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Το ζειμπεκικο του θανατου

Publié le par Christocentrix


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à Rosario...(Pier Paolo Pasolini)

Publié le par Christocentrix

 

A Rosari

 

Tal cialt la ciar a pesava

tal fresc a veniva di lus,

ma vuei, frut, si ti sbassis i vuj,

no i ti jos nè pèis né lus tal to grin.

I ti ris, magari, ma il ridi

a no ti ven su da chel grin

dulà che un bigul frèit e sec

al è doma che un sèin tai blu-jeans.

Drenti da la puora Glisia

i ti âs lassàt la to ombrena :

jo i plans insièmit cui predis

il vuèit chai ci as lassât tradint.






 

 A Rosario.

 

Nel caldo la carne pesava

nel fresco diveniva di luce,

ma oggi, ragazzo, se abbassi gli occhi,

non vedi né peso né lute nel tuo grembo.

Ridi, magari, ma il riso

non ti viene su da quel grembo,

dove un cazzo freddo e secco

non è che un segno nei blue-jeans.

Dentro la povera Chiera,

hai lasciato la tua ombra :

io piango, insieme ai preti,

il vuoto che hai lasciato tradendo.

 

 

À Rosario

 

 

Dans la chaleur pesait la chair

dans la fraîcheur devenait lumière,

mais aujourd'hui, baissant les yeux, enfant,

tu ne vois ni poids ni lumière à ton ventre.

Tu ris, peut-être, mais le rire

ne jaillit pas de ce ventre,

où une bite froide et sèche

n'est qu'un signe dans le jean.

À l'intérieur de la pauvre Église

tu as laissé ton ombre

je pleure, en compagnie des prêtres,

le vide laissé par ta trahison

 


 

 

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hommage à Michalis Kakoyanis

Publié le par Christocentrix

 

 

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Γιάννης Μαρκόπουλος-Τα χειμωνιάτικα νυχτέρια

Publié le par Christocentrix

 


 

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ΚΡΑΤΗΣΑ ΤΗ ΖΩΗ ΜΟΥ -Α΄ ΓΙΩΡΓΟΣ ΣΕΦΕΡΗΣ: ΕΠΙΦΑΝΙΑ

Publié le par Christocentrix

Κράτησα τη ζωή μου,
κράτησα τη ζωή μου ταξιδεύοντας
ανάμεσα σε κίτρινα δέντρα κατά το πλάγιασμα της βροχής
σε σιωπηλές πλαγιές φορτωμένες με τα φύλλα της οξυάς,
καμμιά φωτιά στην κορυφή τους• βραδυάζει.

Κράτησα τη ζωή μου• στ' αριστερό σου χέρι μια γραμμή
μια χαρακιά στο γόνατό σου, τάχα να υπάρχουν
στην άμμο τού περασμένου καλοκαιριού τάχα
να μένουν εκεί πού φύσηξε ό βοριάς καθώς ακούω
γύρω στην παγωμένη λίμνη την ξένη φωνή.

Τα πρόσωπα πού βλέπω δε ρωτούν, μήτε η γυναίκα
περπατώντας σκυφτή, βυζαίνοντας το παιδί της.

Ανεβαίνω τα βουνά· μελανιασμένες λαγκαδιές• o χιονισμένος
κάμπος, ώς πέρα ο χιονισμένος κάμπος, τίποτε δε ρωτούν,
μήτε o καιρός κλειστός σε βουβά ερμοκκλήσια, μήτε
τα χέρια που απλώνονται για να γυρέψουν, κι οι δρόμοι.

Κράτησα τη ζωή μου ψιθυριστά μέσα στην απέραντη σιωπή,
δεν ξέρω πια να μιλήσω, μήτε να συλλογιστώ• ψίθυροι
σαν την ανάσα του κυπαρισσιού τη νύχτα εκείνη
σαν την ανθρώπινη φωνή της νυχτερινής θάλασσας στα χαλίκια
σαν την ανάμνηση της φωνής σου λέγοντας «ευτυχία».

Κλείνω τα μάτια γυρεύοντας το μυστικό συναπάντημα των νερών
κάτω απ τον πάγο το χαμογέλιο τής θάλασσας τα κλειστά πηγάδια
ψηλαφώντας με τις δικές μου φλέβες τις φλέβες εκείνες πού μου ξεφεύγουν
εκεί πού τελειώνουν τα νερολούλουδα κι αυτός ό άνθρωπος
πού βηματίζει τυφλός πάνω στο χιόνι τής σιωπής.

                                             Georges SEFERIS (1937)

 

La mer en fleurs et les montagnes au décroît de la lune ;

La grande pierre près des figuiers de Barbarie et des asphodèles ;

La cruche qui ne voulait pas tarir à la fin du jour ;

Et le lit clos près des cyprès et tes cheveux

D'or : les étoiles du Cygne et cette étoile, Aldebaran.

