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saint Yevgeny Rodionov

Publié le par Christocentrix

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Mille cinq cents prêtres et moines ont été canonisés par l’Église orthodoxe ces dix dernières années. Son synode a posé, à cette occasion, un principe : pour être considéré comme un martyre de la foi contemporain, il faut être décédé de persécutions ayant eu cour durant la révolution bolchevique ou la période stalinienne. Seule exception à cette règle : la canonisation, le 20 août 2002, du soldat Yevgeny Rodionov.

Né, à Moscou, en 1977, le jeune Yevgeny fut appelé sous les drapeaux de la Fédération de Russie en 1995 et envoyé en Tchétchénie. Là, il fut capturé, moins d’un an plus tard, quand un groupe de rebelles s’empara du fortin où il était en poste. Gardé captif durant trois mois, ses geôliers espérant en tirer une rançon, Yevgeny Rodionov fut finalement décapité le jour de son dix-neuvième anniversaire car il refusait de se convertir à l’islam et de se séparer de sa croix de baptême.

Le récit de son décès, que ses meurtriers monnayèrent à sa mère (qui dut aussi les payer pour connaître le lieu où ils avaient inhumé son fils), fit une grande impression en Russie et Yevgeny Rodionov reçut, de manière posthume, la médaille du courage. Peu de temps après une souscription publique permit de lui édifier dans son village natal un mausolée surmonté d’une grand croix sur lequelle fut inscrit « Le soldat russe Yevgeny Rodionov est enterré ici. Il a défendu sa patrie et n’a pas trahi sa foi. » La tombe devint bientôt un lieu de pèlerinage, une prière invoquant l’intercession du jeune soldat fut imprimée et largement répandue, des icônes le représentant furent peintes et des miracles se produisirent à leur contact. En 2002, son hagiographie « Un nouveau martyre du Christ, le soldat Yevgeny » fut publiée par le pope Alexander Shargunov et la télévision réalisa un reportage sur sa vie. Le synode orthodoxe déclara, le 20 août 2002 Yevgeny Rodionov saint et martyr. Une église portant son nom fut, peu de temps après, édifiée à Hankala, près de Grozniy. C’est, à ce jour, le seul lieu de culte orthodoxe de Tchétchénie.

 

 


 

 

 

 

 

 


 

 

 

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Sergei Nicholaevich KOURDAKOV

Publié le par Christocentrix

Sergei Kourdakov (1951-1973) connaît une enfance difficile et grandit dans un des plus sinistres orphelinats (Barysevo) de l’Union soviétique poststalinienne. Le personnel est haineux et cruel. Les pensionnaires sont livrés la plupart du temps livrés à eux-mêmes et vivent selon des codes brutaux et très hiérarchisés ("esclaves", "lieutenants" et "roi"). Sergei-Kourdakov-1.jpgSergei finit par devenir "roi" de Barysevo. Plus tard il fut recruté par la section locale de la Jeunesse Communiste.
Par son charisme et son intelligence, il s’élève vite dans l’échelle sociale communiste. Chef des Cadets de l'Académie Navale de Leningrad, Officier Cadet, lieutenant de la Marine Russe, Cadre de la Ligue de la Jeunesse Communiste et chargé "d'enseignement du communisme", auxiliaire du KGB avec pour mission : traquer et persécuter les "religiosniki". Ce persécuteur de "croyants" (150 "expéditions punitives" à son actif) sera pourtant terrassé par la grâce sur son chemin de Damas. Profitant d'une mission en mer près des côtes du Canada, il décide de tenter une évasion à haut risque et parvint à gagner la côte canadienne.Sergei-Kourdakov-2.jpg
Recueilli au Canada, il n’aura de cesse de témoigner de sa conversion. Les autorités soviétiques tentent plusieurs fois de le "récupérer". Le 1er janvier 1973, peu de temps après avoir écrit son histoire, il meurt d’une balle de pistolet. Après enquête, sa mort fut déclarée "accidentelle".

Le témoignage de Sergei Kourdakov existe en version française depuis 1976 sous le titre "Pardonne-moi Natacha". Ce livre est largement autobiographique mais aussi un témoignage détaillé du système soviétique. Sergei y relate bien-sûr sa conversion et sa rencontre avec Dieu.

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Vania MOISSEIEFF

Publié le par Christocentrix

Vania (Ivan) Moïsséieff (1952-1973) fut un jeune témoin du Christ dans l'univers soviétique.VANIA-MOISSEIEFF.jpg Né en Moldavie (rattachée à l'époque à l'URSS) il est appellé en 1970 a effectué son service militaire pour l'Union soviétique. Déjà jeune apôtre de l'Evangile avec un impact certain sur d'autres jeunes, il entend continuer naturellement son témoignage au sein même de l'armée soviétique. Assidu à la prière quotidienne, l'environnement hostile cherche à lui faire abandonner ses convictions chrétienne. Il est d'abord l'objet de sévères brimades (privation de nourriture, exposition au froid, travail de nuit, privation de repos, etc...). Non seulement son témoignage ne fut pas amoindri mais il fut à l'origine de conversions de quelques compagnons. Ce qui exaspéra ses supérieurs. Vania sera emprisonné dans un camp spécial où il subit plusieurs fois la torture pendant douze jours. Il meurt torturé à mort à l'âge de 21 ans.

 

Sergiu Grossu (philosophe roumain) a relaté l'histoire de ce jeune soldat du Christ qui voyait les anges. L'auteur trace un portrait à partir des lettres échangées avec parents et amis. Son témoignage passe par des documents authentiques. Pages magnifiques d'un portrait spirituel bouleversant. (Vania Moïsseieff, le jeune martyr de Volontirovka, éditions Catacombes, 1988).

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