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obéissance ou désobéissance

Publié le par Christocentrix

D'abord la thèse selon laquelle il semble que la loi prédomine toujours sur la conscience.


POLOS : que veux-tu dire Socrate ?

SOCRATE : rien qu'une chose : le plus grand mal c'est l'injustice.

POLOS : Pourquoi le plus grand mal? Subir l'injustice, n'est-ce pas pire?

SOCRATE : Non, pas du tout.

POLOS : Donc, toi, tu aimerais mieux subir l'injustice que la commettre!

SOCRATE : Moi, tu sais, je ne voudrais ni l'un ni l'autre. Mais s'il était nécessaire, soit de commettre l'injustice, soit de la subir, je choisirais de la subir plutôt que de la commettre. 
                                                                                 (Platon, Gorgias, 469 a-c)



Dans un second temps, nous examinerons le principe empiriste par lequel il semble qu'il n'est pas fondé de préférer suivre sa conscience plutôt que la loi.


ISMÈNE : Pour moi donc, priant mes morts sous terre de me pardonner car y suis contrainte, j'obéirai à ceux qui sont au pouvoir. ( ...)

ANTIGONE : (...) Agis à ta guise, mais mon frère, je l'enterrerai. Il est beau pour moi de mourir en accomplissant ce devoir.

                                                                                                         (Sophocle, Antigone, 65-75.)


Tout en lisant, je vous propose un accompagnement musical, (ce n'est qu'un prétexte pour faire connaître un compositeur grec) Il n'est pas nécéssaire de regarder la vidéo, la musique seule suffit, et on peut le faire en lisant. Autant se prendre la tête agréablement. Si çà vous dit cliquez sur le lien suivant :
 




Assurément, il ne suffit pas qu'une loi soit promulguée pour qu'elle emporte la satisfaction générale. Il arrive en effet souvent que des mouvements de contestation s'organisent à leur encontre. Ces contestations, lorsqu'elles sont manifestées avant que la loi ne soit votée, entrent dans le jeu du débat politique qu'elles suscitent. On peut les considérer comme utiles pour l'évolution de la société. En revanche, lorsqu'il s'agit d'une loi déjà votée, déjà entrée en vigueur, le débat est clos et, si la contestation perdure, elle devient une véritable opposition, volonté de changer la loi.  Qu'est-ce qui peut pousser des hommes à se mettre en marge de la loi? On s'intéressera à l'homme sincère, sans préjuger d'une quelconque intention maligne et dont l'attitude est vraiment dictée par un souci du bien. L'hostilité de l'homme honnête face à une loi révèle la difficulté qu'il y a à devoir se soumettre à une loi qui s'oppose à ses convictions les plus intimes, à son sentiment de ce qu'il est juste d'accomplir. La désapprobation à la loi et l'insubordination à l'autorité est une question de conscience.


Contester l'ordre d'une loi au mépris de l'autorité, c'est inévitablement en substituer une autre, ce qui est une usurpation de l'autorité. Ce détachement par lequel on se fixe sa propre loi, on le nomme autonomie. Non seulement l'« homme autonome » ne tient pas compte de la loi, mais par son action, que l'on appelle délit, il vise à changer la loi par la voie juridique (pression sur le législateur). Cela vise donc bien à changer la loi.

Si ce n'est par la loi, l'homme autonome prétend en tout cas imposer la nouvelle norme par le fait accompli, par voie de fait. Il considère que ce qui peut être fait est ce qui se pratique effectivement. Il devient alors "hors-la-loi" et totalement indépendant de l'autorité qui n'exerce d'ailleurs son pouvoir moral que pour autant qu'il l'accepte. Lorsque l'exigence que la loi nous impose s'affronte avec l'exigence que notre conscience nous dicte, cela entraîne ce que l'on appelle un cas de conscience. La volonté est dans un véritable dilemme. Elle sait ce qu'il faut faire, ce qu'elle trouve juste et bon, mais on lui demande de faire ce qui s'y oppose. On peut alors préférer se soumettre quand même à la loi pour éviter d'avoir des ennuis avec les forces de l'ordre et les organes judiciaires, mais ce ne sera alors pas sans remords. Tel peut être le remords de celui qui contribue par ses impôts au remboursement de l'avortement, alors même que c'est une pratique qu'il juge criminelle. On pourra aussi refuser de renier ses convictions et s'opposer vaille que vaille à l'ordre de la loi.