J'ai maintenu ma vie, j'ai maintenu ma vie en voyageant

Parmi les arbres jaunes, selon les pentes de la pluie

Sur des versants silencieux, surchargés de feuilles de hêtre.

Pas un seul feu sur les sommets. Le soir tombe.

J'ai maintenu ma vie. Dans ta main gauche, une ligne ;

Une rayure sur ton genou ; peut-être subsistent-elles encore

Sur le sable de l'été passé, peut-être subsistent-elles encore

Là où souffle le vent du Nord tandis qu'autour du lac gelé

J'écoute la voix étrangère.

Les visages que j'aperçois ne me questionnent pas ni la femme

Qui marche, penchée, allaitant son enfant.

Je gravis les montagnes. Vallées enténébrées. La plaine

Enneigée, jusqu'à l'horizon la plaine enneigée. Ils ne questionnent pas

Le temps prisonnier dans les chapelles silencieuses

Ni les mains qui se tendent pour réclamer, ni les chemins.

J'ai maintenu ma vie, en chuchotant dans l'infini silence.

Je ne sais plus parler ni penser. Murmures

Comme le souffle du cyprès, cette nuit-là

Comme la voix humaine de la mer, la nuit, sur les galets,

Comme le souvenir de ta voix disant : « Bonheur ».

Je ferme les yeux, cherchant le lieu secret où les eaux

Se croisent sous la glace, le sourire de la mer et les puits condamnés

À tâtons dans mes propres veines, ces veines qui m'échappent

Là où s'achèvent les nénuphars et cet homme

Qui marche en aveugle sur la neige du silence.

J'ai maintenu ma vie, avec lui, cherchant l'eau qui te frôle,

Lourdes gouttes sur les feuilles vertes, sur ton visage

Dans le jardin désert, gouttes dans le bassin

Stagnant, frappant un cygne mort à l'aile immaculée

Arbres vivants et ton regard arrêté.

Cette route ne finit pas, elle n'a pas de relais, alors que tu cherches

Le souvenir de tes années d'enfance, de ceux qui sont partis,

De ceux qui ont sombré dans le sommeil, dans les tombeaux marins,

Alors que tu veux voir les corps de ceux que tu aimas

S'incliner sous les branches sèches des platanes, là même

Où s'arrêta un rayon de soleil, à vif,

Où un chien sursauta et où ton cœur frémit,

Cette route n'a pas de relais. J'ai maintenu ma vie. La neige

Et l'eau gelée dans les empreintes des chevaux.

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Theotokos

Publié le par Christocentrix


 

 

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Jacques Benoist-Méchin

Publié le par Christocentrix

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Jacques Benoist-Méchin (plus connu pour ses ouvrages historiques et  spécialiste du monde arabo-musulman) a la passion des jardins. Il y cherche moins une retraite que l'étanchement d'une soif secrète, moins un repos qu'un éveil. A l'écart des autres passions de sa vie, il y poursuit l'image du bonheur. Car l'amour des jardins ne doit pas, dit-il, "être confondu avec l'amour de la nature, des sites ou des fleurs. C'est un amour chargé d'une vérité humaine plus profonde, où le ravissement n'est qu'un signe. La paix de ces espaces ombragés a l'intensité d'un poème, la beauté d'une oeuvre d'art. La création de jardins est la manifestation suprême de l'état de loisir, où s'exerce le mieux le besoin d'expression de l'homme. C'est pourquoi, sans doute, toutes les civilisations n'ont pas atteint, en matière de jardins, une égale perfection. Ni les Egyptiens, ni les Grecs,, ni les Romains, ni même les Anglais, dont les "anti-jardins" se contentent de copier la nature, n'ont sû hausser leurs créations au niveau d'oeuvres d'art". Pour Benoist-Méchin, six peuples seulement se sont efforcés d'exprimer leur génie propre dans le domaine des jardins : les Chinois, les Japonais, les Perses, les Arabes, les Toscans et les Français. "Ceux-là nous paraîtront toujours, sinon plus civilisés que les autres, du moins plus conscients de ce que leur civilisation a eu de meilleur".

Voici donc, à travers les siècles et même les millénaires, d'un continent à l'autre, une promenade heureuse au long de ces jardins ornés d'arbres, de fleurs, de jets d'eau, de statues. Mais cette promenade n'est pas sans but : à l'homme conscient d'être mortel elle propose des visions, des métamorphoses, et la lointaine sérénité du Paradis perdu.

édité chez Albin-Michel en 1975. 

