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Articles avec #orthodoxie tag

La Foi et la Vie selon l'Evangile. Mgr Nicolas Vélimirovitch.

Publié le par Christocentrix

Monseigneur Nicolas Vélimirovitch (1880-1956), canonisé en 2003 sous le nom de « Saint Nicolas de Jitcha et d'Ohrid », est l'un des plus grands théologiens et spirituels de l'Église orthodoxe au XXème siècle. Écrivain prolifique et inspiré, il est l'auteur d'une oeuvre immense, qui occupe une vingtaine de volumes. Le présent recueil rassemble cinq opuscules écrits à des époques et dans des circonstances différentes, mais qui ont en commun de présenter des éléments essentiels de la foi orthodoxe et de la spiritualité qui en est indissociable.

La Centurie de Ljubostinja fait apparaître la spécificité du sens, de la place, de la fonction et des fruits de l'Évangile dans l'Église orthodoxe, procédant régulièrement à des comparaisons avec ce que les autres religions tiennent pour leurs textes sacrés, et avec la façon dont l'Évangile est considéré dans les confessions chrétiennes occidentales.

La foi des hommes instruits est un ample commentaire du Credo de Nicée-Constantinople.

La prière du Seigneur est un commentaire du Notre Père en forme de prière, et donc une sorte d'amplification de celui-ci.

La pyramide paradisiaque est un commentaire des Béatitudes qui a la particularité d'envisager celles-ci comme autant de degrés de l'ascension du fidèle vers Dieu et de son édification spirituelle en Lui.

Les commandements de Dieu présente quelques préceptes majeurs du Christ permettant de mener une vie authentiquement chrétienne et d'en récolter les fruits dispensés par l'Esprit Saint.

On retrouvera dans ces textes le beau style, lyrique et chaleureux, à la fois contemplatif et orant, de celui que l'on a surnommé « le Chrysostome serbe », au service d'une méditation alimentée aux sources de l'Évangile, de la Tradition des Pères et d'une riche et profonde expérience personnelle.

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séminaire orthodoxe de Paris : la vidéo

Publié le par Christocentrix

Message (avec traduction) adressé par le Patriarche de Moscou à l'occasion de l'inauguration du séminaire orthodoxe de Paris. Via "Orthodoxie.com" le site d'information orthodoxes.

http://www.orthodoxie.com/2009/11/patriarche-cyrille-message-adress%C3%A9-accueil-actualit%C3%A9-message-du-patriarche-cyrille-%C3%A0-loccasion-de-li.html

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l'église Saint-Nicolas (Bari, Italie)

Publié le par Christocentrix

Les premiers fondements du complexe de l’église Saint Nicolas le Thaumaturge (où reposent les reliques du saint) ont été posés en 1913 et édifiés en 1918 suivant le projet de l’académicien Alexeï Shtchusev, avec l’argent du peuple et sur le décret du tsar Nicolas II alors en visite en ville (étant encore tsarévitch). Suite à un décret de Benito Mussolini, l’église a été nationalisée en 1937 et mise à la disposition de la municipalité de la ville de Bari, l’une des villes les plus visitées par les pèlerins orthodoxes dans la péninsule italienne.  L'Italie retrocède cette église à La Russie. le 1er mars dernier avait lieu le transfert de propriété de l'église Saint Nicolas et des bâtiments attenants à Bari (Italie) de l'État italien à la Russie. Les détails par http://www.orthodoxie.com/

Le 24 novembre, dans la résidence patriarcale à Moscou, l'État russe a remis, lors d'une cérémonie, en présence du patriarche Cyrille, la propriété de l'église Saint-Nicolas et du centre de pèlerinage orthodoxe de Bari en Italie - un ensemble de 8000 mètres carrés - à l'Église orthodoxe russe. 
(la vidéo:
http://www.patriarchia.ru/db/text/949940.html )

La restitution de cette église, construite par les Russes au début du XXe siècle, est, pour le père Vladimir, le "rétablissement de la justice historique". Il est convaincu que ce geste sera un "bel exemple d'une vrai coopération fraternelle entre catholiques et orthodoxes": 
"A Bari, nous n'avons aucune difficulté avec les catholiques, nous avons des devoirs communs et nos relations fraternelles ne sont obscurcies par rien de négatif".