Il faut bien comprendre alors qu'un tel choix est quasiment un choix de vie. En s'opposant à la loi, on est en état d'infraction, et on fait désormais partie des hommes dont le but est de combattre ladite loi. Par le fait, voire par voie de fait, on devient un hors-la-loi, un outlaw. Refuser de se soumettre à une loi, c'est plus que s'opposer à une loi, mais c'est bien souvent s'opposer au gouvernement qui l'a édictée. D'honnête citoyen, on passe dans la catégorie du rebelle, du réfractaire. Les lois ne sont pas des conseils pour l'agir, mais elles règlent avec précision ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire. Quand on suit sa conscience qui refuse la loi, c'est qu'on fait le contraire de ce que la loi nous impose. On agit peut-être ainsi par souci de justice; il n'empêche, paradoxalement, que l'on devient "passible de justice". Comparaître devant le juge, et même subir des sanctions graves, n'entame pas la détermination de beaucoup d'opposants à la loi et d'adversaires au pouvoir. L'exemple de la fille du roi OEdipe, dans la tragédie de Sophocle, reste l'illustration la plus marquante de cette opposition. Antigone reste le parangon du refus de la loi par fidélité à la conscience. Elle a préféré braver la loi, et la mort certaine que cet acte encourait, que de laisser la dépouille de son frère sans rite funéraire.


Au-delà de la noble intention qu'il peut y avoir de s'opposer à la loi (et que l'on ne remet pas d'emblée en doute), on peut se demander si la désobéissance à la loi est une attitude vraiment acceptable, raisonnable. En effet, on peut se demander si la désobéissance à une loi qu'on trouve injuste ne va pas contre le souci même de justice qui nous motive, à cause du mal plus grand encore qu'une telle opposition peut engendrer. L'appareil législatif est nécessaire à une société, car il lui fournit une structure indispensable pour la vie. Le développement d'une civilisation s'accompagne presque toujours de la formulation précise d'un code qui permet d'unifier les agir. L'instauration du droit romain chez les peuples barbares a permis la construction d'un empire stable et une vie commune. Sans la loi, nulle vie sociale n'est possible, mais on sombre alors dans une anarchie mortifére, où, faute de structure et d'autorité, aucun droit n'est garanti. On peut dire avec Jacques Bainville que « l'anarchie forme des césars », c'est à dire des dictateurs. Saint Thomas le rappelle aussi : il faut que « les inférieurs obéissent à leurs supérieurs; car autrement ce serait la ruine de la société humaine » .


La vie sociale implique un rapport constant à l'autre. Pour cette nécessaire relation, il faut des garanties qui permettent que les actions des hommes ne soient pas chacune individuelles et, par suite, opposées les unes aux autres. Cette nécessaire interaction engendrerait un conflit perpétuel. Pour qu'au contraire, les actions se complètent et s'organisent en véritable synergie, il leur faut certaines règles, non tacites mais explicites, voire écrites. Par analogie, on peut essayer d'imaginer ce qu'il adviendrait si aucune règle n'était donnée dans le langage. Alors chacun fixerait à sa guise les règles de grammaire, de sorte qu'en définitive, il serait quasiment impossible de comprendre et de se faire comprendre : Les gens ont raison qui croivent que ce seriont, disons... très moins pratique! En revanche, s'il y a une règle commune à laquelle chacun puisse se référer, alors la langue peut assurer son rôle de communication entre les hommes. C'est en acceptant, en se référant unanimement à une même règle (de langage ou de n'importe quel autre genre) que la vie en communauté va pouvoir s'instaurer.

La loi définit la règle de l'agir et, par là, permet une cohésion des actes des hommes. Toute vie exige une certaine organisation. On le voit bien en biologie. Il en est de même avec la vie sociale. C'est aussi la condition du maintien de la paix. A contrario, l'opposition à la loi constitue toujours une certaine entrave à l'ordre que la loi cherche à instaurer. Elle est un obstacle à la paix civile, qui est sans nul doute l'un des biens les plus importants que doive préserver une société. On dit souvent que les guerres civiles sont les maux les plus terribles qu'un pays puisse subir, car ils sont comme un combat fratricide où la bonne entente entre les membres d'une communauté se trouve rompue. Elles viennent toujours d'une mésentente sur la règle à suivre, c'est-à-dire sur un désaccord au sujet la loi et du pouvoir légal. On comprend que l'on se préserve par des sanctions sévères de tout ce qui provoque un désordre public grave: sédition, rébellion, émeute, etc.

Il semble ainsi qu'il faille parfois mettre ses désirs et opinions personnelles de côté par souci du bien commun. Récuser une loi pour le motif qu'elle ne nous convient pas peut paraître une recherche d'intérêt et de satisfaction personnelle malvenue parce qu'elle perturberait immanquablement l'ordre public, ce qui va contre le bien de la cité.

