience personnelle.

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séminaire orthodoxe de Paris : la vidéo

Publié le par Christocentrix

Message (avec traduction) adressé par le Patriarche de Moscou à l'occasion de l'inauguration du séminaire orthodoxe de Paris. Via "Orthodoxie.com" le site d'information orthodoxes.

http://www.orthodoxie.com/2009/11/patriarche-cyrille-message-adress%C3%A9-accueil-actualit%C3%A9-message-du-patriarche-cyrille-%C3%A0-loccasion-de-li.html

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l'église Saint-Nicolas (Bari, Italie)

Publié le par Christocentrix

Les premiers fondements du complexe de l’église Saint Nicolas le Thaumaturge (où reposent les reliques du saint) ont été posés en 1913 et édifiés en 1918 suivant le projet de l’académicien Alexeï Shtchusev, avec l’argent du peuple et sur le décret du tsar Nicolas II alors en visite en ville (étant encore tsarévitch). Suite à un décret de Benito Mussolini, l’église a été nationalisée en 1937 et mise à la disposition de la municipalité de la ville de Bari, l’une des villes les plus visitées par les pèlerins orthodoxes dans la péninsule italienne.  L'Italie retrocède cette église à La Russie. le 1er mars dernier avait lieu le transfert de propriété de l'église Saint Nicolas et des bâtiments attenants à Bari (Italie) de l'État italien à la Russie. Les détails par http://www.orthodoxie.com/

Le 24 novembre, dans la résidence patriarcale à Moscou, l'État russe a remis, lors d'une cérémonie, en présence du patriarche Cyrille, la propriété de l'église Saint-Nicolas et du centre de pèlerinage orthodoxe de Bari en Italie - un ensemble de 8000 mètres carrés - à l'Église orthodoxe russe. 
(la vidéo:
http://www.patriarchia.ru/db/text/949940.html )

La restitution de cette église, construite par les Russes au début du XXe siècle, est, pour le père Vladimir, le "rétablissement de la justice historique". Il est convaincu que ce geste sera un "bel exemple d'une vrai coopération fraternelle entre catholiques et orthodoxes": 
"A Bari, nous n'avons aucune difficulté avec les catholiques, nous avons des devoirs communs et nos relations fraternelles ne sont obscurcies par rien de négatif".

Selon le père V. Koutchoumov, plus de
5 000 pèlerins orthodoxes participent ces dernières années aux deux fêtes annuelles de saint Nicolas (le 9/22 mai et le 6/19 décembre). Ils viennent principalement de Russie, d'Ukraine, mais aussi de beaucoup d'autres pays.


A ne pas confondre avec l'église russe saint Nicolas de Nice (France)





















Fin d'année fructueuse pour l'Orthodoxie en Italie;  quelques jours auparavant...Le 18 oct. Mgr Innocent a béni l’église de la Protection de la Mère de Dieu à Ravenne. C’est une ancienne paroisse catholique dont le patriarcat de Moscou a fait l’acquisition, cela grâce aux efforts du recteur de la paroisse l’archimandrite Marc (Davitti). L’archimandrite est l’un des plus anciens prêtres orthodoxes d’Italie. Il a été ordonné presbytre en 1970. Ce prêtre appartient à une ancienne lignée florentine qui est mentionnée dans les chroniques de Florence de 1280. Au cours de cette liturgie le diacre Serge Averine a été ordonné prêtre.
http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Une-nouvelle-paroisse-orthodoxe-a-Ravenne_a457.html

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inauguration d'un séminaire orthodoxe en France

Publié le par Christocentrix

L'ouverture d'un séminaire orthodoxe en France, hier, à donné lieu à divers commentaires : 

http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Message-du-patriarche-Cyrille-a-l-occasion-de-l-inauguration-du-seminaire_a515.html


http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/LA-CROIX-Un-seminaire-orthodoxe-russe-en-terre-francaise_a513.html?com#com_1054651

Rappelons qu'en Mai dernier, les orthodoxes ont aussi inauguré une église à Rome : http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Inauguration-d-une-eglise-orthodoxe-russe-a-Rome-Agence-France-Presse_a221.html

Les différents patriarcats continuent un lent et discret développement dans tous les pays de l'Europe occidentale.