Selon le père V. Koutchoumov, plus de
5 000 pèlerins orthodoxes participent ces dernières années aux deux fêtes annuelles de saint Nicolas (le 9/22 mai et le 6/19 décembre). Ils viennent principalement de Russie, d'Ukraine, mais aussi de beaucoup d'autres pays.


A ne pas confondre avec l'église russe saint Nicolas de Nice (France)





















Fin d'année fructueuse pour l'Orthodoxie en Italie;  quelques jours auparavant...Le 18 oct. Mgr Innocent a béni l’église de la Protection de la Mère de Dieu à Ravenne. C’est une ancienne paroisse catholique dont le patriarcat de Moscou a fait l’acquisition, cela grâce aux efforts du recteur de la paroisse l’archimandrite Marc (Davitti). L’archimandrite est l’un des plus anciens prêtres orthodoxes d’Italie. Il a été ordonné presbytre en 1970. Ce prêtre appartient à une ancienne lignée florentine qui est mentionnée dans les chroniques de Florence de 1280. Au cours de cette liturgie le diacre Serge Averine a été ordonné prêtre.
http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Une-nouvelle-paroisse-orthodoxe-a-Ravenne_a457.html

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inauguration d'un séminaire orthodoxe en France

Publié le par Christocentrix

L'ouverture d'un séminaire orthodoxe en France, hier, à donné lieu à divers commentaires : 

http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Message-du-patriarche-Cyrille-a-l-occasion-de-l-inauguration-du-seminaire_a515.html


http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/LA-CROIX-Un-seminaire-orthodoxe-russe-en-terre-francaise_a513.html?com#com_1054651

Rappelons qu'en Mai dernier, les orthodoxes ont aussi inauguré une église à Rome : http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Inauguration-d-une-eglise-orthodoxe-russe-a-Rome-Agence-France-Presse_a221.html

Les différents patriarcats continuent un lent et discret développement dans tous les pays de l'Europe occidentale.

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l'Entretien avec Motovilov

Publié le par Christocentrix

Au fond d'une forêt russe, un jour de ciel gris où la neige tourbillonne en gros flocons, un moine et un homme, assis, se font face.
À la question posée par Nicolas Motovilov : « Quel est le but de la vie chrétienne ? », le
père Séraphim répond qu'il ne se réduit pas à une simple soumission à la loi morale, comme vivre selon les commandements de Dieu, aller à l'église, etc., choses certes nécessaires, ne serait-ce que pour empêcher le monde de sombrer dans l'anarchie.
Ce but a une exigence beaucoup plus profonde, qui touche à la racine de l'être et au sens de sa destinée. Il s'agit de la transformation ou transfiguration de la personne par les énergies vivifiantes de l'Esprit divin....

...
L'entretien va rebondir lorsque Motovilov demande sur quels critères se fonder pour avoir la certitude d'être réellement dans l'Esprit Saint. Le visage du saint alors s'auréole de lumière, une douce tiédeur envahit le disciple, gagné tout à coup par une paix et un bonheur ineffables.
Que s'est-il passé ? En guise de réponse, saint Séraphim ne se lance pas dans des considérations théologiques ou des arguments intellectuels, mais, après avoir imploré le Seigneur, il montre très concrètement comment l'acquisition des dons de l'Esprit Saint - qui était au centre de la première partie du discours - peut opérer la transformation d'un être pécheur en un être plein de lumière, un être d'une lumière à peine soutenable, un être empli de silence, de paix, de douceur, dont le corps dégage de la chaleur malgré la neige et des parfums d'une suavité sans pareille.
Revient ici l'idée que la vie chrétienne ne se résume pas à une série de préceptes moraux, mais aboutit à une transformation ontologique de la personne, promise à une transfiguration future dont les prémices irradient sur le visage des saints peints sur les icônes, comme sur le visage de l'interlocuteur du moine Séraphim.

Les charismes de l'esprit Saint furent prodigués à l'humble moine de Sarov avec munificence. Aux charismes physiques, tels que le visage lumineux, le parfum suave, la tiédeur du corps en plein hiver, s'ajoutent, entre autres, ceux de guérison, de clairvoyance, de prophétie et de paix....Le don ultime est celui de la joie...voilà la réponse, la seule réponse à la culture moderne sécularisée, aux philosophes de l'absurde ou du nihilisme, du mal de vivre ou du désespoir. Cette jubilation éclatait lorsque saint Séraphim accueillait chaque visiteur par ces mots : "Ma joie, le Christ est ressuscité !" . C'est-à-dire : en chacun de nous réside une force de résurrection. Le reste est silence....
Cette voie d'approche du divin où la totalité de la personne, corps, âme et esprit, est sollicitée, est analogue à la voie ouverte par l'art liturgique, où les sens psychiques, intellectuels et corporels sont également mobilisés : lumière et chaleur des cierges, odeur de l'encens, vision des icônes vivantes que sont les fidèles, ouïe de la parole lue ou chantée et manducation de celle-ci sous les espèces du pain et du vin....