 

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                                                                                       jardin de l'Alcazar

 

 japon-kyoto-jardin-zen.jpg                                                                                                 jardin de Kyoto

 

 

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                                                                   Vaux-le Vicomte : la clairière enchantée

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crimes de l'OTAN en Libye

Publié le par Christocentrix

Voici une vidéo de terrain d'un vrai journaliste qui film ce qu'il y a à filmer. Les crimes de cette bande de malfaiteurs sont maintenant clairs. 80 personnes assassinées d'un coup, des femmes et des enfants pour la plupart. Et pendant ce temps, nos élites ploutocrates corrompues continuent de nous bassiner avec ces histoires de démocrassie et de "liberté"...

la vidéo est visible ici : http://www.alterinfo.net/Crimes-de-l-OTAN-a-Zliten-Video_a62326.html?com#com_2363430

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Jacques Bainville

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Connu pour sa remarquable biographie de Napoléon et son Histoire de France, constamment rééditées jusqu'à nos jours, Jacques Bainville fut aussi un analyste hors pair de la politique internationale. La diffusion de ses idées et de ses écrits allait bien au-delà de sa famille politique, l'Action française. Bainville considérait que la politique est régie par des lois et qu'elle est toujours l'oeuvre des hommes. De l'expérience de ceux-ci et des grandes permanences de l'histoire, il est possible de déduire le futur et de se prémunir par l'action des dangers qu'il recèle.

Dans un livre prophétique, Les conséquences politiques de la paix, publié en 1919, Bainville annonça tout l'entre-deux-guerres: l'avènement de Hitler, l'Anschluss, l'invasion de la Tchécoslovaquie, le pacte germanosoviétique, l'agression contre la Pologne et la nouvelle guerre européenne qui s'ensuivit. Jacques Bainville ne fut pas écouté. Il mourut en 1936, avant la catastrophe que la France n'avait pas su conjurer.

Christophe Dickès a consacré dix ans d'études à l'oeuvre de Jacques Bainville et plus particulièrement aux aspects de celle-ci touchant à la politique étrangère aux XIXè et XXè siècles. Il présente ici l'homme et sa pensée, dont l'influence demeure toujours grande. 

                         ***

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« À monsieur Jacques Bainville, à la Raison anticipatrice dont les événements suivent après coup l'ordre infaillible, effroyable et gracieux »: cet envoi de Marcel Proust, dans l'exemplaire de Sodome et Gomorrhe qu'il lui offre, en 1922, dit assez les qualités de l'historien que Les Conséquences politiques de la paix, en particulier, ont élevé sur le pavois. Spécialiste de la « question allemande », lancinante au lendemain de la Grande Guerre, historien monarchiste proche de Charles Maurras et de Léon Daudet, Jacques Bainville (1879-1936) passe en effet pour « très calé sur les questions de politique extérieure » et à cet égard, ajoute un rapport de la Sûreté générale, il « fait le Parlement ».

Esprit universel et travailleur insatiable, Bainville collabore à nombre de journaux quotidiens, hebdomadaires et mensuels, de L'Action française à La Revue universelle, en passant par Le Capital, Le Petit Parisien, L'Éclair de Montpellier, Le Mercure de France ou La Nation belge. Dans leurs colonnes, il s'attache à soumettre l'événement à une étude complète, méthodique et sereine qui seule peut permettre de démêler l'essentiel et de prévoir les mouvements de l'histoire. Son intelligence, sa culture, ses analyses s'imposent.

Apprécié, reconnu tant par ses pairs que par le grand public, Bainville est aussi romancier - auteur notamment d'Une histoire d'amour -, conteur - La Tasse de Saxe, Jaco et Lori - et voyageur - Les Sept Portes de Thèbes, Tyrrhenus, Quatre Mois en Russie. Ces aspects très largement méconnus de sa personnalité sont ici restitués, grâce à de nombreux textes restés inédits ou jamais réédités, et tous contribuent à redonner à l'analyste, à l'économiste, au chroniqueur, au traducteur, à l'historien, à l'écrivain, dont François Mauriac a pu dire qu'« aucun [...] n'a eu dans sa génération un rôle aussi défini que le sien », sa place en son siècle : assurément l'une des toutes premières.

                                                            

                                                                      ***

 

                         "La revanche de Kosovo"  (par Jacques Bainville)

 

"Soulevant un instant les lourds soucis de l’heure présente, la méditation doit s’arrêter sur ces champs de bataille de l’Orient où les armes prennent leur revanche, de désastres séculaires. Honte aux esprits obtus et aux imaginations pauvres qui nient que « les vivants soient de plus en plus gouvernés par les morts » ! Honte aux intelligences mesquines pour qui est invisible la chaîne qui relie les générations d’un même peuple ! En pénétrant dans Uskub reconquise, le dernier soldat de l’armée serbe savait qu’il entrait dans la ville qui, voilà six cents ans, était la capitale de ses aïeux. En battant les Turcs au Champs-des-Merles (Kosovo, en langue slave), le plus humble des fantassins de Serbie savait qu’il prenait la revanche d’une bataille perdue par les siens cinq cent vingt-trois ans plus tôt.