Et ceci semble légitimer de très larges concessions. Pas de vie sociale sans concession, ni un certain abandon de ses opinions personnelles.


Si, au contraire, l'on se met à accepter, voire à légitimer certains écarts à la loi, alors on détruit la fonction et le pouvoir organisateur de la loi. C'est alors préférer un bien immédiat d'une partie de la société au bien général que la loi vise à établir à terme, a pour conséquence l'insatisfaction même du bien des parties dans la mesure où le bien de l'ensemble lui est nécessaire. Par exemple, on considère que la santé de tout le corps est nécessaire au bien-être de chacun de ses membres; et parfois il faudra modérer la jouissance qu'un membre peut rechercher pour permettre la santé. La paix, qui est comme la santé de la société, mérite donc bien - dût notre orgueil en pâtir - que l'on se soumette à ce qui nous déplaît, ou nous semble une injustice, ou nous semble inadéquat comme lorsqu'on pense avoir soi-même la bonne solution face à tel problème. Le véritable souci de la justice se révèle parfois dans un certain renoncement et une certaine abnégation. Il peut même y avoir de l'héroïsme à se soumettre à l'injustice pour ne pas ébranler la société, et à obéir à une autorité contestable plutôt que de fissurer tout le système politique. C'est ainsi que Socrate a préféré mourir injustement par une condamnation injuste plutôt que de s'opposer à la loi en raison du mauvais exemple qu'il y avait à désobéir. Lui qui a servi sa cité lorsqu'il était soldat, a voulu continuer à la servir en préférant mourir plutôt que de risquer de lui nuire en s'opposant à ses règles.

Ce qui va contre l'ordre établi entraîne toujours un certain désordre dans la société, et par là même compromet la paix. Comment pourrait-on concevoir qu'un Etat puisse garantir la paix à ses membres, si toute loi peut être remise en cause, à n'importe quel moment, pour n'importe quel motif tiré de son opinion personnelle? L'opinion, la conviction qui devrait être commune à tous les citoyens est qu'il est bon de préférer la loi à toutes les opinions des hommes, car c'est la loi. « Dura lex, sed lex » disaient les anciens. La loi doit avoir le dernier mot. On peut s'attacher à se demander ce qui est le plus parfait à faire en soi. Pourtant, compte tenu des circonstances, dans la vie pratique, ce qu'il y a de mieux, de plus prudent à faire, c'est toujours d'agir dans la légalité, c'est-à-dire conformément à la règle commune et connue de tous. On pourrait faire de longs discours, arguer avec de nombreux documents à l'appui qu'il est meilleur, en fonction des découvertes ergonomiques, médicales, psychologiques, sociologiques, de rouler à gauche ; il n'empêche que, dans l'immédiat, il faut se plier aux règles de conduite en vigueur. Poussons plus loin notre exemple et imaginons une ville où les automobilistes roulent chacun selon son bon vouloir, sans se référer à un quelconque code de la route. De même qu'il y a des carrefours qui nous semblent dangereux et auxquels on s'arrête bien qu'il n'y ait pas de panneaux de "stop", de même il y a des "stop" qui peuvent vraiment sembler abusifs. Pourtant, on voit bien que, si l'on commence à admettre le principe qu'il y a des règles qui n'ont pas vraiment le pouvoir d'imposer l'obéissance, on cautionne alors le désordre absolu et destructeur de la cohésion des actes des individus. L'organisation d'une société ne parvient à ordonner la société que pour autant qu'on s'y ordonne soi-même. La loi, pour être efficace, à défaut d'être la plus parfaite, ne doit souffrir aucune exception. Si tous roulent sans aucun respect des règles de circulation établies, c'est le désordre et l'accident assurés. Même si une seule personne préfère prendre une rue en sens interdit plutôt que de rallonger son trajet, c'est également l'accident assuré. Il suffit d'un seul manquement aux règles établies pour que la sanction du réel soit immédiate et pénalisante pour l'ensemble de la société. N'est-il pas dangereux et coûteux de s'opposer à l'ordre établi? Ne risquerait-on pas alors de s'opposer, non seulement à la loi, mais à l'institution, à l'autorité qui l'impose? Et si cette autorité s'est imposée par mode de suffrage, voire même de suffrage universel, ne risque-t-on pas de s'opposer à tous ceux qui y ont contribué par leur suffrage ? En s'opposant à la loi, à l'autorité qui l'a promulguée, et à tous ceux qui soutiennent cette autorité, ce serait s'exposer à se faire de nombreux ennemis. Or, la vie sociale impose d'avoir une réputation intacte, d'avoir de nombreux amis et de bonnes relations avec le reste de la société. Ceci tend à montrer que la soumission à ce qui nous répugne moralement, soit, au bout du compte, moins coûteuse que d'entrer en conflit avec les puissances établies.