Il ajouta entre autres " Avec une force moins grande que dans le peuple de Dieu, la présence de l'Esprit Saint se manifesta aussi parmi les païens igorants du Dieu véritable : jusqu'en leurs rangs, Dieu trouva des hommes et des femmes selon son élection. Telles furent par exemple les vierges sibylles, douées du don de prophétie. Elles gardaient leur virginité pour un Dieu inconnu, tout-puissant Créateur et Ordonnateur de l'Univers, comme le reconnaissaient eux-mêmes les païens.

De même les philosophes païens - bien qu'errants dans leur recherche de la Vérité, à travers les profondes ténèbres de la non-connaissance de Dieu - pouvaient, parce que cette recherche Lui est agréable, demeurer dans une certaine mesure en communion avec l'Esprit Saint. Dieu aime tellement la vérité qu'Il proclame par l'Esprit Saint : L'Esprit de Vérité (Istina) brille en s'élevant de la terre et la Vérité descend des cieux. (Ps. 85/84, 12)."

 
Saint Séraphim (Prokhor Mochnine) est né à Koursk en 1759, il est mort à Sarov en 1833. Il a été canonisé en 1903.
Ce livre "Entretien avec Motovilov" relate l'entretien qu'il eut avec saint Séraphim. Il se termine ainsi "J'ai vu de mes propres yeux le rayonnement ineffable dont il était la source. Je peux le certifier sous la foi du serment". (Nicolas Motovilov, nov. 1831).
On peut se procurer cet "entretien", soit aux éditions Bellefontaine soit aux éditions Arfuyen.

 

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destin, mémoire et archives orthodoxes

Publié le par Christocentrix

je suis tombé par hasard sur des photos "d'archives".....de quelqu'un pour qui j'avais sympathie et vénération....aussi je ne résiste pas à vous les montrer....devinez qui est ce jeune clerc plein d'avenir? ...parce que Dieu s'était choisi ce samouraï....
après ces photos des années 50...........et 60.......................
                                                       puis plus tard encore....





















et enfin tel que vous l'avez connu......





























le Patriarche de Moscou, Alexis II......

à qui Vladimir Poutine rend ici les derniers hommages...

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témoignage

Publié le par Christocentrix

"Un vieux moine de la Sainte Montagne nous avait dit un jour: «Vous n’êtes pas des catholiques romains convertis à l’Orthodoxie grecque. Vous êtes des chrétiens d’Occident, des membres de l’Église de Rome, qui rentrez en communion avec l’Église universelle. C’est beaucoup plus grand et beaucoup plus important.» Et, tandis qu’il disait cela, de grosses larmes coulaient sur ses joues... Certes, nous nous sommes bien «convertis», en ce sens que nous sommes passés de l’Église romaine, envers laquelle nous gardons une immense gratitude pour tout ce que nous avons reçu au sein de nos familles et de ce peuple chrétien qui nous a si longtemps portés, — à l’Église orthodoxe.
Mais cette Église orthodoxe n’est pas une Église «orientale», une expression orientale de la foi chrétienne: elle est l’Église du Christ. Sa tradition fut la tradition commune de tous les chrétiens pendant les premiers siècles, et en entrant en communion avec elle, nous ne faisions que revenir à cette source. Nous n’avons pas «changé d’Église»: nous n’avons fait que passer d’un rameau séparé de l’unique Église à la plénitude de celle-ci....."
                       lire ce témoignage sur ce site :
http://soleilhiver.blogspot.com/