C’est ainsi que l’Histoire et le passé règlent la vie du monde moderne.

Seulement, si la nation serbe s’est réveillée après des siècles d’oppression et de sommeil, si elle s’est mise tout entière au service de l’idée de revanche, si le nationalisme est devenu sa règle de vie, il ne faudrait pas se figurer tout de suite que ces choses-là se sont faites toutes seules et par création spontanée. Comme à tous les grands mouvements de même nature qu’enregistrent les annales de l’espèce humaine, il a fallu d’abord les gardiens de la flamme, et puis des excitateurs qui furent des philosophes, des savants, des intellectuels, avant que le constructeur politique, puis le soldat, apportassent les conditions du succès définitif.

Aux nations qui prennent leur revanche, il faut d’abord des esprits nobles et désintéressés, mainteneurs de la tradition, qui ne laissent pas succomber l’idée. Il faut ensuite que des poètes, des écrivains capables de susciter cette élite enthousiaste qui arrache les peuples à leur torpeur, recueillent l’idée conservée dans les sanctuaires et lui rendent la vigueur de la nouveauté et de la jeunesse. Ni l’un ni l’autre de ces deux éléments n’a fait défaut à la Serbie.

Si brave soit-elle, la race serbe eût peut-être oublié qu’elle avait un jour été libre, glorieuse et prospère, et que l’Empire de son tsar Douchan avait été comparé à l’Empire de Charlemagne. Vaincue par le Turc, elle risquait d’être à jamais absorbée par le vainqueur. Sa noblesse n’avait-elle pas donné en grand nombre le signal du ralliement et de l’apostasie en se convertissant à l’Islam pour garder ses biens ? Mais le prêtre, affranchi des intérêts matériels, veillait. Il fut, durant des siècles, le dépositaire du patriotisme et de la foi.

Comme l’a très bien dit un historien enthousiaste, M. Jaffre du Ponteray : « Au temps où les vieux rois serbes couvraient le pays de monastères, ils ne se doutaient guère qu’ils élevaient des refuges aux débris de leur nation et qu’en assurant à leur dépouille mortelle un abri contre le vandalisme des siècles, ils assuraient aussi la survivance de leur race. À côté de la lampe qui devait brûler nuit et jour au-dessus de leurs tombeaux, l’Église serbe a pieusement entretenu le foyer d’où a jailli l’étincelle patriotique : sous son toit, la vie nationale, à l’abri de la tourmente, a pu se sauvegarder proscrite, mais intacte. C’est elle qui, malgré la servitude et l’ignorance obligatoire, a préservé la patrie serbe de la mort politique et morale. »

Alimentée à cette source, la poésie populaire des gouslars empêcha que le souvenir de la patrie pérît au cœur de ce pauvre peuple de paysans et de porchers. Souvent, même, elle le poussa à la révolte contre l’oppresseur. Et voilà qu’un jour, l’idée nationale passe des monastères à l’Université, des bardes rustiques aux philologues et aux historiens. Le patriotisme serbe s’instruit, s’illumine, acquiert une puissance de propagande et de propulsion invincible en devenant principe de pensée et de vie pour les classes éclairées.

Déjà l’érudition, la philologie et l’archéologie avaient été, en Allemagne, à l’origine de la guerre d’indépendance contre Napoléon et devaient conduire un jour la monarchie prussienne à fonder, sur ses victoires, l’unité allemande. Les nationalismes slaves connurent les mêmes débuts et observèrent la même méthode. Leur réveil, selon le mot si juste de Pyphie, l’historien de la littérature slave, fut d’abord une « découverte archéologique ».

Oui, le slavisme n’était, pour commencer, que des doctrines, des livres, une idée. L’idée allemande n’était pas autre chose avec Fichte. Elle se réalisa, elle devint un fait à Waterloo d’abord, à Sadowa et à Sedan ensuite. Le sort réservé à l’idée serbe ne devait pas être différent. L’Allemand Bruckner étudiant le mouvement intellectuel d’où est sorti le nationalisme slave, écrivait avec raison, voilà déjà bien longtemps : « La science qui a servi de pont aux Russes avec les Serbes et les Slovènes, devient un moyen d’accomplir des destinées politiques et nationales. »

Ces destinées, conçues par des savants, des philosophes et des poètes, des rois les accomplissent en ce moment sous nos yeux, au son du canon et à la tête de leurs armées. N’oublions pas et sachons comprendre la leçon du Champ-des-Merles."

       Jacques BAINVILLE. L’Action française du 31 octobre 1912.

 

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barbaresques

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