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l'Entretien avec Motovilov

Publié le par Christocentrix

Au fond d'une forêt russe, un jour de ciel gris où la neige tourbillonne en gros flocons, un moine et un homme, assis, se font face.
À la question posée par Nicolas Motovilov : « Quel est le but de la vie chrétienne ? », le
père Séraphim répond qu'il ne se réduit pas à une simple soumission à la loi morale, comme vivre selon les commandements de Dieu, aller à l'église, etc., choses certes nécessaires, ne serait-ce que pour empêcher le monde de sombrer dans l'anarchie.
Ce but a une exigence beaucoup plus profonde, qui touche à la racine de l'être et au sens de sa destinée. Il s'agit de la transformation ou transfiguration de la personne par les énergies vivifiantes de l'Esprit divin....

...
L'entretien va rebondir lorsque Motovilov demande sur quels critères se fonder pour avoir la certitude d'être réellement dans l'Esprit Saint. Le visage du saint alors s'auréole de lumière, une douce tiédeur envahit le disciple, gagné tout à coup par une paix et un bonheur ineffables.
Que s'est-il passé ? En guise de réponse, saint Séraphim ne se lance pas dans des considérations théologiques ou des arguments intellectuels, mais, après avoir imploré le Seigneur, il montre très concrètement comment l'acquisition des dons de l'Esprit Saint - qui était au centre de la première partie du discours - peut opérer la transformation d'un être pécheur en un être plein de lumière, un être d'une lumière à peine soutenable, un être empli de silence, de paix, de douceur, dont le corps dégage de la chaleur malgré la neige et des parfums d'une suavité sans pareille.
Revient ici l'idée que la vie chrétienne ne se résume pas à une série de préceptes moraux, mais aboutit à une transformation ontologique de la personne, promise à une transfiguration future dont les prémices irradient sur le visage des saints peints sur les icônes, comme sur le visage de l'interlocuteur du moine Séraphim.

Les charismes de l'esprit Saint furent prodigués à l'humble moine de Sarov avec munificence. Aux charismes physiques, tels que le visage lumineux, le parfum suave, la tiédeur du corps en plein hiver, s'ajoutent, entre autres, ceux de guérison, de clairvoyance, de prophétie et de paix....Le don ultime est celui de la joie...voilà la réponse, la seule réponse à la culture moderne sécularisée, aux philosophes de l'absurde ou du nihilisme, du mal de vivre ou du désespoir. Cette jubilation éclatait lorsque saint Séraphim accueillait chaque visiteur par ces mots : "Ma joie, le Christ est ressuscité !" . C'est-à-dire : en chacun de nous réside une force de résurrection. Le reste est silence....
Cette voie d'approche du divin où la totalité de la personne, corps, âme et esprit, est sollicitée, est analogue à la voie ouverte par l'art liturgique, où les sens psychiques, intellectuels et corporels sont également mobilisés : lumière et chaleur des cierges, odeur de l'encens, vision des icônes vivantes que sont les fidèles, ouïe de la parole lue ou chantée et manducation de celle-ci sous les espèces du pain et du vin....

Il ajouta entre autres " Avec une force moins grande que dans le peuple de Dieu, la présence de l'Esprit Saint se manifesta aussi parmi les païens igorants du Dieu véritable : jusqu'en leurs rangs, Dieu trouva des hommes et des femmes selon son élection. Telles furent par exemple les vierges sibylles, douées du don de prophétie. Elles gardaient leur virginité pour un Dieu inconnu, tout-puissant Créateur et Ordonnateur de l'Univers, comme le reconnaissaient eux-mêmes les païens.

De même les philosophes païens - bien qu'errants dans leur recherche de la Vérité, à travers les profondes ténèbres de la non-connaissance de Dieu - pouvaient, parce que cette recherche Lui est agréable, demeurer dans une certaine mesure en communion avec l'Esprit Saint. Dieu aime tellement la vérité qu'Il proclame par l'Esprit Saint : L'Esprit de Vérité (Istina) brille en s'élevant de la terre et la Vérité descend des cieux. (Ps. 85/84, 12)."

 
Saint Séraphim (Prokhor Mochnine) est né à Koursk en 1759, il est mort à Sarov en 1833. Il a été canonisé en 1903.
Ce livre "Entretien avec Motovilov" relate l'entretien qu'il eut avec saint Séraphim. Il se termine ainsi "J'ai vu de mes propres yeux le rayonnement ineffable dont il était la source. Je peux le certifier sous la foi du serment". (Nicolas Motovilov, nov. 1831).
On peut se procurer cet "entretien", soit aux éditions Bellefontaine soit aux éditions Arfuyen.