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le feu du Christ

Publié le par Christocentrix


"Jadis, dans l'Église orthodoxe, existait un très vieux rite qui ne cessa qu'avec la première guerre mondiale. Au soir du Samedi-Saint, dans la Basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem, en ce lieu même où gît le corps du Crucifié, le Patriarche allumait une torche et en communiquait le feu à des milliers de cierges, de bougies et de lampes ; l'assistance tout entière devenait un océan de lumière.(*)
Puis cette flamme était emportée au galop de quatre chevaux, qu'on remplaçait en maints relais, jusqu'aux quatre sanctuaires principaux de l'orthodoxie : Athènes, Byzance, Kiev et Moscou. Ainsi le feu même allumé au tombeau du Messie servait-il à rendre vie à toutes les flammes liturgiques des basiliques qui en gardaient le souvenir toute l'année.
Le symbole était beau. Il évoque maintes choses dont le sens n'a pas cessé de nous être proche : cette descente aux Enfers où le Christ apporta la lumière aux âmes ; cette flamme de la Vérité dont il fut dit qu'elle ne doit pas être mise sous le boisseau, et surtout ce mot profond de Jésus, d'une actualité toujours indiscutable : « Je suis venu apporter le feu à la Terre, et que désirè-je, sinon qu'il brûle ! »
Et cependant, faut-il l'avouer ? toutes ces leçons que nous recevons à travers le symbole du vieux rite ont quelque chose de douloureux pour nous et de désespérant. Ce feu, que le Christ alluma sur la terre, brûle-t-il encore sur le monde qui est le nôtre ? Cette lumière qu'il porta aux âmes enténébrées, qu'en avons-nous fait au coeur de nos ténèbres ? Pouvons-nous dire, en toute conscience, que nous n'avons pas mis la lumière sous le boisseau ?

II y a, pour un chrétien, dans le spectacle de l'univers humain de ce siècle, un perpétuel sujet de honte. Que depuis deux mille ans, le message sublime de l'Evangile n'ait pas eu plus d'efficacité, que notre société moderne soit aussi brutale, aussi injuste, - et pire peut-être, en un sens, par la volonté de négation et de refus, - que la société de l'Empire romain au temps où Jésus apparut ; ce devrait être pour nous tous un constant sujet de méditalion pénible. Les adversaires du Christianisme n'ont pas tort quand ils lui opposent ses propres principes, quand ils observent cette carence des chrétiens, leur secrète démission en face de l'injustice et le mot du vieux Clemenceau est de ceux qu'on devrait avoir présents à l'esprit, dès que, chrétiens, on juge des faits sociaux et politiques : « La Révolution serait faite le jour où tous les Chrétiens se mettraient à vivre leur Christianisme. »

Nous croyons que cette flamme jaillie du Coeur divin, cette flamme de vérité, d'amour et de justice, est la seule qui puisse purifier ce monde souillé qui est le nôtre. Nous croyons que la lumière de Pâques peut seule montrer aux hommes leur chemin. Mais l'effort est immense à accomplir pour que la lumière triomphe, et nous avons du travail plein les bras. Un chrétien n'est rien, s'il n'est pas ce porte-flamme, ce témoin de la Lumière. Quand donc tous les chrétiens oseront-ils être ce qu'ils sont ?

Nous savons tous que nous vivons dans un monde injuste ; nous savons que l'amour, le désintéressement, la charité véritable suffiraient déjà à harmoniser ces relations sociales et internationales que nous voyons de jour en jour devenir plus désaccordées, plus grinçantes. Nous savons que, près de nous, la vérité et l'équité sont bafouées, que nous sommes environnés d'imposture. Et nous nous taisons! Ah! comme on comprend la colère, la sainte fureur d'un Bloy, d'un Bernanos, fouaillant impitoyablement, un certain conformisme et une certaine lâcheté chrétienne !

Le monde moderne se trouve, de plus en plus évidemment, placé devant un dilemme. L'anarchie, l'incohérence où il est ne pourront plus durer. - Un ordre s'établira - Dieu sait peut-être après quelles catastrophes ! Il s'agit de décider si cet ordre sera celui qui repose sur les principes de renoncement et d'amour, sur la morale évangélique, ou s'il sera celui, inhumain autant que rigoureux, qu'on voit aux sociétés d'insectes.

Déjà la flamme est là qui luit dans les ténèbres, et demain pourra tout dévorer. Il s'agit de savoir, en définitive, si ce sera celle qui jaillit au Sépulcre, la nuit où Dieu appela les hommes à la Résurrection, ou si ce sera celle qui, du fond des abîmes, surgit, éternellement aussi, brandie par l'esprit de haine et de négation".