Pour avoir la paix, pour couler des jours heureux et prospérer en toute quiétude, le pacifisme enseigne d'accepter ce qui se passe, d'accepter le mode de vie en vigueur, sans jamais commettre ni opposition ni heurt d'aucune sorte. Sur ce point, pacifisme et modernisme sont consanguins.


Pourtant, est-on si persuadé de pouvoir atteindre la paix sociale à tout prix? Au prix de la honte, mais surtout au prix du désordre imposé - et accepté - par une loi mauvaise par essence? La paix et la prospérité ne découlent-elles pas plutôt de l'énergie, du travail, de l'effort exercé pour disposer la société avec l'ordre qui permettra à la vie sociale de porter son fruit? Mais, si cela était vrai, on opposerait au pacifisme la possibilité de devoir être, parfois, réactionnaire?


Quoi qu'il en soit, il reste qu'obéir revient à manifester par les actes sa complaisance avec celui qui ordonne. Et être complaisant revient à être complice. Or, de la complicité à la connivence, et de la connivence à la collusion, il y a peu... si l'on n' y prend garde.

Adhérer au pacifisme, c'est approuver d'obéir toujours, c'est rapidement entrer en intelligence avec celui qui impose les lois, quitte à se laisser "chosifier", voire à colluder sans vergogne. On se laisse ainsi gagner par le lucre, puis du lucre au stupre et, du stupre au crime, il n'y a pas loin...

On voit ainsi que le pacifisme ne présente pas la force de résistance qu'il faut pour ne pas choir de l'un à l'autre, et pour ne pas se laisser embarquer dans une folle spirale de laisser-faire, de laisser tout faire.

 

Pourtant en France, on a rendu et on rend sans cesse, des honneurs civils et militaires à toute forme de résistance à l'oppresseur durant la deuxième guerre mondiale. Par là, on entend ériger en exemples le courage et la vertu qu'il y a eu, non seulement à désobéir à la loi imposée, mais même à participer aux efforts de déstabilisation entrepris contre le gouvernement officiel, et contre le gouvernement de l'envahisseur. Ce sont alors les émules d'Antigone que l'on valorise, contre ceux de Socrate. « Ceux qui ne respectent pas les lois de caractère politique, observe avec scepticisme George Ripert, font selon les temps, figure de traître ou de héros » (in Le Déclin du droit, p. 104).

                                                                                                                                     (à suivre)

 


suivra le principe empiriste par lequel il semble qu'il n'est pas fondé de préférer suivre sa conscience plutôt que la loi.

nouvelle pause musicale :

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C
Eh bien moi aussi je m'associe à votre fête solaire du solstice, le fait de fêter ce retour et cette victoire de la lumière...Une pensée amicale et affectueuse pour toi et les tiens. Bonnes réjouissances.
I
Je parlais de mensonges historiques... qui sont bien attestés... L'histoire n'étant, au demeurant, qu'un vaste mensonge...
OK pour José Antonio, je ne connais pas cette citation... la lecture du Imatz ne m'avait pas donné cette impression, loin de là, puisque José Antonio donnait comme consignes à ses militants de ne pas répliquer aux assassinats!


Enfin restons-en là, ami, pour l'instant... Passe de bonnes fêtes. Embrasse les tiens de la part de l'immonde Ivane... C'est sincère...
C
Si tu veux répondre encore, je reprendrai aussi, mais peut-être pas de suite. Je te propose, l'ami, un "trêve de Noël" ou un allègement momentané, étant donné le programme chargé...
C
"tu n'admets pas que soient étudiées les conditions dans lesquelles le christianisme a remplacé le paganisme."
Je crois que les textes que j'ai affiché ce matin parlent pour moi et invalident ce mauvais procès. Mais je ne vais pas chercher mes sources seulement chez les anti-chrétiens.

Pour le reste, je crois toujours avoir fait la distinction des deux ordres, mais rien n'échappe au Christ, le contraire serait une vraie hérésie (du point de vue chrétien) et s'exposer à rien y comprendre (d'un point de vue "païen) qui ne pourra saisir ce qu'est un christianisme orthodoxe.