 

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destin, mémoire et archives orthodoxes

Publié le par Christocentrix

je suis tombé par hasard sur des photos "d'archives".....de quelqu'un pour qui j'avais sympathie et vénération....aussi je ne résiste pas à vous les montrer....devinez qui est ce jeune clerc plein d'avenir? ...parce que Dieu s'était choisi ce samouraï....
après ces photos des années 50...........et 60.......................
                                                       puis plus tard encore....





















et enfin tel que vous l'avez connu......





























le Patriarche de Moscou, Alexis II......

à qui Vladimir Poutine rend ici les derniers hommages...

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témoignage

Publié le par Christocentrix

"Un vieux moine de la Sainte Montagne nous avait dit un jour: «Vous n’êtes pas des catholiques romains convertis à l’Orthodoxie grecque. Vous êtes des chrétiens d’Occident, des membres de l’Église de Rome, qui rentrez en communion avec l’Église universelle. C’est beaucoup plus grand et beaucoup plus important.» Et, tandis qu’il disait cela, de grosses larmes coulaient sur ses joues... Certes, nous nous sommes bien «convertis», en ce sens que nous sommes passés de l’Église romaine, envers laquelle nous gardons une immense gratitude pour tout ce que nous avons reçu au sein de nos familles et de ce peuple chrétien qui nous a si longtemps portés, — à l’Église orthodoxe.
Mais cette Église orthodoxe n’est pas une Église «orientale», une expression orientale de la foi chrétienne: elle est l’Église du Christ. Sa tradition fut la tradition commune de tous les chrétiens pendant les premiers siècles, et en entrant en communion avec elle, nous ne faisions que revenir à cette source. Nous n’avons pas «changé d’Église»: nous n’avons fait que passer d’un rameau séparé de l’unique Église à la plénitude de celle-ci....."
                       lire ce témoignage sur ce site :
http://soleilhiver.blogspot.com/

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le feu du Christ

Publié le par Christocentrix


"Jadis, dans l'Église orthodoxe, existait un très vieux rite qui ne cessa qu'avec la première guerre mondiale. Au soir du Samedi-Saint, dans la Basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem, en ce lieu même où gît le corps du Crucifié, le Patriarche allumait une torche et en communiquait le feu à des milliers de cierges, de bougies et de lampes ; l'assistance tout entière devenait un océan de lumière.(*)
Puis cette flamme était emportée au galop de quatre chevaux, qu'on remplaçait en maints relais, jusqu'aux quatre sanctuaires principaux de l'orthodoxie : Athènes, Byzance, Kiev et Moscou. Ainsi le feu même allumé au tombeau du Messie servait-il à rendre vie à toutes les flammes liturgiques des basiliques qui en gardaient le souvenir toute l'année.
Le symbole était beau. Il évoque maintes choses dont le sens n'a pas cessé de nous être proche : cette descente aux Enfers où le Christ apporta la lumière aux âmes ; cette flamme de la Vérité dont il fut dit qu'elle ne doit pas être mise sous le boisseau, et surtout ce mot profond de Jésus, d'une actualité toujours indiscutable : « Je suis venu apporter le feu à la Terre, et que désirè-je, sinon qu'il brûle ! »
Et cependant, faut-il l'avouer ? toutes ces leçons que nous recevons à travers le symbole du vieux rite ont quelque chose de douloureux pour nous et de désespérant. Ce feu, que le Christ alluma sur la terre, brûle-t-il encore sur le monde qui est le nôtre ? Cette lumière qu'il porta aux âmes enténébrées, qu'en avons-nous fait au coeur de nos ténèbres ? Pouvons-nous dire, en toute conscience, que nous n'avons pas mis la lumière sous le boisseau ?

II y a, pour un chrétien, dans le spectacle de l'univers humain de ce siècle, un perpétuel sujet de honte. Que depuis deux mille ans, le message sublime de l'Evangile n'ait pas eu plus d'efficacité, que notre société moderne soit aussi brutale, aussi injuste, - et pire peut-être, en un sens, par la volonté de négation et de refus, - que la société de l'Empire romain au temps où Jésus apparut ; ce devrait être pour nous tous un constant sujet de méditalion pénible. Les adversaires du Christianisme n'ont pas tort quand ils lui opposent ses propres principes, quand ils observent cette carence des chrétiens, leur secrète démission en face de l'injustice et le mot du vieux Clemenceau est de ceux qu'on devrait avoir présents à l'esprit, dès que, chrétiens, on juge des faits sociaux et politiques : « La Révolution serait faite le jour où tous les Chrétiens se mettraient à vivre leur Christianisme. »

Nous croyons que cette flamme jaillie du Coeur divin, cette flamme de vérité, d'amour et de justice, est la seule qui puisse purifier ce monde souillé qui est le nôtre. Nous croyons que la lumière de Pâques peut seule montrer aux hommes leur chemin. Mais l'effort est immense à accomplir pour que la lumière triomphe, et nous avons du travail plein les bras. Un chrétien n'est rien, s'il n'est pas ce porte-flamme, ce témoin de la Lumière. Quand donc tous les chrétiens oseront-ils être ce qu'ils sont ?