 


                                                                           Daniel-Rops (Chants pour les abîmes, 1949)
*[ce rite a été rétabli]

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Le Patriarche Alexis II de Moscou est mort

Publié le par Christocentrix

RIA Novosti.
Le patriarche Alexis II, qui a dirigé l'Eglise orthodoxe russe pendant plus de 18 ans, est décédé vendredi à l'âge de 79 ans.

Moscou, 5 décembre 2008, 12h17, Interfax –Le patriarche Alexis II de Moscou est décédé à sa résidence à Peredelkino, dans la région de Moscou, "il y a une heure, une heure et demi d'ici," a déclaré le responsable des relations publiques du patriarcat de Moscou, le prêtre Vladimir Vigilyansky.







Paris le 5 décembre 2008 –– Rappel au Seigneur de Sa Sainteté Alexis II, patriarche de Moscou et de toute la Russie.

Un grand deuil s’est abattu sur le plérôme de l’Eglise orthodoxe dans le monde. Le Patriarche Alexis II de Moscou (né Alexeï Mikhailovitch Ridiger le 23 février 1929 à Tallinn en Estonie) est né au ciel en ce jour où l’Eglise orthodoxe commémore Saint Sabas le Sanctifié.
L’Eglise orthodoxe russe perd ainsi son primat et le plérôme de l’Eglise orthodoxe, une de ses grandes figures contemporaines. Le primat de l’Eglise russe, rappelé ce jour auprès de son Seigneur, est le 15ème patriarche de l’Eglise orthodoxe russe. Elu patriarche de Moscou en 1990, à une époque très charnière et sensible de la vie de cette Eglise, il conduisit avec dignité, courage et détermination la renaissance de cette éminente Eglise orthodoxe, riche en potentiel, longtemps et profondément martyrisée tout au long du XXème siècle.

Les évêques orthodoxes, membres de l’Assemblée des Evêques Orthodoxes de France, partagent la peine de l’Eglise orthodoxe russe. Ils s’associent à son deuil et adressent à Son Eminence l’Archevêque Innocent, aux fidèles orthodoxes du diocèse de Chersonèse ainsi qu’à tous les hiérarques, pasteurs et fidèles du Patriarcat de Moscou dans le monde, les plus vives et profondes condoléances fraternelles.
Les membres de l’AEOF demandent à tous les orthodoxes de France d’élever les prières pour le repos de l’âme de feu Sa Sainteté le Patriarche Alexis II de Moscou et de toute la Russie. Mémoire éternelle !





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Nicolas Vélimirovitch (Saint Nicolas de Jitcha)

Publié le par Christocentrix

Peut-être avez-vous lu les textes sur ce blog (catégorie : "la Foi") intitulés "Question", "Larme", (titres imaginés car en fait ils n'ont pas de titres et seulement un numéro) et vous êtes-vous demandé qui en était l'auteur?  
L'auteur est ni plus ni moins qu'un saint ( Nicolas de Jitcha - de son vrai nom : Nicolas Vélimirovitch).
Je vais emprunté quelques éléments biographiques présentés par Jean-Claude Larchet dans son introduction à Prières sur le Lac de Nicolas Vélimirovitch  (et traduites du serbe par Zorica Terziç) pour vous présenter cet homme exceptionnel, ce saint, qui fut aussi un auteur admirable. Ces Prières sur le Lac ont été éditées par L'Age d'Homme en 2004.
"[...]C'est au monastère Saint-Tikhon à South Canan (U.S.A) , dans la modeste chambre qu'il occupait, que Monseigneur Nicolas Vélimiroviç s'endormit dans le Seigneur, le dimanche 5 mars 1956 au petit matin.

Ses obsèques furent célébrés à la cathédrale Saint-Sava de la ville de New York, puis son corps fut transféré au monastère de Saint Sava à Libertyville (qu'il avait fondé lors de son premier séjour aux État Unis). On l'ensevelit près de l'autel de l'église, en présence de nombreux fidèles orthodoxes.

À l'annonce de sa mort, les cloches de nombreux monastères et églises retentirent en Serbie, et des pannychides et des offices à sa mémoire furent célébrés pendant quarante jours. La dernière volonté de Monseigneur Nicolas était d'être enterré dans sa chère
« patrie », « là où il avait appris l'alphabet », c'est-à-dire au monastère Celije près de Leliç, son village bien-aimé.