Je n'ignore pas non plus (pour te suivre dans ton adresse aux nationalistes néanmoins chrétiens) cette réponse de José-Antonio : "je suis le missionnaire de l'Espagne, non pas le missionnaire de Dieu", ce qui ne l'empêcha pas d'aimer et servir le Christ au sein de la Cité. Ce que tu ne saisis pas (ou ne veut pas saisir) et que tu préfères appeller "mensonge".
I
"Quelques siècles après leur défaite venir encore reprocher au chrétiens leur "récupération" de certains éléments païens, ce n'est pas du ressentiment ? ou de la victimisation ?"

Surtout tu n'admets pas que soient étudiées les conditions dans lesquelles le christianisme a remplacé le paganisme. Comme on te comprends! Les uns après les autres les mensonges chrétiens se dévoilent quand on étudie froidement. ne reste que la philosophie de vie chrétienne qui devrait se suffire à soi-même mais que tu crois devoir appuyer d'arguments politiques et ethniques... Ce qui est inepte. Encore une fois, le Chrtiost n'est pas venu pour administrer la Cité ou sauver la race blanche... Et je maintiens que le Christ est avec Soeur Emmanuelle et l'Abbé Pierre contre les nationalistes et fascistes prétendument chrétiens... Que les chrétiens nous parlent de Foi, d'Espérance et de Charité! Ils seront bien plus crédibles! Mais de toute évidence les chrétiens de droite préfèrent nous parler de croisade et de virilité guerrière... Allez comprendre!
C
le problème c'est que dès que l'on pointe avec un peu de fermeté la contradiction dans laquelle se met un certain discours néo-païen (et ses conséquences éthiques) vis à vis du réel paganisme antique européen (et oublieux) de la longue mémoire qu'ils invoquent pourtant, on est dans le ressentiment et l'agressivité. Et si c'est un chrétien qui se permet, c'est soit un mauvais ou pseudo-chrétien qui ne tend pas l'autre joue, soit un fanatique.

Quelques siècles après leur défaite venir encore reprocher au chrétiens leur "récupération" de certains éléments païens, ce n'est pas du ressentiment ? ou de la victimisation ?

on peut le prendre comme çà mais çà ne fera pas avancer le débat. Donc moi çà je laisse.

Pour le reste de ton message concernant le devoir envers la Cité, je ne vois toujours pas sur quoi tu fais reposer cette conception du devoir, à quel paganisme antique tu te réfères? Ce que je veux dire (et répète) c'est que ce néo-paganisme me semble une rupture et en délicatesse avec ce qui fait la beauté, l'essence de l'homme européen, que je retrouve soit dans un paganisme classique authentique. (ce qui me fait dire que ce néo-paganisme il lui reste quoi ? pas du tout la longue mémoire mais uniquement son anti-christianisme, et il ne peut se revendiquer que de celà.) soit dans l'idéal classique magnifié par le christianisme. (où va ma préférence et qu'un païen a tout à fait le droit de ne pas accepter).

Je reste fidèle à ce que je me suis assigné aux débuts de cette discussion, qui n'est pas d'avoir raison à tout prix mais de vous retourner les questions, pointer un certain nombre de choses à un certain néo-paganisme, pas pour les embêter...mais faire ressortir ce qui est en droit de nous poser un problème à nous quand il s'agit de s'allier par exemple. (En général, eux il ne se gênent pas...). Je les sollicite du côté de la probité intellectuelle.
C
"La vérité est qu'il y a des intérêts divergents qui s'affrontent. Et que ces intérêts divergents sont souvent justes pour ceux qui sont concernés..."
Soit ! mais que devient donc la Cité dans ces conditions ? doit-il y régner l'interêt et (et l'interêt du plus fort sans doute), l'iniquité éventuelle et l'interêt de quelques uns ? qui doit primé sur l'interêt du bien commun de la Cité ?
Cette cité dont nous serions, nous chrétiens, de si mauvais serviteurs (souvenons-nous....).
Peut-être parce que nous n'opposons pas "nécéssité" et "équité" ou "justice" ?
Mais c'est pourtant ce que je lis aussi chez nombre de philosophes paiens, qui avaient au moins ce questionnement sur la Cité.
Ton interêt ou ta nécéssité peuvent, si tu le veux , nuire à l'interêt de la Cité, mais alors, au moins un peu de modestie de ta part quand il s'agit d'évaluer l'interêt des chrétiens pour la Cité.
C
"La vérité est qu'il y a des intérêts divergents qui s'affrontent. Et que ces intérêts divergents sont souvent justes pour ceux qui sont concernés..."
il me semble que ce cas est aussi inclu dans les textes proposés.
C
Grosser Got ! pour une fois qu'on parle des "néo-paiens" !
C
Ce qui me fait dire qu'il y a "paiens" et "paiens", ou "paiens" et "néo-paiens" ...