Nous savons tous que nous vivons dans un monde injuste ; nous savons que l'amour, le désintéressement, la charité véritable suffiraient déjà à harmoniser ces relations sociales et internationales que nous voyons de jour en jour devenir plus désaccordées, plus grinçantes. Nous savons que, près de nous, la vérité et l'équité sont bafouées, que nous sommes environnés d'imposture. Et nous nous taisons! Ah! comme on comprend la colère, la sainte fureur d'un Bloy, d'un Bernanos, fouaillant impitoyablement, un certain conformisme et une certaine lâcheté chrétienne !

Le monde moderne se trouve, de plus en plus évidemment, placé devant un dilemme. L'anarchie, l'incohérence où il est ne pourront plus durer. - Un ordre s'établira - Dieu sait peut-être après quelles catastrophes ! Il s'agit de décider si cet ordre sera celui qui repose sur les principes de renoncement et d'amour, sur la morale évangélique, ou s'il sera celui, inhumain autant que rigoureux, qu'on voit aux sociétés d'insectes.

Déjà la flamme est là qui luit dans les ténèbres, et demain pourra tout dévorer. Il s'agit de savoir, en définitive, si ce sera celle qui jaillit au Sépulcre, la nuit où Dieu appela les hommes à la Résurrection, ou si ce sera celle qui, du fond des abîmes, surgit, éternellement aussi, brandie par l'esprit de haine et de négation".

 


                                                                           Daniel-Rops (Chants pour les abîmes, 1949)
*[ce rite a été rétabli]

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Le Patriarche Alexis II de Moscou est mort

Publié le par Christocentrix

RIA Novosti.
Le patriarche Alexis II, qui a dirigé l'Eglise orthodoxe russe pendant plus de 18 ans, est décédé vendredi à l'âge de 79 ans.

Moscou, 5 décembre 2008, 12h17, Interfax –Le patriarche Alexis II de Moscou est décédé à sa résidence à Peredelkino, dans la région de Moscou, "il y a une heure, une heure et demi d'ici," a déclaré le responsable des relations publiques du patriarcat de Moscou, le prêtre Vladimir Vigilyansky.







Paris le 5 décembre 2008 –– Rappel au Seigneur de Sa Sainteté Alexis II, patriarche de Moscou et de toute la Russie.

Un grand deuil s’est abattu sur le plérôme de l’Eglise orthodoxe dans le monde. Le Patriarche Alexis II de Moscou (né Alexeï Mikhailovitch Ridiger le 23 février 1929 à Tallinn en Estonie) est né au ciel en ce jour où l’Eglise orthodoxe commémore Saint Sabas le Sanctifié.
L’Eglise orthodoxe russe perd ainsi son primat et le plérôme de l’Eglise orthodoxe, une de ses grandes figures contemporaines. Le primat de l’Eglise russe, rappelé ce jour auprès de son Seigneur, est le 15ème patriarche de l’Eglise orthodoxe russe. Elu patriarche de Moscou en 1990, à une époque très charnière et sensible de la vie de cette Eglise, il conduisit avec dignité, courage et détermination la renaissance de cette éminente Eglise orthodoxe, riche en potentiel, longtemps et profondément martyrisée tout au long du XXème siècle.

Les évêques orthodoxes, membres de l’Assemblée des Evêques Orthodoxes de France, partagent la peine de l’Eglise orthodoxe russe. Ils s’associent à son deuil et adressent à Son Eminence l’Archevêque Innocent, aux fidèles orthodoxes du diocèse de Chersonèse ainsi qu’à tous les hiérarques, pasteurs et fidèles du Patriarcat de Moscou dans le monde, les plus vives et profondes condoléances fraternelles.
Les membres de l’AEOF demandent à tous les orthodoxes de France d’élever les prières pour le repos de l’âme de feu Sa Sainteté le Patriarche Alexis II de Moscou et de toute la Russie. Mémoire éternelle !





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