Le Père Justin Popoviç fut le premier en Serbie à parler publiquement de Monseigneur Nicolas comme d'un saint, en particulier lors des pannychides annuelles célébrées à Leliç, tandis que l'évêque de l'Église russe hors-frontières aux États-Unis, Monseigneur Jean Maximovitch, l'appelait, déjà en 1958, « le Chrysostome de notre époque, un grand homme saint et un Maître universel de l'Orthodoxie ».

La vénération croissante du peuple serbe à l'égard de Monseigneur Nicolas amena l'Église serbe à adresser au Gouvernement américain, par l'intermédiaire du neveu de Monseigneur Nicolas, Tiosav Velimiroviç, magistrat à Belgrade, une demande pour que ses reliques fussent rapatriées en Serbie. Celles-ci furent transférées le 3 mai 1991 et accueillies à l'aéroport de Belgrade par Sa Sainteté le patriarche Paul et de nombreux évêques, prêtres, moines, ainsi que par le peuple. Un accueil semblable, en présence d'un nombre plus grand de fidèles, eut lieu en l'église Saint-Sava à Belgrade (du 3 au 5 mai 1991), puis au monastère de Ziça (du 5 au 12 mai 1991). De là les reliques de Monseigneur Nicolas furent transférées à Leliç, son village natal et déposées en son église, où elles reposent aujourd'hui.

Le 18 décembre 2002, la veille de la Saint-Nicolas, les reliques de Monseigneur Nicolas furent de nouveau transférées à Ziça, où une foule immense vint se recueillir et lui rendre hommage jusqu'au jour de la Saint Étienne (le 09 janvier 2003).


Ce transfert se fit à l'occasion d'une série de célébrations à la mémoire de Monseigneur Nicolas, organisées au monastère de Ziça et à Kraljevo. L'un des moments forts de ces célébrations fut un symposium international organisé par Monseigneur Athanase Jevtiç, et auquel participèrent douze métropolites et évêques, de nombreux higoumènes, moines, moniales et représentants du clergé, ainsi que diverses personnalités venues de toutes les régions de l'ex-Yougoslavie, mais aussi des États-Unis, de Russie, de France, de Géorgie et de Palestine. Vingt-cinq communications présentèrent divers aspects de la vie, de la personnalité et de l'oeuvre de Monseigneur Nicolas. Les principales d'entre elles ont été réunies dans un très beau volume commémoratif, comportant par ailleurs une biographie de Monseigneur Nicolas, plusieurs de ses oeuvres, des documents et des témoignages le concernant, de nombreuses photos ainsi que les reproductions de la plupart des icônes et fresques répandues à travers le monde qui le représentent.

À la fin de ce symposium, des voix s'élevèrent pour exprimer le souhait que Monseigneur Nicolas soit officiellement canonisé et que sa sainteté soit ainsi proclamée au sein de l'Église orthodoxe universelle.

Considérant le fait que Monseigneur Nicolas était depuis plusieurs décennies vénéré par tout le clergé et tout le peuple comme un saint dans l'Église serbe, que des icônes le représentant ont été répandues partout dans le monde et qu'ont été enregistrés depuis son décès de nombreux témoignages de miracles accomplis par lui, l'Assemblée de l'épiscopat de l'Eglise serbe, le 19 mai 2003, proclama officiellement sa sainteté, inscrivant son nom au calendrier en date du 5 mars, jour de son décès, et du 20 avril, jour du transfert de ses reliques des États-Unis en Serbie. La cérémonie solennelle de canonisation eut lieu le 24 mai 2003 en la cathédrale Saint-Sava à Belgrade, au cours d'une liturgie eucharistique célébrée par le patriarche Paul et à laquelle participèrent tous les métropolites et évêques de l'Église serbe.
Tous purent alors répéter solennellement les paroles que le Père Justin Popoviç prononça lors du cinquième anniversaire de la mort de Monseigneur Nicolas: « Merci Seigneur, en lui nous avons un nouvel apôtre ! Merci Seigneur, en lui nous avons un nouvel évangéliste ! Merci Seigneur, en lui nous avons un nouveau confesseur ! Merci Seigneur, en lui nous avons un nouveau martyr ! Merci Seigneur, en lui nous avons un nouveau saint !».


Monseigneur Nicolas Velimiroviç apparaît aujourd'hui comme étant, avec le Père Justin Popoviç, l'une des personnalités les plus fortes, les plus saintes et les plus rayonnantes de l'Église serbe au XXème siècle.

Au milieu des tragédies que vécut la Serbie au XXème siècle, il fut pour elle un soleil qui lui donna lumière et chaleur, la guida, la réconforta, lui redonna la vie et le dynamisme spirituels dont elle avait besoin. Beaucoup n'ont pas hésité à considérer la présence et l'action de Monseigneur Nicolas comme un véritable miracle, et à voir en lui un nouveau saint Sava.

Le Père Justin Popoviç écrivait en 1922 :
« Avant l'époque où il est apparu, nous étions désespérés : l'aspiration de notre âme au Christ était en train de s'engourdir, de flétrir, et elle commençait à mourir. À partir du moment où il est apparu, nous avons tremblé de joie : notre âme qui aspirait au Christ revint en lui à la vie, elle ressuscita et fut régénérée. L'aspiration fervente de Ratsko (prénom civil de saint Sava) pour le Christ avait fait sa demeure en lui et s'était enflammée en un colossal incendie, et il a brûlé dans cet incendie, il a brûlé comme un holocauste sacrificiel pour toute l'humanité. Il est alors devenu notre optimisme, notre optimisme dans l'obscurité des jours de notre présent désespéré. Nous pouvons témoigner d'un miracle grand et rare, d'un signe des temps miraculeux et saint : l'éternité bénie de la Sainte Trinité qui avait jeté l'ancre la première fois sur Ratsko, faisant de Ratsko l'assoiffé du Christ, a jeté l'ancre une seconde fois sur l'Évêque Nicolas, faisant de Nicolas l'assoiffé du Christ Nicolas le porteur du Christ. De l'époque de saint Sava jusqu'au temps présent, notre Orthodoxie n'a pas eu de confesseur de la foi plus éloquent et plus puissant que l'Evêque Nicolas. Nos descendants, désormais optimistes, seront captivés par une admiration à son égard remplie de prière, tout comme nous l'avons été à l'égard de saint Sava. Nos descendants seront émerveillés, et ils se lamenteront de n'avoir pas vu de leurs propres yeux ce que nous-mêmes voyons, et de n'avoir pas entendu de leurs propres oreilles ce que nous- mêmes entendons. Pour eux, comme pour beaucoup d'entre nous, il sera le foyer vers lequel ceux qui ont été gelés par le scepticisme et le manque de foi viendront se dégeler et se réchauffer ».

On notera le caractère prophétique de ce texte écrit à une époque où Monseigneur Nicolas n'était évêque que depuis quelques années et n'avait déployé qu'une très petite partie de l'activité qu'il allait déployer jusqu'à la fin de sa vie.

Mais Monseigneur Nicolas est apparu très tôt comme une personnalité charismatique, dont la grâce rayonnante exerçait sur tous ceux qui le voyaient, l'écoutaient et le lisaient, une séduction puissante. Cette séduction n'était pas celle d'un gourou, car elle ne tournait pas à sa propre glorification et à son propre profit, mais imprimait en ceux sur qui elle s'exerçait un mouvement de retour et élévation vers Dieu. Les charismes de Monseigneur Nicolas étaient sans doute en partie liés à ses capacités et talents personnels, mais dans la mesure où les avait mis au service de Dieu et où ils avaient dès lors été transfigurés par Lui et habités par Sa grâce pour être l'instrument de celle-ci ; mais ils étaient avant tout l'expression de sa sainteté personnelle, reçue comme un don de Dieu en réponse à une vie d'ascèse et de prière, menée non seulement avec un grand zèle, mais avec une grande pureté intérieure, dans la pénitence, l'humilité et l'amour de Dieu et du prochain.  
                                                                         (extrait de la présentation de J.C Larchet) 

Vous pouvez vous reporter à l'ouvrage cité pour des renseignements plus complets sur la vie et l'oeuvre de Nicolas Vélimirovitch et découvrir la centaine d'admirables Prières sur le Lac traduites en français par Zorica Terziç. Vous tiendrez là non seulement un chef-d'oeuvre de la spiritualité chrétienne, mais un chef-d'oeuvre de la littérature universelle, dont le style rappelle et égale celui d'Ainsi parlait Zarathoustra de Nietzsche.

 

Voir aussi sur ce blog, un compte-rendu de "la Foi et la Vie selon l'Evangile", une des oeuvres traduites de Nicolas Vélimirovitch. http://christocentrix.over-blog.fr/article-la-foi-et-la-vie-selon-l-evangile-40201893.html


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